Parentalité positive (2)

Je ne vous cache pas que je réfléchis beaucoup ces derniers temps sur l’éducation. Je me renseigne encore et toujours, au jour le jour.

Alix entre tranquillement dans la phase « terrible two » autrement dit « phase d’affirmation du caractère dont on se passerait bien mais qui est bénéfique et constructive pour notre tout petit. » ou encore autrement « Mais est-ce que mon enfant s’arrêtera de crier un jour ? »

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Spoiler alert : oui. Mais faut pas trainer à réagir par contre !

Plus sérieusement, je veux quelque chose de différent pour ma fille parce que j’ai eu des manques dans l’éducation que m’ont donnée mes parents, manques dont j’ai cruellement souffert.
Je n’ai que très peu de souvenirs de marques d’affection et plus du tout après la puberté (d’ailleurs je n’ai aucune photo de câlins ou de bisous avec mes parents). Je n’avais pas confiance en moi. On n’était que très rarement encouragés. Par contre, on était très souvent brimés ou on recevait des « Tu peux mieux faire. » « 17 ? Et il a eu combien machin ? » ou des « C’est normal. » ou « Encore heureux que tu aies réussi ! »
Cette partie de mon éducation m’a construit une image très négative de moi même et ultra-perfectionniste. J’ai mis plusieurs années à m’épanouir et à avoir confiance en moi, voire être fière de moi.

L’éducation positive, en ça, m’attire beaucoup parce que la valorisation de l’enfant est au centre. Le féliciter pour ses réussites. L’encourager. Le pousser à donner le meilleur de lui-même. L’aider à se rendre compte qu’un travail abouti est quelque chose de gratifiant si l’on a fait de son mieux. Et surtout, que l’on peut être fier de ce qu’on a accompli.

En revanche, récemment, j’ai vu des vidéos de parents qui témoignent de leur manière d’éduquer en « éducation positive ». Enfin, leur version de l’éducation positive.

Je ne vais pas porter de jugement. Je vais juste expliquer ce qui me déplait dans cette vision de l’éducation.
Une maman témoigne en disant qu’elle ne contraint pas ses enfants. Elle ne leur dit jamais « Attention, c’est dangereux. » ou « Non, ne fais pas ça. » Elle explique qu’elle leur amène les choses sous forme de questionnement.
Exemple : On arrive auprès d’une route à traverser. Elle ne va pas leur dire « attends, donne moi la main, c’est dangereux, on va traverser ensemble. » Mais elle leur dira « On arrive près d’une route, qu’est ce qu’on doit faire ? »
Sincèrement, si ça fonctionne avec ses enfants, tant mieux. Mais je ne garantis pas que ça fonctionne avec tous. Donc pour moi si on ne peut pas généraliser, je ne considère pas ça comme un principe ou une méthode d’éducation.
Je pense que cette maman a beaucoup de chance d’avoir des enfants calmes et à l’écoute. Je pense que si elle avait eu un enfant hyperactif par exemple, elle n’aurait pas du tout le même discours. Ou même juste un enfant dynamique, naturel, tellement heureux de vivre qu’il oublie les règles de sécurité parce que oui, c’est un enfant et on doit le leur rappeler souvent… Mais si… Vous voyez très bien. Le petit garçon qui a de l’énergie à en revendre, qui court dès qu’il a 4 mètres de liberté devant papa et maman. A qui on doit dire « Tu t’arrêtes bien au poteau mon grand !!! ». Bah oui, lui. Et bien lui, on lui a appris à s’arrêter au poteau parce que OUI la ville c’est DANGEREUX. Oui, on a posé une contrainte, une limite. Oui on lui apprend que les autres ne font pas forcément attention à lui et qu’une voiture ne le verra pas dépasser de son capot.
Je trouve ça super de les éduquer sans contrainte, mais qu’adviendra-t-il le jour où ils vont être confrontés à la contrainte ? Aux règles de collectivité ? A l’école ? A l’autorité d’un patron ?
Certains parents positifs disent que contraindre, c’est asseoir son autorité, et par autorité  ils entendent autoritarisme. C’est une vision des choses. Mais est-ce qu’ils savent qu’il y a contraindre et contraindre ? A les écouter on dirait qu’on attache nos enfants les mains dans le dos et on les fouette au martinet…

En outre, ces parents sont fiers de partager leur vision de la parentalité. Je  trouve ça super de partager les expériences, au contraire. Mais sincèrement, ça fait quand même un peu « moi j’suis un super parent et toi c’est quoi tes résultats avec ta méthode de merde ? ».

Ces super-parents ont des comptes Facebook et instagram publics ultra suivis.
Et donc, publier des photos à visage découvert de leurs enfants sur des comptes aussi suivis, ça ne leur fait pas peur ? Honnêtement, on peut se revendiquer parent positif, ne pas contraindre ni punir son enfant mais, à l’heure du cyber-harcèlement, des malades mentaux qui récupèrent des photos sur le net, bafouer un droit fondamental (à mon sens hein…) comme le droit  l’image et publier des centaines de clichés de ses mômes à visage découvert dans leur activité sportive (en tagguant bien le nom du club sportif comme ça au cas où on voudrait enlever votre gosse on n’a plus qu’à rentrer l’adresse dans le GPS.), c’est pas vraiment responsable et positif comme manière de fonctionner… C’est même un tout petit peu violent non ?

Je sais bien que chacun fait de son mieux et sincèrement, il n’y a pas de mal à vouloir ce qu’on estime le mieux pour son enfant.
Mais venir se poser en donneur de leçon #superparent #jfaismieuxquetoi je trouve ça juste pathétique en fait. Et montrer ça à ses enfants, je trouve que ce n’est pas être un bon éducateur. Chacun fait du mieux qu’il peut. Si tu n’as pas confiance en toi, l’énorme complexe de supériorité n’est franchement pas la solution. Pour une fois, cher parent positif, on va dire non. Allez. Répète après moi :

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*Kaarotte-positive*

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Ta mère !

Le fil de ma réflexion de mère se croise forcément avec mes souvenirs d’enfance et l’éducation que j’ai reçue. J’échange beaucoup avec ma Chouchoum à ce sujet parce qu’on a eu (à peu de choses près) les mêmes parents.
Il y a beaucoup de choses pour lesquelles je suis capable de remercier mes parents. Le fait de nous avoir fait voyager un peu partout dans le monde du fait du travail de mon père, les découvertes culturelles et musicales, l’ouverture d’esprit qui en découle… Tout ça je suis ravie de le porter en bagage et de le transmettre à Alix.
Et puis il y a le reste.
On se disait justement hier après-midi avec Noëmie que les pleurnicheries-maniaco-dépressives de nos mères nous étaient insupportables.
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Non.

Clairement, on n’a pas demandé à venir sur cette planète donc si tu peux remballer tes humeurs merci bien…

Un enfant n’est pas le défouloir de tes humeurs quand tu as passé une journée de merde. Chose que nos daronnes n’ont pas tout a fait intégré en fait.
Voire pas du tout.
Elles étaient mères au foyer. Bon jusque là, dans la génération de nos parents ce n’est pas complètement délirant, surtout avec un père militaire, donc des mutations, donc la difficulté à quitter un emploi pour en retrouver un autre à l’autre bout de la France, voire à l’étranger parfois.
Ce serait acceptable si ma mère avait été une VRAIE mère au foyer. C’est à dire qui s’occupe de la maison, du linge, de nous… Je me rappelle encore faire le ménage avant que la femme de ménage ne vienne à la maison en sortant de ma journée de cours…
Oui. On a eu une femme de ménage. Avec ma mère qui fumait ses clopes sur le balcon… #memepashonte
Rétrospectivement, j’hallucine totalement et je déculpabilise d’avoir un intérieur un peu plus en bazar que ce que j’aimerais. A l’époque, j’ai quand même osé demander à quoi ça servait de payer une femme de ménage pour nettoyer quelque chose de propre. Accessoirement, j’aurais bien kiffé récupérer les tunes moi vu que je me tapais la sale besogne.
Bref, passons.
Jusque là encore, je ne dis pas que c’est acceptable mais ça aurait pu encore passer.
Mais non.
Il fallait que ces dames se plaignent.
Beaucoup.
Très fort.
Et à qui voulait bien les entendre. Je crois que ma mère ne se rendait pas compte à quel point en se plaignant comme ça autour d’elle, elle passait pour ce qu’elle était : une mauvaise mère.
Elle voulait se faire passer pour la victime, ayant des enfants ingrats qui ne l’aimaient pas… Mais pendant qu’elle geignait chez la voisine en buvant son café, j’étendais la lessive, je m’occupais des devoirs de mon frère et je préparais à manger pour la famille. Donc, ouais. Une mauvaise mère.
Evidemment, c’aurait été trop simple que ça s’arrête là. Non, bien entendu. Nos mères avaient la fâcheuse habitude de nous faire culpabiliser en nous disant qu’elles sacrifiaient beaucoup pour nous. Qu’elles SE sacrifiaient même.

Mais grognasse, si tu as raté ta vie, ça ne tient qu’à toi de bouger les choses pour la faire changer.
« J’ai sacrifié ma vie pour vous. » Ah ouais ? Qu’est-ce que tu appelles un sacrifice concrètement ? Ne pas regarder ton épisode de Derrick jusqu’à la fin parce que tu dois venir nous chercher à l’école ?
Ou bien celui d’Arabesque (J’suis pas raciste !). Ah bah non, faudrait pas louper Jessica Fletcher pour mettre le hachis Parmentier au four surtout !

Non mais sincèrement, je suis assez acide à ce sujet mais les meufs… Soyez juste honnêtes avec vous-mêmes (et avec nous !). Vous n’avez rien sacrifié du tout. Vous vous êtes juste conformées à une norme. Faut faire des gosses, on va en faire. Limite ça on pourrait l’entendre. Les années 80 toussa toussa. On pourrait même compatir (si, si… avec de gros efforts on pourrait !). Mais se venger gratuitement, sur des gosses qui n’ont rien demandé à personne… Comme dit ma chouchoum, leur vie, elles l’ont voulue. Faire des gosses pour avoir l’excuse parfaite pour ne pas avoir à aller bosser. « Ô que oui, 3 enfants c’est du boulot hein ! » Qu’est ce que t’en sais ? C’est même pas toi qui te coltinais les réunions parents profs de CP de Xavier…
Assume d’être une énorme feignasse. Au moins, tu ne passeras pas pour une menteuse pathologique aux yeux de la planète entière…
Et puis, de notre point de vue d’enfant, quelle MAGNIFIQUE manière de se sentir désiré.

Le point positif dans tout ça, c’est que je sais clairement ce que je ne veux pas pour Alix, et ce que je dois faire pour ne surtout pas être comme ma mère.
Alix sera peut être un poil pourrie gâtée, mais au moins elle ne subira pas ça. Je lui raconterai en temps voulu, mais dites vous bien que dans une seule journée, elle entend plus de fois « je t’aime » que je ne l’ai entendu de mes 2 parents dans toute ma vie…

Alors en terme de « parentalité positive » je pense que je ferai toujours mieux que ma mère.

*Kaarotte un peu vénère*

Parentalité positive my ass

18 mois, 4 dents et demi, un bébé bien dans ses (premières) chaussures (non c’est faux, on en est déjà à la troisième paire) et des rigolades à gogo.
C’est un bon résumé de la période. Et puis…
« 18 mois, ils font leur crise d’ado » nous a dit la nounou. Ah bah clairement oui ! Elle en sait quelque chose, avec Alix, sont gardés Lywen 17mois et demi et Ninon 21mois. La belle brochette !

Récemment, on a vu le changement. On est passé de notre bébé tout mignon, tout sourire, tout gentil et obéissant à mini tornade qui tape, jette des objets, crie… Une grande fille et plus un bébé quoi !

Alors du coup, forcément, j’ai lu beaucoup de choses sur l’éducation. On se renseigne sur plusieurs méthodes d’éducation. On en discute tous les 2 avec le chéri. La parentalité positive, ne pas crier, ne pas contraindre, ne pas punir…
Et puis en discutant avec les copines on se rend compte que c’est bien joli, mais il y a des jours où une énième répétition de la même bêtise est vraiment tellement énervante que c’est le ton du dessus qui sort parce que notre merveille s’est mise en danger, ou va faire mal à notre animal de compagnie…

Notre tout petit nous teste ? Eh bien, il est temps de mettre les limites. Dire non. S’opposer fait partie de son développement. Alors aidons-le à se construire, mettons ces limites.

Si à 18 mois on le laisse nous taper, à 12ans on lui allume son premier joint et on lui file des capotes percées ? On a tellement envie d’être grand-parents avant 50ans !!
Non je n’exagère pas du tout voyons !
Evidemment je plaisante, mais je les ai en classe moi les ados de 12 à 16ans. Ceux-là même à qui on a tout passé il y a 10/12ans… Résultat, ça réagit très mal à la frustration, ça boude (oui encore à 16ans), ça répond avec une insolence inouïe… Ok je bosse avec des mômes qui clairement ont subi de gros manques éducatifs. Mais justement, je ne veux pas de ça pour ma fille. Quand on bosse dans l’enseignement / l’éducatif / le social, on sait qu’on ne part pas tous avec les mêmes chances dans la vie. Je voudrais donc donner le meilleur à ma fille dès maintenant. Tant pis si je dois culpabiliser, tant pis si je dois me frustrer et la frustrer aussi. C’est une donnée qui a été vérifiée depuis des dizaines d’années : mettre des limites à un enfant ne va pas faire de lui un adulte déglingué, au contraire.

Et donc, je voulais échanger avec vous sur quelques exemples concrets de ce dont je parle plus haut.
Il y a une ou deux semaines nous avons puni Alix pour la première fois. Elle avait jeté du pain par terre sciemment aux pieds de son père plusieurs fois, puis aux miens quand je le lui ai fait ramasser. Ce n’est pas une grosse bêtise en soi mais il fallait lui montrer que ce n’était pas acceptable de jeter quoi que ce soit. Alors on l’a assise sur la marche de l’escalier en lui disant qu’elle était punie. Evidemment, elle a pleuré. Ça n’a duré que quelques secondes mais elle a appris à dire pardon (en signe et même avec le mot depuis quelques jours). On lui explique beaucoup les choses et honnêtement, on a de la chance vraiment, on a un super bébé qui écoute et comprend beaucoup. On est d’autant plus vigilants à sa construction et son développement.

Autre exemple. Un matin de ces derniers jours, Alix était pénible, ne voulait pas s’habiller, se retournait comme un asticot sur sa table à langer jusqu’à se mettre en danger. Eh bien, j’ai crié. Je lui ai dit d’arrêter fermement et je lui ai dit que j’étais fâchée. Se fâcher, c’est pénible, c’est épuisant, on n’a pas envie, mais honnêtement, l’angoisse de la blessure + la fatigue + … Eh bien le ton est monté. Elle comprend qu’elle m’a fait peur et que c’est dangereux. Parfois, ce n’est pas suffisant de lui dire que c’est dangereux parce qu’elle continue à se mettre en danger. Alors oui j’ai crié.

Et puis parfois, pas besoin de sortir de ses gonds.
Au gouter cet après-midi, elle avait décidé qu’elle mangerait son pain au lait et pas la compote ni le yaourt. Je l’avais prévenue que la condition était de manger l’un pour avoir l’autre. Elle avait aquiescé. Pourtant au moment de manger la compote et le yaourt, elle m’ignorait, tournait la tête. Je l’ai prévenue, une fois, puis deux. Je lui ai retiré le pain au lait. Elle a pleuré, crié. Je l’ai descendue de sa chaise haute et vous savez quoi ? Elle est allée s’asseoir toute seule sur la marche. Elle pleurait et n’était pas contente mais je suis persuadée qu’elle avait conscience qu’elle avait dépassé les limites. Vous savez ce qui me fait dire ça ? Elle a fait un tour du salon, est venue me voir, m’a demandé pardon avec le signe. Je l’ai rassise dans sa chaise et elle a mangé tout son gouter sans faire l’idiote.

Je lui dis toujours quand c’est fini, que je ne suis plus fâchée, que je l’aime, qu’elle est une gentille petite fille. Elle entend que ce n’est pas parce qu’on ne l’aime pas qu’on se fâche et qu’on la punit. Même à 18mois, même à 12mois, même à 6mois ils sont capables d’entendre les choses (de manière adaptée à l’âge évidemment !!). Je ne lui parle pas comme à une adulte, mais je ne la prends surement pas pour une idiote (ce qu’elle n’est clairement pas !).
Hier, dans un truc genre « le saviez-vous ? » j’ai vu passer une petite image (à la con) disant que crier sur un enfant pouvait causer des dommages irréversibles au niveau de son développement émotionnel. Oh bah oui tiens, faisons culpabiliser les parents encore un peu plus. Je pense qu’avec les copines on en est à environ 125% de culpabilité. Ce serait bête de ne pas nous en rajouter… HUM…
Alors oui, hurler H24 sur son bébé certainement. Mais de toutes mes copines, aucune ne hurle sur ses enfants toute la journée. Oui on se fâche, oui on punit, oui on met au coin. et OUI on aime nos enfants plus que tout. D’ailleurs, on fait tout pour qu’ils grandissent dans l’amour et la compréhension même si parfois ça doit passer par la punition et la frustration.

Au final, pour moi, c’est ça la vraie parentalité positive. Dire à son enfant qu’on l’aime et qu’aucune petite bêtise viendra entacher notre amour pour lui, même si on doit le reprendre.
Je vous recommande la lecture de « Je t’aimerai toujours quoi qu’il arrive » de Debi Gliori.

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C’est très drôle parce que c’est le livre préféré d’Alix en ce moment.
Est-ce sa manière de nous dire  » Je fais des bêtises mais vous m’aimez quand même. » ? Aucune idée, mais elle l’adore (et ça tombe bien, je suis ravie ! Je l’ai acheté quand j’étais enceinte d’elle <3)
Et en plus, ce livre est une jolie manière de dire à son enfant « qui que tu sois, quels que soient tes choix, je t’aimerai »

 

*Kaarotte-parent-positif*

Un an d’allaitement

Voilà. Alix a eu un an il y a 1 mois et demi et je l’allaite toujours. Je n’en reviens pas moi-même. Je n’avais pas décidé d’une date ou d’un nombre de mois mais je crois que je m’étais fixée 6 mois minimum comme « barrière inconsciente ». Ce qui au final est stupide parce que la production de lait est physique mais aussi en grande partie psychologique. Se mettre des barrières entrave le bon fonctionnement. Etre stressée, se prendre la tête parce qu’on ne sait pas combien le bébé prend joue indubitablement sur la quantité de lait. Evidemment, on ne peut pas s’en empêcher.
En bonne control freak, avant d’allaiter je me disais « Je vais tirer mon lait pour savoir exactement combien le bébé prend ». Ma sage-femme m’avait rassurée la dessus en me disant « Mais non… Ton bébé prendra ce dont il a besoin, ni plus ni moins. » Et quel conseil elle m’a donné là. Ça m’a complètement destressée. J’avais des représentations faussées de l’allaitement. N’ayant connu que des bébés au biberon dans mon entourage tout au long de ma vie, je m’étais bloquée sur le quantitatif du biberon alors qu’il faut surtout se concentrer sur le qualitatif de l’allaitement.
Quelques jours après la naissance d’Alix, j’avais rdv à la consult’ allaitement de notre hôpital (rdv conseillé par la SF de l’hôpital juste avant ma sortie). La pédiatre qui a vu Alix a écrit en gros dans son carnet de santé « Excellente prise de poids ». Le genre de truc qui te fait te remplir de joie instantanément. Evidemment. Tu nourris bien ton enfant = tu es une bonne mère. Le gros cliché de la société.
Je ne vais pas trop m’attarder sur « prise de poids et allaitement » parce que tous les bébés sont différents et ne prennent pas forcément de poids de manière identique (donc les courbes de la sacro-sainte norme peuvent devenir un enfer…). Toutes les mamans ne sont pas égales non plus face aux angoisses liées à la prise de poids. (pssst Mikille, Margoton elle est TRES BIEN et ton lait est TRES BON !). Ca m’agace de lire des statuts de mères super fières mais super maladroites (ouais avec la cape et tout…) « ma grenouille a pris 800g depuis la dernière visite. Il est bon le lait de maman. » Oui il est bon. Mais il est adapté à ton enfant. Une autre mère produira un autre lait pour un autre enfant. Et même, vous savez quoi : la même mère produira forcément un autre lait pour un autre enfant. Alors oui, je pense que beaucoup de mères ont besoin d’être rassurées et des retours positifs de la société sur leur allaitement leur sont essentiels mais justement ! Si l’allaitement n’était pas autant stigmatisé, il n’y aurait pas ce besoin. Les mamans africaines ne se posent pas la question si elles vont allaiter ou non. Elles allaitent. Point.
On entend tellement d’histoires négatives sur l’allaitement en public, sur la durée de l’allaitement, sur des bébés qui ne se détacheraient pas de leur mère et j’en passe…

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Il y a beaucoup de choses qu’il faut dire et répéter parce qu’on entend beaucoup de conneries :

« C’est contraignant ». FAUX
Depuis quand c’est contraignant de n’avoir que tes nichons à emporter en voyage ? Ah bah j’suis con. Tu les emportes de toute façon, ils ne sont pas détachables.
Par contre au biberon, tu as les bib, l’eau en bouteille, les dosettes de lait en poudre, le stérilisateur (pour celles qui l’utilisent), le chauffe biberon… Bref entre ça et les couches tu peux envisager de prendre une valise supplémentaire.

« Ça fait mal ». Presque FAUX. Il faut se faire conseiller. J’ai eu des crevasses la première semaine et en effet, si je n’avais pas été conseillée sur l’allaitement par la pédiatre de la consult’ j’aurais surement tout abandonné (quand on voit où on en est today Alix et moi. Je pense que ça aurait été une grossière erreur !). Evidemment, ce dont je parle ici c’est quand le bébé n’a pas de frein ou de mauvaise position de langue et que tout est réuni pour un allaitement classique.

« C’est compliqué d’arrêter ». FAUX là encore comme pour la mise en place, il faut se faire aider. Il y a des professionnels. Et quand en plus de tout ça tu as la chance d’avoir un bébé qui supprime ses tétées de lui même… C’est assez cool.

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Avec les copines qui allaitent on a entendu des tonnes de conneries et de jugement…

« Tu vas l’allaiter jusque quand ? » Même si c’est dit de manière la plus gentille et bienveillante, tu sens le jugement de la société derrière la question ?
OUAIS, je vais l’allaiter jusqu’à ses 18 ans, je vais un peu galérer avec le grillage de la cour de maternelle mais bon, faut savoir se sacrifier !
Nan mais les gens ?! Et encore c’est pas ça le pire je crois.

« Tu veux un apéro ? Ah non c’est vrai… Tu l’allaites encore… »
Et alors ? C’est si inconcevable que ça de ne pas boire d’alcool ? C’est toi qui dois te priver d’alcool ? Et puis honnêtement, toutes les copines qui allaitent n’ont pas ressenti de « manque » puisqu’elles n’avaient pas l’impression de se priver justement.
Bon et puis l’avantage avec l’espacement des tétées c’est que tu peux boire une bière ou un peu de vin ! Et puis la bière c’est bon pour la production de lait ! haha !

ou bien encore…

« Euh la petite de *** elle a quel âge ? Elle a au moins 2 ans non ? Elle l’allaite encore ?… »

Nan mais sérieusement ? Qu’est ce que ça peut te foutre ? (ouais je sais, je deviens vulgaire…). C’est tes nichons ? C’est ton gosse ? Si tu as répondu non aux 2 questions précédentes alors CELA NE TE REGARDE PAS !

 

Bon heureusement qu’il y a des gens TROP COOL :

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Ma pharmacienne : « Oh vous l’allaitez encore ? C’est super !!! Déjà un an ! Vous pouvez être fière de vous ! »

La petite dame qui vend des pommes au marché qui a allaité ses 3 enfants dans les années 80 contre la vague du tout biberon « libérateur » de la femme. « Vous avez raison de faire comme votre intuition dicte. »

ou bien ma kiné : « C’est courageux de continuer à allaiter et de travailler. »

Tous ces gens qui vous boostent et vous encouragent à continuer ! C’est cette énergie là qu’il faut engranger.

Bref les gonz !
Si vous voulez allaiter, faites vous confiance et entourez vous bien surtout !!
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PS : si certaines qui lisent cet article veulent échanger, pas de souci ! We’re here !

*Kaarotte*

Notre nounou

Je ne vous avais pas raconté ça !!! Misère. Je ne suis pas très loquace ces derniers temps. Je suis surtout en recherche d’énergie, mais ça j’y reviendrai bientôt…

Donc notre nounou.

Ouais nan, c’est pas celle d’Alix. C’est notre nounou ! N’empêche que c’est Alix qui l’a choisie. Le jour où l’on s’est rencontrés pour faire notre entretien, Alix a réclamé à aller dans ses bras. Jusque là tu te dis, ok, petit bébé de 7 mois et demi qui accepte le contact d’un étranger. Pas mal. Elle souriait, gazouillait et à un moment, elle me regarde et lui a fait un bisou ! Un B.I.S.O.U. Comment vous dire que mon petit coeur tout mou de maman a fait boum. C’était elle. C’était NOTRE nounou. Alix a choisi sa nounou.
On en a vu quelques unes (je ne vais pas dire « beaucoup » on n’a pas la même notion de « beaucoup »). Et je vous assure que certaines font flipper :

  • Soit ça sent le tabac.
  • Soit on te dit de ne surtout pas habiller ton enfant en blanc parce que bon tu comprends, le blanc c’est salissant (j’ai habillé Alix en blanc chez Sandra de nombreuses fois et 1) elle n’a jamais eu de taches 2) ça n’aurait pas été grave si ça avait été le cas…)
  • Soit tu te crois à l’armée parce que lors de l’entretien on te parle directement de « punitions » Smiley Peur
  • Soit il y a la télé (même pendant l’entretien), du rose partout parce que la nounou a une petite fille elle-même…
  • Soit la chambre où doit dormir ton bébé est un placard où sont coincés 3 lits à barreaux.

Et j’en passe…

Et puis vous rencontrez la bonne.
Et vous savez quoi ? Notre nounou, c’est la meilleure du monde entier !
Elle est gentille, douce, à l’écoute, prévenante mais fait aussi respecter les règles sans forcer, elle apprend aux enfants à vivre ensemble sans être agressifs entre eux et elle prend du temps pour chacun d’entre eux.
Quand je lui ai parlé de couches lavables la première fois au téléphone, elle s’était renseigné en allant sur internet entre notre appel et le rdv. (Une perle je vous dis !)
Elle a fait un cadeau à Alix pour ses 1an (et lui en a fait faire un pour le mien). Comment ne pas fondre ?
Au dela de ça, c’est une personne qui partage les mêmes valeurs que nous. J’ai une confiance totale en elle. Je lui ai fait confiance à la première seconde. Ma copine Lisa un peu hippie et très anglaise dirait que nous sommes entrées en vibration.

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C’est pas entièrement faux.

Si ma rentrée s’est bien passée, c’est aussi (et surtout) grâce à elle ! Laisser ton enfant à une inconnue pour toute la journée (qu’on soit bien clair, quelqu’un que tu auras vu exactement 2 fois 30min avant de lui laisser ton enfant, c’est un inconnu), c’est pas rien.
Pour autant, elle fait partie de la famille maintenant. Elle sait quand tu as mal dormi, elle connait les moindres réactions de ton bébé, elle sait quand tu as des réunions importantes, elle sait.

SHE KNOWS !

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Et cette relation que ton enfant noue avec elle. C’est vraiment beau. C’est trop chouette de se dire que ton bébé ressent du bien-être en présence d’une autre personne que la famille proche. Quand je vois Alix qui fait encore un bisou, puis un autre, puis un câlin à Sandra avant qu’on s’en aille, qui fait des hi-five à la fille de Sandra et à Sandra avant de partir et même après avoir passé la porte…

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[mode cuculapral ON] Quand je vois tout ça, ma petite flamme de maman au fond de moi brûle un peu plus fort. [mode cuculapral OFF]
Je sais que mon bébé est heureuse en présence de Sandra et que tout n’est pas perdu dans ce monde de brutes, il reste une petite étincelle de positif.

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Bon allez, c’est pas le tout mais je dois retourner bosser et aller récupérer mon bébé.
See you later alligator !

*Kaarotte*

Les nichons c’est bien, le mange solide c’est bien aussi !

Roh le titre méga racoleur ! 😀

Notre petite nenette est diversifiée depuis ses 5mois. On introduit au fur et à mesure. Au début en guettant les réactions et puis maintenant de manière moins angoissée, puisque presque tout passe (sauf le poisson, comme papa !)

Maintenant qu’elle a 9 mois, on peut commencer à manger du solide en morceaux, même si elle n’a pas encore un seul chicot !! Elle a le réflexe de mâcher entre ses gencives.

Alors pendant un temps (depuis ses 6 mois à peu près) les morceaux de fruits, le pain etc on lui donnait dans des grignoteuses. Kesséssé ?

C’est ça :

C’est très très bien ça madame (ou monsieur, je ne suis pas sexiste !) Avec ça, tu évites les risques de fausse route. Le bébé mâchouille la tétine percée et « dissout » l’aliment avec sa salive. Au final, c’est top pour découvrir des nouveaux gouts.

En revanche, ne te fais pas avoir petit lecteur. Les sites spécialisés pour bébé te vendent ça un bon 10 balles (avec les frais de 🐷 ) alors que tu les trouves à moins d’1€ sur aliexpress. Je suis pour le commerce local / français etc quand ces commerçants se fournissent également localement ou font fonctionner les petites entreprises locales. Mais quand en toutes lettres tu vois « importé de Chine » sur un site bio pour bébé etc … Je dis non !
Bref… revenons à nos 🐑 🐑 🐑 !

Donc il y a quelques semaines, Alix nous a fait comprendre qu’elle ne voulait plus de la grignoteuse (en la faisant tomber de manière répétée sur le sol et en la lançant sur la table. ÇA VA, C’EST BON, ON A COMPRIS !). On a donc démarré l’aventure du « c’est quoi ça ? Je veux gouter. » Asperges, haricots, pain, fromages divers et variés… [Genre de l’époisse, du comté, et autres choses hyper fortes en goût que mademoiselle adore !]

Elle grandit, elle va être gardée en septembre ! Oh mon petit baybay 😭

Comme elle sera chez la nounou (ouais on en a trouvé une topissime, je vous raconte ça bientôt), mais que je l’allaite encore, je me suis posé la question par rapport au remplacement de la tétée du gouter par un yaourt. Et en même temps, j’ai réfléchi aussi à l’introduction de biscuits… Je ne voulais pas faire ça à l’arrache, donc j’ai commencé par le yaourt depuis le mois de juin (3 mois de yaourt au gouter, ça devrait le faire niveau transition !)

J’ai sondé les copines (Oh c’est sale…) ma Caille et Nadège, pour ne pas les nommer, par rapport aux gâteaux.

HEY MEUF ? Tu te souviens quand est ce que t’as commencé les biscuits type boudoir avec Aaron / avec Agathe et Olympe ?
Ma Caille : Pédutou.
Nadège : Je ne sais plus… Mais elles n’avaient pas de dents… 6 / 8 mois je dirais ?

En fait la vraie question pour moi, c’était le sucre. Je ne fais pas une fixette dessus, mais le sucre et les enfants ça ne fait globalement pas bon ménage… Ouais donc si je fais un peu une fixette…
Et puis, sachant que depuis qu’on l’a diversifiée Alix n’a mangé que du fait maison, j’aimerais repousser au plus tard l’introduction de produits très industrialisés.
Ouais j’ai même fait mes yaourts !! Bon elle mange surtout des yaourts du commerce, parce que j’alterne les produits laitiers de vache et de brebis et pour l’instant je ne suis pas une experte non plus ! Mais une chose est sure, je ne veux pas lui donner tout de suite les desserts lactés spéciaux bébé, il y a 10g de sucre pour 100g de produit, donc par pot !!!

Alors, ça + des gâteaux du commerce bourrés de conservateurs…

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Du coup, en en discutant avec les filles toujours, Nadège m’a dit cette chose qui m’a décomplexée. Ses filles mangent du sucre mais en quantité raisonnable et « contrôlée ».
Je me suis dit qu’au final, si j’essayais de faire les gâteaux d’Alix… Je saurai combien il y a de sucre dedans. Et surtout QUEL SUCRE ! Parce que bon, le sucre blanc hyper raffiné industriel de ouf, etc… No way baby (ouais nan je ne vais pas pousser le vice jusqu’à remettre le même GIF qu’au dessus.)
De toute façon pour mes pâtisseries, je prends minimum du sucre de canne de la Réunion. (Si si la famille.)

Alors je me suis mise en quête de recettes peu sucrées, ou auxquelles j’ôterais du sucre pour faire ma petite tambouille.

Et vous savez quoi ? Alix adore !!!

alix-gateau

… et Etienne aussi !!
« Ils sont très très bons ces gâteaux. »
Comprenez :

« Tu m’en ramènerais bien un de la cuisine s’il te plait mon amour ? »

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Bref, je vous fait un article spécial recettes pour demain ?! 😀 Allez ! c’est pour moi, c’est cadeau !

*Chef-Kaarotte*

C’est non !

A un moment il faut savoir dire stop.

Il suffit de la générosité de l’âme, du bon samaritain, trop bonne trop conne toussa toussa quoi.
En vérité, ça fait plusieurs jours semaines mois (peut-être même années) que je me remue les méninges avec ça (ouais expression 1930 que j’assume totalement).

Tu donnes de ton temps, de ton énergie et t’es déçu. Systématiquement. Je sais qu’il ne faudrait pas que ça me mine. Mais ça me touche trop.
Encore une fois, c’est toi la méchante. C’est toi l’ingrate. Tout ce que t’as envie de dire c’est « FAIT CHIER ! » (Spéciale dédicace Nomi !)
Quand ce sont des gens qui sont plus ou moins proches, des potes, des connaissances. Tu peux les éloigner.
Tu peux envoyer un message à une copine parce que tu sais qu’une autre la vampirise sans histoire de jalousie ou autre. Juste par de la manipulation pure. Toi de l’extérieur tu es bien placée pour voir le petit manège.

En revanche, quand c’est au sein de ta propre famille, ça devient plus compliqué.
Depuis que je suis devenue parent (ouais pas juste maman, « ouh la la je suis maman coeur coeur gif à paillettes » mais parent au sens responsable affectif, légal et financier d’un petit être et de son développement), il y a des choses qui ont changé dans mon esprit. Par exemple, il y a beaucoup de choses que je ne veux plus supporter. Je ne veux plus perdre mon temps. Je ne veux plus qu’on m’impose des personnes qui me rendent mal à l’aise. Je ne veux plus qu’on me convoque à des conseils de famille débiles tout ça parce qu’on n’est pas capable de communiquer simplement avec des mots d’amour. Et surtout, je ne veux pas imposer tout ce fonctionnement malsain, biaisé à ma fille.

Pendant longtemps, je déifiais mon père. J’ai retrouvé des écrits (pas si vieux que ça d’ailleurs…) où je tenais ma mère pour unique responsable. Et finalement, le temps fait son office et les choses s’équilibrent.
Suite au décès de ma mère (j’avais écrit « au décès de mon père »… OUPS lapsus !) mon père est tombé de son piédestal. On a toujours été super réglo avec lui, parce qu’il imposait ses règles. On a toujours été ouverts à l’accueil de ses compagnes. On s’est toujours comportés respectueusement, « correctement » (c’est son mot. « Vous vous comportez correctement. ») voire bienveillants et heureux pour lui.

Tu essaies de faire avancer les choses de ton côté. Mais finalement, tu te rends compte qu’un certain nombre de choses bloquent.
Mon père est bloqué en mode « LE père / Chez lui / ses règles ». Très bien. Je respecte. Bon bah je tente : Chez moi, mes règles. Ah Bah il ne vient pas chez moi… OK… 1er écueil.

2ème écueil : La manipulation par le chantage affectif.
« Vous ne venez jamais nous voir. »
« Caroline, elle envoie jamais de message »
« Caroline elle ne partage rien de sa grossesse. »
« Ca sert à quoi d’avoir acheté une maison aussi grande si vous ne venez jamais ». Toutes ces phrases distillées par la femme de mon père depuis ces 2/3 dernières années me pesaient mais je ne savais pas vraiment pourquoi. Enfin si parce que premièrement c’est faux.
Caroline, elle a bon dos.
Caroline, elle en a plein le uc d’être le bouc émissaire.

Et puis, au gré de mes recherches pour comprendre, je suis tombée sur un article sur la manipulation. Et ces mêmes phrases sont sorties dans l’article. Evidemment, je sais ce qu’est un manipulateur / pervers narcissique, je les ai étudiés en cours.
Et maintenant que je lis et j’identifie, tout s’éclaire. Le pervers narcissique jalouse une qualité, une compétence ou des traits de caractère qu’il veut s’approprier. Ses victimes deviennent responsables de tous les maux. Le pervers ne remet jamais en question sa culpabilité. Il se cache même derrière des qualités qu’il se prête alors qu’il aimerait les avoir. « Moi, je suis trop généreux » « Je vais arrêter d’être trop gentil. »

Bon, j’ai plus ou moins digéré Noël (au bout de 5 mois, il était temps). On y retourne (on a été convoqués à un conseil familial…). Je me fais saucer pour une sombre histoire de nourriture que mon chéri ne mange pas (il est allergique au poisson) et que de toute façon si c’est ça il faut venir avec sa lunchbox, et que je fais des réflexions désagréables (la faute à qui…). Euh les gars j’ai juste dit « T’as fait du poisson ? Etienne ne mange pas de poisson ! » Y’a quoi de désagréable la dedans ?
Alors ouais, j’aurais peut-être dû faire des simagrées et des « bonjouuuuur » avec des grandes embrassades et des grands sourires. Clairement, ça ne me faisait pas plaisir d’être là. Pourquoi mentir ? Je ne vais pas en rajouter des caisses.

souffrir
Et puis, on nous a accueilli avec un bonjour nous ? Non. On a été accueilli par un « Oh mais j’aurais préféré que vous ne passiez pas par là ». Le « par là » en question étant la porte fenêtre parce que la porte d’entrée est condamnée par un meuble. Oui, oui, vous lisez bien. Si ce n’est pas symbolique ça !!! PORTE D’ENTREE CONDAMNEE.
Ou comment mieux te dire « Vous n’êtes pas les bienvenus ».

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Le petit côté harcèlement s’insinue tranquillement « Ouais, j’ai une bonne mémoire, de toute façon vous venez tellement peu souvent que c’est facile de s’en souvenir. »
Et toi, tu continues à regarder la purée de ton bébé réchauffer, sans rien répondre.
Qu’est ce que tu veux répondre ? De toute façon, t’as tort et tu seras forcément la méchante dans l’histoire.

Donc nous avons à faire à une belle paire d’égoïstes. (Tu as raison Océane !).

En revanche, j’en ai fini de la remise en question perpétuelle. Je ne suis pas parfaite, mais là pour le coup, ce n’est pas moi le problème.

Si la mort de ma mère m’a bien appris une chose, c’est celle-ci. J’ai souffert de sa maltraitance psychologique pendant des années, pour autant (et je n’attends aucune médaille ou félicitations, je l’ai fait, pour elle, pour ma soeur, pour mon frère et pour moi), je me suis quand même occupée d’elle comme curatrice. J’ai tourné la page de l’enfance en espérant écrire une nouvelle, loin de toutes ces souffrances. Elle est décédée en ayant fait la paix avec nous. C’est tout ce qui compte.

Pour ce qui est de mon père. Je lui ai écrit une lettre que je n’ai pas encore postée. J’attends sans doute de voir si ça se débloque avant de lâcher l’artillerie lourde.
Une nouvelle copine Twitteuresque (Coucou Marie !) m’a conseillé de lui demander de le rencontrer seul et lui livrer ce que j’ai sur le coeur. Peut-être. Je n’y avais pas tellement pensé, parce que pour l’instant c’est quasiment inenvisageable de le voir seul (déjà qu’ils ne viennent même pas en couple jusque chez nous, alors seul…).

Bref. Je ne veux pas priver ma fille de ses grands-parents, mais s’il s’agit de pleurer pendant 5 mois pour des comportements aussi égoïstes, je raccroche les gants. Tant pis. Je mettrai de la distance. Je nous protègerai.

Le don de soi a ses limites. N’est pas Otis qui veut.

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*kaarotte*