Love your -f*cking- self

En quelques jours, j’ai eu plusieurs « signes » qui annonçaient cet article. D’abord ma chouchoum qui envoie une petite carte à ma nenette pour quand elle sera plus grande. Carte qui contient des petites phrases tellement vraies comme :

  • Aie confiance en toi, tu es et tu seras toujours belle.
  • La beauté c’est ce que tu dégages, ne te cache pas derrière trop de maquillage ou des couleurs de cheveux différentes toutes les semaines.

Ces petites phrases donc et ce graf partagé par une amie anglaise sur Facebook  :

somany

Du coup, ça a résonné un peu. D’abord l’article sur le lâcher prise, puis celui-ci. Articles finalement tout à fait liés.

C’est compliqué. La génération de nos parents a souffert de celle des leurs qui n’exprimaient pas leurs sentiments, leur gratitude ou leur fierté. A croire que nos parents qui n’ont pas appris de leurs parents, n’ont pas eu envie de le faire non plus avec nous. « Les gosses ça s’élève tout seul. » Eh bah non !
Arrive donc notre génération, qui ne sait pas si elle fait bien, ni ce qu’elle fait bien. L’amour filial est remis en question. Nos parents partaient du principe que ça va de soi. Oui. Mais ça va mieux en le disant. (D’ailleurs par rapport à ma mère, ça ne va pas de soi du tout, du tout. Mais ce sera surement l’objet d’un autre article.)

Avec ma chouchoum, on a eu sensiblement les mêmes parents (papa militaire peu préoccupé par le fonctionnement filial et mère dysfonctionnelle, au foyer (et je n’associe pas les 2 du tout !)). On aurait bien aimé que nos mères nous apprennent à nous coiffer, nous maquiller, nous aimer en somme ! A croire qu’elles étaient bien contentes qu’on se fringue comme des sacs à patate et qu’on ressemble à des tromblons. Jalousie. C’est moche d’être jalouse de son enfant. Il faut vraiment avoir une case en moins pour être jalouse de sa fille. Quand on revoit les photos, « rooooh t’as vu ta coupe de cheveux…??? » Ouais, j’ai vu. J’ai subi. C’était elle qui me coupait les cheveux…
Bref, nous voilà arrivées à l’âge adulte. Sans vraiment de repère sur l’égo et l’estime de soi. Et comme le dit le graf au dessus, éducation parentale ou scolaire, personne ne nous apprend à nous aimer. Pourtant ça me semble la base. Ça et l’empathie.

Tu t’en prends plein les dents en fait. Comme tu ne sais pas t’aimer, tu n’arrives pas à aimer tout court. Ou mal. Alors ça va, on s’en est sorti mais à quel prix. J’ai commencé à aimer mon corps et ma personnalité il y a quelques années seulement. Et quand je dis quelques années, c’est pas plus de 3/4 hein ! Quand la résilience post adolescence a vraiment fait son effet je pense. J’y reviendrai.

Je ne veux pas que ma fille grandisse avec l’idée qu’elle est moche ou qu’elle ne vaut rien, surtout à nos yeux. Je ne veux pas qu’elle devienne vaniteuse mais sincèrement je préfère une nenette fière et sûre d’elle (au moins un peu) plutôt que ce que j’ai vécu d’angoisses et de maux de ventre tellement je n’étais pas sûre de moi. Elle fera ses expériences et se loupera surement sur des trucs mineurs mais une fois qu’elle se sera gaufrée je serai là pour la rassurer. Je ferai surement des erreurs, mais celle là, non. J’ai trop souffert qu’on ne me dise pas qu’on m’aime en grandissant pour infliger la même souffrance à ma petite nenette. Elle n’a pas encore 2 mois et je lui ai déjà dit que je l’aime et qu’elle est belle plus de fois que je ne l’aurai entendu dans toute ma vie (c’est pas compliqué, mes parents ne me l’ont jamais dit, ça se compte vite hein !).

Ce qui me redonne confiance en l’humain, c’est qu’on peut enrayer un phénomène, on peut faire autrement.

*Kaarotte-philosophe*

Apprendre à lacher prise

Attention, un article, sans caca, sans truc sanguinolent.
Who la laaaa mais que m’arrive-t-il ? Je philosophe
.

Avant, je me remettais régulièrement en question (à peu près tous les jours, toutes les heures…), et ce jusqu’à peu près la moitié de ma grossesse.
Qui l’eut cru (en vrai ? moi… je le savais inconsciemment et même consciemment) ? Avoir un bébé allait me faire ouvrir les vannes. Avant la grossesse, je me prenais la tête pour beaucoup (trop) de choses. Depuis l’arrivée d’Alix, j’ai changé de priorité.

Lâcher prise. Laisser tomber. C’est grandir finalement. Pas étonnant qu’un changement de statut me fasse changer de vision. Après, je vais pas vous la faire à l’envers « moiiiii (le correcteur automatique a corrigé en « moisi ». S’pas faux… MOI MOI MOISIIIII (à lire sur le générique de motus)) Je reprends donc… « Moiiiiii j’suis mamaaaan, j’suis trop une aduuuulte, j’suis responsââââble… (avec 4 A circonflexe, oui toutafay madame, ou monsieur, j’suis pas sexiste.). Non. J’ai juste ajouté une corde à mon arc. J’étais mère de substitution, puis la mère de ma mère, je suis juste devenue mère tout court. C’est autre chose. Je suis « juste » co-responsable de la vie d’un petit être. Bon c’est vrai que c’est pas rien et ça fait cogiter.

Mais bon, plus je discute avec des nanas de ma génération (27-40 à peu près. Ouais j’suis large !!) plus je me dis que la clef, c’est réussir à mettre à distance les gens négatifs. J’ai déjà eu une mère poison. C’est pas ultra nécessaire de poursuivre la contrition. Et puis, les gens s’en foutent en vérité. Des fois on n’a pas envie. Pas envie de parler, pas envie de répondre. C’est bien aussi de s’autoriser à couper, à filtrer les appels par exemple. J’ai pas envie de répondre, eh bah je ne réponds pas. A quoi bon ne pas être dispo pour la personne qui t’appelle ? Tu vas être désagréable, tu vas perdre ton temps et faire perdre celui de la personne en face.

Laisser tomber les gens qui sont seulement passés dans ta vie. Arrêter de ressasser. Arrêter de relancer indéfiniment les gens qui ne répondent plus. Même si tu as voulu plus, si en face ça ne matche pas, ça ne marchera pas. Il y a plusieurs personnes que j’aurais aimé garder dans ma vie et qui en sont sorties de manière plus ou moins silencieuse. Des femmes géniales que j’ai certainement écrasées avec ma (trop) forte personnalité que je ne canalisais pas à l’époque. (Ça aussi tu en prends conscience en grandissant…). Il y a 2/3 ans j’ai insisté, lancé une dernier bouteille à la mer. J’ai écrit, smsé. 0 réponse. Je m’étais conditionnée : Si je n’ai pas de réponse, je laisse tomber. Et j’ai fait. J’ai supprimé les numéros, j’ai laissé tomber. Je ne sais pas si j’en suis fière. Il y a certainement une part de moi qui est triste de ne pas avoir gardé ces filles dans ma vie. Et puis, si ça ne se fait pas, c’est qu’il y a une raison.
Et puis il y a les autres, celles que j’ai connu après, ou celles qui sont restées, qui m’ont vu évoluer et grandir (et moi pareil pour elles). Celles-ci vont rester dans ma vie je l’espère (des amitiés de 20 ans bientôt et une autre de 10… j’crois qu’on peut dire que ça va durer !).
Pourquoi chercher à tout prix à plaire à l’autre, à le garder, le collectionner.
Du coup, j’ai fait du tri, Facebook, téléphone… Et vous savez quoi ? Ça soulage. Plus besoin de mettre de statuts du genre « J’ai fait du tri, si vous lisez ça c’est que vous êtes restés… ». Les gens s’en contre-foutent. Et si c’est avoir un friend de plus dans son compteur, ça ne sert pas à grand chose.

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Après, c’est vrai aussi que j’ai rencontré un chéri qui m’équilibre beaucoup, qui m’a en quelque sorte révélée à moi-même. Evidemment, j’existais avant lui, je suis quelqu’un sans lui, je survis sans lui (chut, faut pas le dire trop fort). Mais se sentir valorisée dans les yeux et les paroles de quelqu’un qu’on estime plus que tout. Forcément, ça aide à se poser.

Et là je pense aux copines qui attendent quelqu’un dans leur vie, qui se sont séparées et/ou qui vivent mal la solitude. GIRLS, vous êtes des super gonzesses !!!

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Avec ou sans chéri(e) vous existez ! Vous êtes. POINT. Après, évidemment que je vous souhaite de rencontrer quelqu’un qui vous fait du bien (dans tous les sens du terme, ouais quoi ! Bon ! OH… Ça va hein ! Faites pas vos prudes…!!!). Mais faire la paix avec soi-même c’est important. Arrêter de s’infliger de la torture mentale et apprendre à être heureuse seule pour être heureuse à 2. (Oui, je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire.)

M’enfin j’vous rassure, je vais continuer à râler hein 😉 😉 Il parait que c’est bon pour le cardio-vasculaire. On ne change pas FONDAMENTALEMENT en grandissant. On atténue certains défauts, on en empire d’autres 😉 Bref, vous n’avez pas fini de m’entendre ! 😀

Et n’oubliez pas : don’t worry, be happy.

*Kaarotte qui vous love* 

La vie n’est pas un long fleuve tranquille

J’ai pour coutume de dire en parlant de mes élèves que certains d’entre eux ne sont pas nés dans une famille qui favorise l’épanouissement et l’évolution personnelle positive. Autrement dit, certains parents poisons plombent (consciemment ou non) leurs gamins.

1) je trouve ça d’une tristesse…
2) attention je ne fais pas de déterminisme social

Pour illustrer ce constat, laissez moi vous conter une balade au parc avec ma caille et mon fillot.

La ville a installé une super structure de 2 à 16 ans en centre ville au milieu des arbres avec un petit point d’eau, des tables de pique nique, des toilettes publiques etc… Bref, c’est top. On y va donc une fin de matinée, quelques minutes après s’être installées, la famille Groseille débarque à l’extérieur de l’aire de jeux et s’installe sur une des tables de pique-nique à une vingtaine de mètres de nous. 3 enfants d’environ 6 ans, 8 ans et 10ans pour la plus grande.
Le père envoie les 2 plus petits dans l’aire de jeux et retient la plus grande. Il commence à se moquer d’elle (pour ne pas dire « se foutre allègrement de sa gueule » parce que vu le blaireau… Ce registre de langage lui convenait parfaitement…). Je passe sur les « mais tu veux aller jouer là dedans, mais t’es un bébé alors…? » « T’as 10 ans, et vue ta taille on t’en donne 11… Tu veux passer pour quoi ? ». Evidemment il lui a fait 2 fois le coup de « bon allez vas-y… Nan j’déconne, tu restes là. » Il parlait tellement fort qu’évidemment, on pouvait suivre ses conversations sans problème.
NAN MAIS VRAIMENT ? La pauvre gamine me faisait tellement de peine. Voir la joie sur son visage quand le père lui disait d’y aller et la fausse joie juste quelques secondes après. Je ne sais pas si ça a fait résonner quelque chose en moi mais au bout de 5min, ça m’a bien soulée, donc je me suis levée et suis allée lui parler au dessus du grillage pour lui dire gentiment « Vous savez que la grande structure, c’est jusque 16ans ?
– Ah ouais ? Ah bon ? C’est un parc de jeux… De toute façon c’est interdit au plus de 32 ans… »
Je n’ai pas écouté la suite, j’ai tourné les talons, mais 10 secondes plus tard, la grande était dans l’aire de jeux et quand son regard a croisé le mien je lui ai souhaité de bien s’amuser. Un petit sourire a éclairé son visage. Et ça, ça n’avait pas de prix.

Ça lui servait à quoi au père ? A exprimer sa frustration et sa jalousie de ne pas pouvoir y aller lui même. S’il n’y a que ça, il pouvait aller en faire du toboggan ! Je préfère un père qui va s’éclater avec ses mômes plutôt qu’un connard (ouais faut le dire) qui s’amuse à faire souffrir ses enfants.

C’est là où tu te rends compte de l’enfer que vivent certains enfants/ados…

Quand en fin d’année de mes 5ème, je leur offre un stylo ou un petit cadeau, que je vois la joie dans leurs yeux, ça me fait chaud au coeur. Et quand certains viennent me dire « Madame je vais le cacher sinon ma mère va me le prendre pour le garder pour elle. » A remplacer par père, soeur, frère… Là, j’ai mal au coeur. Une année, j’ai même précieusement gardé celui de l’un d’entre eux pour lui donner à la rentrée suivante. La vie pour ces mômes de 13 ans ça rime déjà avec galères, fins de mois difficiles, démerde yourself…

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Tout ça pour dire que, sans faire de déterminisme, être né dans une famille qui nous donne toutes les chances, c’est quand même bien plus heureux pour le développement personnel et le bonheur de vivre.

*Kaarotte*

Nan j’suis pas grosse, j’suis grande…

Ça fait plusieurs semaines, mois, années, je ne compte plus, que ce sujet me démange.
C’est un sujet multiple.
La norme, la vision imposée par les marques, le bâchage permanent de certains pro…
Bref, c’est parti.

Ça a commencé par la 3ème échographie de notre cocotte.
C’est parti pour un mega grand modèle !! 2,7kg à 33 semaines de grossesse. (Pour vous faire une idée la « moyenne » est à 1,8 / 1,9kg à 33 semaines).

La gynéco, une conne sans nom, odieuse et insultante ! Sérieusement… J’en peux plus de ces nanas qui doivent sourire quand elles se brûlent… 1h avant, avec une des nanas de la prépa accouchement, elle était parfaite, souriante, gentille. Entre temps, elle a eu une autre patiente, un cas compliqué (à la tête des gens qui sortaient du cabinet). Mais qu’est ce que j’y peux moi ? J’ai le droit d’être traitée comme une patiente, un être humain et pas comme un cas clinique qui va encaisser les aléas professionnels de madame la gynéco.

Madame la professionnelle, donc, s’est plainte de ne « rien » voir parce que la cocotte est « grosse » et moi « costaud » ! Nan mais sérieusement, merci le professionnalisme ! Donc je suis grosse et ma fille qui n’est même pas née, aussi. Merci. Jusque là tout va bien, je n’ai pris que 7 kg, je suis surveillée pour diabète de grossesse mais je n’en ai pas. J’ai un surpoids que j’ai malheureusement pris avant ma grossesse à la suite du décès de ma mère, mais ça elle s’est bien gardée de me le demander Mâdââme la Gynéco. Elle s’est bien gardée également de demander les antécédents familiaux. Elle aurait par exemple appris que les 2 grands-pères mesurent respectivement 1m95 et 1m92…
Et si elle ouvrait un peu plus les yeux et qu’elle considérait ses patients (oui parce qu’elle a du dire 1 mot et demi en 3 rdv à mon chéri…), elle aurait vu un papa au delà du 1m80, et une maman à 1m78, bien sûr on va faire une crevette…

Notre fille est TRÈS GRANDE ! Ce serait inquiétant qu’elle soit toute maigre. En tous cas moi ça m’inquièterait.

Après deux bâchages (sur les trois rdv que j’ai eus avec elle… ça fait beaucoup quand même!) de cette conne au sujet du poids et de la taille (du bébé ou de la mienne…), j’en ai marre.
Marre qu’on confonde grande et grosse, j’en ai marre d’avoir l’impression de me justifier quand je dis que mon squelette pèse lourd. Je suis outrée d’entendre un médecin te faire culpabiliser parce que ton bébé est au dessus de la norme. Car évidemment, c’est toi qu’on fait culpabiliser, c’est de TA faute si ton bébé grossit comme ça. Mais je contrôle quoi moi (à part mes glycémies…), rien. Notre fille est déjà grande. Même pas née, ça y est il faut qu’elle rentre dans des cases. Bah non, elle sort des courbes. DÉJA.
Je suis quasiment certaine que la gynéco m’a gentiment placée dans la case bouffeuse compulsive de gras et de sucre. En n’ayant pris QUE 7 kilos bien entendu, mais on n’est plus à une absurdité près.

La sage-femme de la préparation à l’accouchement m’a dit « Mais… Vous êtes belle, en bonne santé, et votre bébé aussi ! » Merci madame.
Parce que ça aussi, on l’attend toujours de la bouche de la gynéco de savoir si notre bébé est en bonne santé. Elle ne nous a jamais fait écouter le coeur, elle ne nous a jamais dit que tout allait bien. Or, c’est le cas. Heureusement, que belle-maman est sage-femme et m’a interprété les échographies.
La sage-femme de la prépa (toujours elle) m’a également dit quelque chose qui résonne bien en moi. Elle m’a dit « certains praticiens ont une vision spécifique de la femme, l’image de cette gynéco est peut-être celle de la femme sylphide. » Ahhhhh on y vient. On va toucher la suite du bout du doigt. Tu ne corresponds pas à l’image qu’elle se fait d’une femme « normale » pour elle, tu dois donc souffrir et pleurer après ses réflexions grossophobes.

Je viens d’une famille de grands et charpentés (on a des épaules quoi !), avec 1m78, je suis la plus petite, c’est dire. Toute notre adolescence (et maintenant encore arrivés à l’âge adulte), on s’est fâchés après les marques qui ne sont pas capables de faire des tailles pour grands. Quand on est grand ça ne veut pas dire gros. Or quand on veut de la longueur (bras, buste, jambes…), on doit prendre des « grandes tailles » qui sont en fait des grosses tailles. Pour les jeans ça commence à arriver. J’ai quand même découvert ça en Californie il y a 20ans bientôt ! Mais si je veux un débardeur qui me couvre les reins, je suis obligée de l’acheter dans le rayon femme enceinte. Plus de longueur de tissu pour caser le ventre de la femme enceinte = plus de tissu tout court pour que ça rentre dans le jean sans se barrer toutes les deux secondes. Quand t’as 16 ans t’as honte d’aller te trainer dans ce rayon et c’est légitime.

 Quand tu entres dans les magasins, tu sais que si tu mets plus qu’un 42 voire un 40 tu es considérée comme grosse. N’imagine même pas dans quelle « case », tu es si tu mets du 44… Il ne doit pas y avoir beaucoup de femmes dans la norme je pense.
Rien qu’à voir les campagnes de pub… Love my what ?

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Aucune des femmes de l’affiche de Dove n’est grosse ou maigre ou je ne sais pas quoi, chacune est belle. Elles ont des formes, elles sont belles. Je ne dis pas que celles du haut sont moches, déjà elles ne sont pas réelles… Clairement photoshop est bien passé par là. Ce que je critique c’est que de mettre un 32 soit devenu la norme des magazines et des magasins. 32 c’est quand même l’équivalent du 12 ans. Les femmes qui sont petites ont le droit d’avoir des vêtements à leur taille qui ne soient pas des tailles enfants, et à l’inverse les femmes qui sont grandes ont le droit d’avoir des vêtements qui ne sont pas oversize.

Quand il y a 2 ans, j’ai perdu plus de 20kg en 5/6mois. Mon médecin ne m’a jamais félicitée, et je l’en remercie. Il m’a demandé si je ressentais moins de douleurs articulaires, si je me sentais bien dans ma peau. BREF une attitude normale, ce qu’on demande à un médecin de faire quand il fait son boulot. Mais les médecins grossophobes culpabilisant au possible… Thanks but no thanks. Quand c’était des collègues qui m’ont félicitée, je prenais ça comme un « ah bah voilà, maintenant t’es bien. » Et oui, je suis rentrée dans la case. Super !!! Après je ne leur en veux pas outre mesure, ils sont conditionnés. C’est comme rose pour les filles et bleu pour les garçons…

Plus sérieusement, notre fille grandira avec une autre image que Victoria secret ou Zara, ça c’est promis ! De toute façon elle ne rentrera pas dedans, comme maman !!! Donc ?! CQFD.

C’est un gros bébé ? Bah tant mieux, les gros bébés font leurs nuits plus vite. NA !

PS : je la vois ce vendredi pour la visite du 8ème mois… AHAHAH Stay tuned !!!

*Kaarotte VS la gynéco*

Génération Y, scolarité et parents

Pardon d’avance pour la longueur, mais c’est un sujet qui me tient à coeur.

Les études, le rapport à la réussite, les réorientations scolaires… ET l’attitude de nos parents. Ce n’est pas la première fois que j’en parle avec des copines ou avec ma soeur.

Du coup, ça m’a donné envie d’en parler un peu ici.

Alors d’abord, il faut être bien clair, les études c’est pas pour tout le monde et rien à voir avec l’intelligence ni les compétences et encore moins le QI !!! Le moule du collège unique est une blague, les études supérieures pour tout le monde c’est un leurre.
Les filières courtes existent, les CAP forment des gens à des métiers manuels dont on a plus que besoin.
J’avoue, en revanche, que dans ces filières, c’est compliqué de ne pas boucler son cursus, parce que le travail d’ouvrier non-qualifié est peu gratifiant et surtout, on devient de la chair à usine. Un BTS ou un CAP, ce sont deux années qui sont qualifiantes. Après ces études ne sont pas moins stressantes ni épuisantes psychologiquement et peuvent aussi pousser à bout. Malheureusement, si tu ne boucles pas ton CAP de boulanger, tu ne seras pas boulanger.
Quand tu ne finis pas tes 3 ans de fac, tu n’as pas ta licence, tu ne seras pas quoi ? Licencié ? Et qu’est ce que tu fais avec une licence ? Et avec un master ?

Alors justement, parlons-en de la réussite dans les études supérieures, à la fac, etc…

En en discutant avec les copines qui ont fait des études supérieures, ce qui revient sur le tapis, c’est notre culpabilité :

  • J’ai fait des études supérieures pour mes parents.
  • Je continue les études mais je sais même pas pourquoi.
  • Si je leur dis que j’arrête, ils vont me tuer.
  • Je ne sais même pas ce que je veux faire au final.
  • Je me rends malade à continuer.

Et la réaction des parents en face, c’est « on paie depuis des années pour que tu aies un diplôme donc ne nous fait pas ça ». Mais quel diplôme ? Pour faire quoi ? Et au final, nous on culpabilise encore plus en se disant : « Ils ont raison quand même, ça coute une blinde les études, c’est de l’argent jeté par les fenêtres ». NON. On ne fait plus redoubler les enfants sous prétexte que ça coute des millions d’euros par an à l’Etat. Mais encore une fois, un état qui brade son système scolaire est un état qui va mal.

Ma soeur a fait un burn out comme ça parce qu’elle voulait absolument finir son DUT de gestion urbaine entre autre pour ne pas décevoir papa, mais aussi parce qu’elle culpabilisait de ne pas avoir choisi la bonne voie. Et puis finalement, après s’être bien cramée, elle s’est réorientée en arts plastiques (la matière « à quoi ça sert ?! » selon notre père. « Mais sinon, tu fais des études d’arts pour faire une thérapie ? » La philo selon Philippe ?? (clique si tu ne saisis pas la référence !!) Non non… La psycho de comptoir selon notre père…).
Quand j’ai choisi mes études à la fac, j’ai choisi fac d’anglais parce que ça fait bien, mon père pensait que je ferais prof d’anglais ; et en mineure de réorientation (c’est comme ça que la fac l’appelait à l’époque avant de l’appeler double cursus), j’ai choisi psychologie. Gros éclats de rire à la maison. « Tu vas nous analyser ? » ; « Tu vas devenir psy ? » ; « La psycho, c’est pour les malades de la tête ! » ; « A quoi ça va te servir? »
Et bien, à dire vrai, bien plus que de connaître par coeur les premiers ministres anglais depuis mathusalem ou les ministres de l’économie d’après-guerre anglais ainsi que l’analyse de The grass is singing de Doris Lessing (qui reste un super bouquin hein !!) ou The Great Gatsby…
Mes études de psycho m’ont appris à prendre du recul sur moi-même, à comprendre les mécanismes du développement, à apprendre sur le développement de l’enfant et de l’adolescent, et surtout, surtout, m’a énormément ouverte sur ma vocation de prof spécialisée.

Je crois que je m’en fous que ma fille me dise au bout de 4 ans d’études, « Finalement c’est pas ça que je veux faire ». L’important c’est qu’elle fasse ce qu’elle aime et qu’elle se sente bien. Je ne veux pas la retrouver à prendre des cocktails de médocs pour dormir et déstresser parce que son cerveau ne la laisse plus tranquille. J’ai tellement été sous pression avec les cours, l’école, la réussite et le « Tu dois tout bien faire pour que tes parents soient fiers de toi » et au final ils ne te disent même pas s’ils sont contents ou pas… Ou alors ils te disent, alors que t’es contente de ta réussite et tu espères qu’eux aussi : « T’aurais pu faire mieux ». Ce qui est globalement pire que de ne rien dire. Tu n’as pas assez bien fait. Tu n’es pas assez bien pour leur fierté.
AH t’es que 235ème ? Bah avec tes capacités, tu peux faire mieux quand même !
ET POURQUOI FAIRE ?  Me rendre malade malade pour être 100ème ? 10ème ?

Nos parents font partie d’une generation où tout était plus facile pour eux. Ils n’ont pas forcément fait d’études mais il y avait du travail, la vie était moins chère, pas de souci autre que d’aller au boulot et finalement si tu perdais ton boulot, tu en retrouvais assez facilement. Ils le reconnaissent aisément d’ailleurs. Ils ont fait des enfants en se disant ça roule tout seul parce que c’est dans l’ordre des choses. Je ne les juge pas, mais ce que je n’accepte pas, c’est qu’ils essaient de plaquer le fonctionnement de leur génération sur l’actuelle.
Moi, je vois déjà la différence entre le moment où j’ai fait mes études et maintenant. J’ai commencé la fac en 2000. En 16ans, ça a déjà énormément changé !

Malheureusement, les parents te servent des phrases insipides :

  • Ne nous déçois pas.
  • On a tout fait pour que tu y arrives.
  • On s’est sacrifiés.

MAIS C’EST NORMAL ÇA !!! Pardon, je m’emporte !
Un parent guide son enfant et doit faire son possible pour qu’il apprenne à s’épanouir, qu’il apprenne l’empathie et devenir un bon humain et un bon citoyen. Aujourd’hui, quand tu fais des enfants faut savoir à quoi s’attendre au moins au niveau financier. Tu ne vas pas interdir à tes enfants de faire des études. Enfin, c’est mon point de vue.

« C’est facile d’avoir des bonnes notes, tu travailles et tu réussis. »
Nous, on sait que non, tout n’est pas facile, tout n’est pas tout cuit. La réussite scolaire est aussi conditionnée par beaucoup d’autres paramètres. On a grandi avec la compétition scolaire. Il faut être le meilleur à l’école pour réussir. Il faut être populaire, bien fringué et avoir les trucs à la mode. La pression sociale entre 8 et 18 ans est monstrueuse.

Pour cette génération avant nous, c’était normal de faire des enfants, d’ailleurs ce sont les mêmes qui te disent « Ah tu ne veux pas d’enfants ? Mais c’est égoïste ! »
Euh non… C’est réfléchi… Franchement, je trouve ça même normal si quelqu’un me dit « Non, je ne veux pas d’enfant. »
Ça devient un choix de faire des enfants, en sachant ce que coutent les études, en décidant dès la naissance d’ouvrir une cagnotte, en tablant sur l’avenir peu importe ce que feront les enfants.

J’en ai parlé avec ma Caille, on se disait que c’était dingue cette attitude de baby-boomer qui ne comprennent pas le décalage entre ce qu’ils ont vécu et ce qu’on peut vivre aujourd’hui.

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Et puis, on s’est dit « Purée, ce sera quoi la société dans 15 ou 20ans ? »

Est-ce que nous-même, on fera toujours le même métier ?! On n’en sait rien ! Donc autant ne pas mettre de pression sur nos propres enfants !!
Quand mes copines pas profs me disent « Ahah ta fille a plutôt intérêt de réussir à l’école !!! » Je leur réponds « Pourquoi ? Parce qu’elle est fille de prof ?! » La pauvre… Nan, mais sérieusement ! Si elle a des facilités, tant mieux pour elle, et je ferai tout mon possible pour mettre toutes les chances de son côté. Si c’est le cas, oui elle vivra une scolarité plus sereine mais honnêtement ce n’est pas le résultat qui prime. Bien sûr que je serai soulagée pour elle, connaissant le système de l’intérieur, si notre fille réussit scolairement. Je connais la pression du système. Je ferai également tout mon possible pour ne pas en rajouter.
Quand tu sais qu’un humain a 2000 fois plus de compétences que ce qu’on apprend à l’école !!!
Ce n’est pas seulement ce que j’ai appris à l’école qui fait la personne que je suis devenue !
C’est pas l’école qui m’a appris à m’affranchir de mon père, c’est pas l’école qui m’a appris à assumer la maladie de ma mère, ni à devenir sa curatrice…
Ah ça oui, je sais faire une rosace et je sais calculer le carré de l’hypoténuse mais l’empathie, je ne l’ai surement pas apprise dans notre système scolaire, je n’ai pas appris à cuisiner ou coudre au collège.
Je ne crache pas sur le système, je dis juste qu’il est incomplet (et de plus en plus), et ce, plus tu montes dans le niveau d’études… Donc à la fac ou en école supérieure l’écart devient fossé.

Tu n’es pas un mauvais enfant si tu rates ton année ou si tu décides de changer de voie, ni même si tu ne sais pas encore ce que tu veux faire à 23 ans.

Tu ne rates pas ta vie. Au pire, tu « déçois » tes parents (et je mets d’énormes guillemets hein !) Enfin, tu déçois la petite image d’épinal du bon élève que tes parents ont construit de toi, leur fille ou leur garçon qui réussit ses études.

Et ?

Et bien, ton coeur battra toujours, tes frères et soeurs t’aimeront quoi qu’il en soit, et même tes parents au fond d’eux. Ça ne changera pas fondamentalement qui tu es, ni tes valeurs.

Aujourd’hui, ma mère n’est plus mais elle était assez humble du côté de nos études dès qu’on a dépassé son niveau scolaire ; elle avait un CAP de secrétariat, elle a eu par contre beaucoup de réflexions vis à vis des notes et de la réussite scolaire dans les petites classes.

Je pleurais quand je rentrais avec un 14/20 quand même, et sur le chemin du retour je préparais mon argumentaire pour expliquer que le prof notait durement, que le meilleur n’a eu que 15, que… et que…
Mon père, quant à lui, commence à évoluer doucement, changer de point de vue n’est jamais très facile. Chacun se nourrit de sa propre expérience. La pression au sujet de l’ascension sociale est prégnante chez lui je pense. (Son père était ouvrier agricole et sa mère contre-maître en usine.)
Il m’a dit une fois en voyant mes réalisations de couture qu’il regrettait de m’avoir poussée à faire des études supérieures et de ne pas m’avoir incitée à aller vers un métier plus manuel. Moi je ne regrette pas, je suis contente de la voie que j’ai trouvée et je suis contente d’avoir aussi cette passion manuelle à côté.
Bref ! Vivez votre vie. BE HAPPY.
*Kaarotte-Bac+1000 en ça-me-vénéritude*

La fratrie et les parents

La fratrie, cet objet complexe au sein de l’entité familiale.
On en parlait cet aprem avec des copines. Le jeu des places. Les fratries de 2 sont moins touchées par ce phénomène (encore que…), mais les fratries de 3…
La place de l’ainé, la pression de réussite et de perfection des parents.
La place du deuxième qui la cherche justement sa place et qui peut jalouser les autres.
Le ou la dernière, pas forcément toujours le chouchou.
Chaque place est difficile.

Ces places ne changent jamais, mais les attitudes oui. Les enjeux familiaux se rejouent lors de gros événements que vivent la fratrie, un décès d’un parent, une naissance. C’est compliqué, les indélicatesses, les maladresses, les susceptibilités des uns et des autres, tout ça se cristallise.
C’est complexe de réussir à mettre à distance et ne pas aller au blocage ou au clash.
Exister en temps que « moi » dans une fratrie de « nous » considérée par les parents, plutôt dans les plus jeunes années, comme une entité unique. « Vous n’avez pas fait… » Tout le monde dans le même sac. Arrivés à l’âge adulte, c’est moins le cas mais les attitudes bien ancrées et les mécanismes restent souvent.

L’idée principale dans notre conversation, c’était dénouer ses noeuds avant une éventuelle grossesse pour éviter de tout mettre sous son mouchoir une fois que c’était là.

Les conventions  : maintenant que vous êtes bien installés, vous avez une maison, vous allez faire un bébé… C’est dans l’ordre des choses pour les gens. Mais pas forcément.

Et puis il y a ce qu’attendent les futurs grands-parents, vont-ils tenter de rattraper leurs erreurs de parents ? On imagine que sans pression primaire de la société et de la famille, les grands-parents joueront leur rôle d’éducateur avec moins de stress que lorsqu’ils étaient jeunes parents et puis il y a l’expérience.
Certains ainés sont tranchés « Je ne vais pas leur faire ce plaisir, si c’est pour qu’ils puissent se rattraper non merci… » Comme une sorte de revanche à prendre sur les parents.
Franchement, de mon point de vue d’ainée, je trouve ça plutôt cool. Tout le monde fait des erreurs, tout le monde a le droit à l’erreur, d’ailleurs. Si ça permet à mon père de se réaliser en tant que grand-père, je serai heureuse. Tout le monde a le droit au bonheur et à la sérénité dans sa vie.
Après pour les frères et soeurs, c’est à chacun de se positionner. Chacun prend sa place. Chacun fait son chemin. Je n’obligerai personne à quoi que ce soit. Par contre, je n’irai plus chercher personne. Je l’ai trop fait comme ainée.
Qui l’eut cru. 10 ans que j’entends : « Pense à toi, pense à toi et arrête de faire pour les autres. » Et maintenant, je comprends et je crois que je vois comment faire.

A croire que ça fait cogiter un alien… 😉

*Kaarotte, ainée et zen*

RTVA… Online par exemple

RTVA = Raconte Ta Vie Ailleurs.

Bon alors, je plaide coupable, j’ai des comptes sur à peu près tous les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Instagram… J’avoue que l’utilisation que j’en faisais il y a 6/7ans était plutôt futile avec des statuts à base de « va se doucher », « a faim » (merci l’appli « ce jour-là » sur Facebook de me rappeler comme j’étais niaise en 2009 mdr…). Un peu comme on faisait sur messenger avec le mini-statut qui décrivait à tout le monde ce qu’on était en train de faire, ce qu’on écoutait. Bon. Jusque là ok. On était ado et on découvrait internet quoi… Mais les réseaux ont évolué et nous avec, enfin presque tous…

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Il reste donc des personnes qui ont une utilisation outrancière, limite vulgaire du réseau social.
Je comprends le besoin de partager des choses (je tiens un blog… ALLO !!!). Mais il se trouve qu’on ne doit pas avoir tous la même notion de l’intime.

Après il y a des degrés dans ce qu’on dévoile. Beaucoup de gens prennent Facebook comme un journal intime. Mais c’est tout le contraire, c’est un livre ouvert et pas aux personnes les mieux intentionnées !
Et les gens qui, à grands coups de statuts émotionnels ou citations enjolivées, nous abreuvent de grands principes sur la vie et ses déboires. On a le droit à des grandes tirades sur le tri dans les contacts « EH BIEN FAIS DONC !!! Je ne tremble pas une seule seconde… ».
On est arrosé de « Eux sont mes vrais amis… » Les vrais n’ont pas besoin d’être tagué dans une publication je pense, les autres sont donc des faux…
Ca publie des statuts énigmatiques que seuls les participants peuvent comprendre. Ca manque de maturité tout ça… même la trentaine passée, voire la quarantaine parfois.

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Et les parents ? On en parle ? C’est quoi cette manie de publier 330 000 photos de leurs mômes ? Et pire… Ceux qui publient les photos des gamins des autres. Moi celui ou celle qui se permet de publier des photos (même masquées, grimées, floutées) de mon enfant sur internet va tater de mon 40 fillette…

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Les gens, il faut arrêter de prendre Facebook pour un psy et essayer de vivre votre vie plutôt que de l’étaler sur internet. Ca ne vous rendra pas plus heureux ou plus important. Evidemment que c’est cool de partager des trucs avec vos amis et vos contacts. Mais sincèrement, je n’ai pas besoin de savoir quelle est la marque de votre PQ…

*Kaarotte*