La fratrie et les parents

La fratrie, cet objet complexe au sein de l’entité familiale.
On en parlait cet aprem avec des copines. Le jeu des places. Les fratries de 2 sont moins touchées par ce phénomène (encore que…), mais les fratries de 3…
La place de l’ainé, la pression de réussite et de perfection des parents.
La place du deuxième qui la cherche justement sa place et qui peut jalouser les autres.
Le ou la dernière, pas forcément toujours le chouchou.
Chaque place est difficile.

Ces places ne changent jamais, mais les attitudes oui. Les enjeux familiaux se rejouent lors de gros événements que vivent la fratrie, un décès d’un parent, une naissance. C’est compliqué, les indélicatesses, les maladresses, les susceptibilités des uns et des autres, tout ça se cristallise.
C’est complexe de réussir à mettre à distance et ne pas aller au blocage ou au clash.
Exister en temps que « moi » dans une fratrie de « nous » considérée par les parents, plutôt dans les plus jeunes années, comme une entité unique. « Vous n’avez pas fait… » Tout le monde dans le même sac. Arrivés à l’âge adulte, c’est moins le cas mais les attitudes bien ancrées et les mécanismes restent souvent.

L’idée principale dans notre conversation, c’était dénouer ses noeuds avant une éventuelle grossesse pour éviter de tout mettre sous son mouchoir une fois que c’était là.

Les conventions  : maintenant que vous êtes bien installés, vous avez une maison, vous allez faire un bébé… C’est dans l’ordre des choses pour les gens. Mais pas forcément.

Et puis il y a ce qu’attendent les futurs grands-parents, vont-ils tenter de rattraper leurs erreurs de parents ? On imagine que sans pression primaire de la société et de la famille, les grands-parents joueront leur rôle d’éducateur avec moins de stress que lorsqu’ils étaient jeunes parents et puis il y a l’expérience.
Certains ainés sont tranchés « Je ne vais pas leur faire ce plaisir, si c’est pour qu’ils puissent se rattraper non merci… » Comme une sorte de revanche à prendre sur les parents.
Franchement, de mon point de vue d’ainée, je trouve ça plutôt cool. Tout le monde fait des erreurs, tout le monde a le droit à l’erreur, d’ailleurs. Si ça permet à mon père de se réaliser en tant que grand-père, je serai heureuse. Tout le monde a le droit au bonheur et à la sérénité dans sa vie.
Après pour les frères et soeurs, c’est à chacun de se positionner. Chacun prend sa place. Chacun fait son chemin. Je n’obligerai personne à quoi que ce soit. Par contre, je n’irai plus chercher personne. Je l’ai trop fait comme ainée.
Qui l’eut cru. 10 ans que j’entends : « Pense à toi, pense à toi et arrête de faire pour les autres. » Et maintenant, je comprends et je crois que je vois comment faire.

A croire que ça fait cogiter un alien… 😉

*Kaarotte, ainée et zen*

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