Maturité émotionnelle ?

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Crédit photo : Saint Malo sous l'orage, Kaarotte

Récemment, une de mes contacts (Chrys de 2girls1mag pour ne pas la nommer) publiait ce lien http://nospensees.com/7-signes-de-maturite-emotionnelle/

C’est assez drôle, parce que je pensais partager mon ressenti avec vous au sujet de la maturité justement.

La trentaine passée, les choses se posent. Et les réflexions apaisantes aussi. Le tourment n’est plus aussi présent qu’avant pourtant ces derniers temps, les responsabilités étaient plus importantes, plus lourdes, plus prenantes.
Dans un sens, ça s’explique. Plus de responsabilités, plus de recul.

Ca me m’empêche pas de faire la conne et rigoler comme si j’avais 10 ans. De faire des grimaces et balancer ça sur snapchat.
Justement, Noël dernier, on se demandait à table, quel âge on se donnait dans nos têtes.
Mon père se disait qu’il avait 17ans.
Je me disais que c’était vraiment fonction des gens avec qui je suis. Avec ma mère, j’avais 50 ans (alors que je n’ai pas encore cet âge là évidemment…) parce qu’elle en avait 4 dans sa tête et que j’étais responsable d’elle légalement. Avec ma soeur, j’ai 15 ans et je ricane comme une sale ado.
Bref vous avez compris le concept. C’est assez fascinant de pouvoir prendre ce recul et se dire « j’agis comme ceci, ou comme cela » en fonction des personnes avec qui on est.

Du coup, dans l’article ils prennent 7 points. Il y en a plusieurs qui résonnent bien.

Le 1) Savoir tourner la page

Je crois qu’effectivement, ne pas « rager » et rester bloqué(e) sur un point épineux est un signe de maturité. « Mettre son mouchoir dessus » disait mon père. Je trouvais ça débile et je me disais qu’il me soulait avec son expression stupide. Mais c’est exactement ça. Quand j’ai pris la responsabilité de la curatelle de ma mère avec ma soeur, je me suis dit que jamais je n’aurai avec ma mère de discussion de « reproches » parce qu’en fait ça ne sert à rien, mis à part faire culpabiliser un parent qui a fait de son mieux… Et comme de toute façon elle n’aurait pas compris, ça lui aurait fait plus de mal que de bien et moi ça ne m’aurait même pas soulagée. Donc, c’était strictement inutile. Aujourd’hui qu’elle n’est plus là, je ne ressens pas de « j’aurais dû lui dire ceci ou cela »… Donc c’était donc la bonne décision.

Le n°6) Ne pas se blâmer pour les erreurs commises.

Effectivement, ce sont des choses sur lesquelles on n’a pas de prise. Je suis persuadée que le lâcher-prise est une étape importante dans la maturité. Je n’y arrivais pas jusqu’à il y a quelques mois. Je commence à apprendre. Mais comme dirait mimisiku (grand philosophe du XXème siècle) « C’est dur bien apprendre. » 😉

Le n°4) Ne pas se plaindre.

Je ne suis pas entièrement d’accord. J’aurais plutôt dit « ne pas pigner pour tout et n’importe quoi ». On n’a pas tous la même histoire, ni la même acceptation des difficultés de la vie, parfois se plaindre fait partie du processus d’acceptation.
Dans la famille, on encaisse fort, les coups durs ont vraiment été durs. Alors on a un peu grandi en mode « marche ou crève ». En vieillissant, je me rends compte que se soulager un peu de la douleur, c’est bien aussi…

Anyway…
C’était l’article très sérieux du soir, accompagné d’un petit verre de Gigondas – 2013 (que je vous recommande +++) accompagné de quelques fromages (que je vous recommande chaudement. Le calcium c’est essentiel !!!)

Kaarottosophe

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