C’est non !

A un moment il faut savoir dire stop.

Il suffit de la générosité de l’âme, du bon samaritain, trop bonne trop conne toussa toussa quoi.
En vérité, ça fait plusieurs jours semaines mois (peut-être même années) que je me remue les méninges avec ça (ouais expression 1930 que j’assume totalement).

Tu donnes de ton temps, de ton énergie et t’es déçu. Systématiquement. Je sais qu’il ne faudrait pas que ça me mine. Mais ça me touche trop.
Encore une fois, c’est toi la méchante. C’est toi l’ingrate. Tout ce que t’as envie de dire c’est « FAIT CHIER ! » (Spéciale dédicace Nomi !)
Quand ce sont des gens qui sont plus ou moins proches, des potes, des connaissances. Tu peux les éloigner.
Tu peux envoyer un message à une copine parce que tu sais qu’une autre la vampirise sans histoire de jalousie ou autre. Juste par de la manipulation pure. Toi de l’extérieur tu es bien placée pour voir le petit manège.

En revanche, quand c’est au sein de ta propre famille, ça devient plus compliqué.
Depuis que je suis devenue parent (ouais pas juste maman, « ouh la la je suis maman coeur coeur gif à paillettes » mais parent au sens responsable affectif, légal et financier d’un petit être et de son développement), il y a des choses qui ont changé dans mon esprit. Par exemple, il y a beaucoup de choses que je ne veux plus supporter. Je ne veux plus perdre mon temps. Je ne veux plus qu’on m’impose des personnes qui me rendent mal à l’aise. Je ne veux plus qu’on me convoque à des conseils de famille débiles tout ça parce qu’on n’est pas capable de communiquer simplement avec des mots d’amour. Et surtout, je ne veux pas imposer tout ce fonctionnement malsain, biaisé à ma fille.

Pendant longtemps, je déifiais mon père. J’ai retrouvé des écrits (pas si vieux que ça d’ailleurs…) où je tenais ma mère pour unique responsable. Et finalement, le temps fait son office et les choses s’équilibrent.
Suite au décès de ma mère (j’avais écrit « au décès de mon père »… OUPS lapsus !) mon père est tombé de son piédestal. On a toujours été super réglo avec lui, parce qu’il imposait ses règles. On a toujours été ouverts à l’accueil de ses compagnes. On s’est toujours comportés respectueusement, « correctement » (c’est son mot. « Vous vous comportez correctement. ») voire bienveillants et heureux pour lui.

Tu essaies de faire avancer les choses de ton côté. Mais finalement, tu te rends compte qu’un certain nombre de choses bloquent.
Mon père est bloqué en mode « LE père / Chez lui / ses règles ». Très bien. Je respecte. Bon bah je tente : Chez moi, mes règles. Ah Bah il ne vient pas chez moi… OK… 1er écueil.

2ème écueil : La manipulation par le chantage affectif.
« Vous ne venez jamais nous voir. »
« Caroline, elle envoie jamais de message »
« Caroline elle ne partage rien de sa grossesse. »
« Ca sert à quoi d’avoir acheté une maison aussi grande si vous ne venez jamais ». Toutes ces phrases distillées par la femme de mon père depuis ces 2/3 dernières années me pesaient mais je ne savais pas vraiment pourquoi. Enfin si parce que premièrement c’est faux.
Caroline, elle a bon dos.
Caroline, elle en a plein le uc d’être le bouc émissaire.

Et puis, au gré de mes recherches pour comprendre, je suis tombée sur un article sur la manipulation. Et ces mêmes phrases sont sorties dans l’article. Evidemment, je sais ce qu’est un manipulateur / pervers narcissique, je les ai étudiés en cours.
Et maintenant que je lis et j’identifie, tout s’éclaire. Le pervers narcissique jalouse une qualité, une compétence ou des traits de caractère qu’il veut s’approprier. Ses victimes deviennent responsables de tous les maux. Le pervers ne remet jamais en question sa culpabilité. Il se cache même derrière des qualités qu’il se prête alors qu’il aimerait les avoir. « Moi, je suis trop généreux » « Je vais arrêter d’être trop gentil. »

Bon, j’ai plus ou moins digéré Noël (au bout de 5 mois, il était temps). On y retourne (on a été convoqués à un conseil familial…). Je me fais saucer pour une sombre histoire de nourriture que mon chéri ne mange pas (il est allergique au poisson) et que de toute façon si c’est ça il faut venir avec sa lunchbox, et que je fais des réflexions désagréables (la faute à qui…). Euh les gars j’ai juste dit « T’as fait du poisson ? Etienne ne mange pas de poisson ! » Y’a quoi de désagréable la dedans ?
Alors ouais, j’aurais peut-être dû faire des simagrées et des « bonjouuuuur » avec des grandes embrassades et des grands sourires. Clairement, ça ne me faisait pas plaisir d’être là. Pourquoi mentir ? Je ne vais pas en rajouter des caisses.

souffrir
Et puis, on nous a accueilli avec un bonjour nous ? Non. On a été accueilli par un « Oh mais j’aurais préféré que vous ne passiez pas par là ». Le « par là » en question étant la porte fenêtre parce que la porte d’entrée est condamnée par un meuble. Oui, oui, vous lisez bien. Si ce n’est pas symbolique ça !!! PORTE D’ENTREE CONDAMNEE.
Ou comment mieux te dire « Vous n’êtes pas les bienvenus ».

shallnot.gif

Le petit côté harcèlement s’insinue tranquillement « Ouais, j’ai une bonne mémoire, de toute façon vous venez tellement peu souvent que c’est facile de s’en souvenir. »
Et toi, tu continues à regarder la purée de ton bébé réchauffer, sans rien répondre.
Qu’est ce que tu veux répondre ? De toute façon, t’as tort et tu seras forcément la méchante dans l’histoire.

Donc nous avons à faire à une belle paire d’égoïstes. (Tu as raison Océane !).

En revanche, j’en ai fini de la remise en question perpétuelle. Je ne suis pas parfaite, mais là pour le coup, ce n’est pas moi le problème.

Si la mort de ma mère m’a bien appris une chose, c’est celle-ci. J’ai souffert de sa maltraitance psychologique pendant des années, pour autant (et je n’attends aucune médaille ou félicitations, je l’ai fait, pour elle, pour ma soeur, pour mon frère et pour moi), je me suis quand même occupée d’elle comme curatrice. J’ai tourné la page de l’enfance en espérant écrire une nouvelle, loin de toutes ces souffrances. Elle est décédée en ayant fait la paix avec nous. C’est tout ce qui compte.

Pour ce qui est de mon père. Je lui ai écrit une lettre que je n’ai pas encore postée. J’attends sans doute de voir si ça se débloque avant de lâcher l’artillerie lourde.
Une nouvelle copine Twitteuresque (Coucou Marie !) m’a conseillé de lui demander de le rencontrer seul et lui livrer ce que j’ai sur le coeur. Peut-être. Je n’y avais pas tellement pensé, parce que pour l’instant c’est quasiment inenvisageable de le voir seul (déjà qu’ils ne viennent même pas en couple jusque chez nous, alors seul…).

Bref. Je ne veux pas priver ma fille de ses grands-parents, mais s’il s’agit de pleurer pendant 5 mois pour des comportements aussi égoïstes, je raccroche les gants. Tant pis. Je mettrai de la distance. Je nous protègerai.

Le don de soi a ses limites. N’est pas Otis qui veut.

otis.gif

*kaarotte*

 

 

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