La fatigue

Ce fléau qui te met un stop.
Depuis le décès de ma mère, je suis fatiguée.
Fatiguée d’écrire, de lire, de faire des choses qui me faisaient plaisir comme regarder un bon film ou une série sans rien faire d’autre à coté.

Etrangement, je suis fatiguée, mais j’ai besoin de me remplir le cerveau de plein de choses pour ne pas (trop) penser.
J’ai des difficultés à me poser le soir et ne rien faire. Même au moment du coucher. Résultat je ne m’endors plus.
Depuis que je suis en congé parental, j’ai coupé la télé en journée (non pas que je la regardais beaucoup, mais les copines enceintes, ou qui l’ont été savent qu’à un certain stade il n’y a plus qu’elle comme compagnie pour faire passer le temps…).
Ça me rappelait trop ma mère qui donnait tout son temps de cerveau disponible à sa déesse cathodique négligeant son rôle de mère.
Ne pas avoir de « bruit » non sollicité en journée est salvateur. Pour autant, ça ne m’aide pas à me reposer. La fatigue physique est là, le corps (et ses carences) a du mal à suivre. Mais c’est surtout la fatigue morale qui est lancinante. C’est elle la responsable des coups de mou.
Donner du temps, de l’énergie aux plus proches et au final, encore et toujours être déçue. Pour en avoir discuté avec Marie (ma keupine de touitteur si vous avez suivi !!) (coucou Marie) et avec ma chouchoum (cucu Chuchuuuuum !) :

  • oui ça passera
  • oui c’est l’être humain
  • oui on peut pallier ces moments par pas mal de choses.

 

pills

 

Alcool, médocs et allaitement ne font pas bon ménage. Je n’ai jamais été tellement portée sur les pétards. Je devrais peut être commencer… Il parait que ça détend.

Bref. Je n’aime pas déplacer un problème.

D’ailleurs, en parlant de « problème ». Je me dis quand même qu’irrémédiablement, si on ne prend pas les choses à bras le corps, rien n’avance.

ippon

Alors ouais je suis un peu radicale comme fille. A crever des abcès et à être beaucoup dans l’extrême mais au final évacuer tout ce qu’on ressasse ne peut être que bénéfique à mon cerveau.

Alors, fatiguée ou non, je me suis remise à la course. Les endorphines sécrétées pendant l’effort physique sont salvatrices. En général, ça me détend, c’est de la bonne fatigue pour s’endormir. Mieux encore, quand j’ai quelque chose qui me tracasse, je pars avec dans un coin de ma tête et au fur et à mesure où je cours, je trouve des solutions auxquelles je n’avais pas pensé.
Mes prises de poids récentes ou moins récentes sont liées au stress et à la fatigue. Les surrénales s’affolent et la Kaarotte mange comme 15.
Ça suffit de manger pour compenser ! Il va falloir se remettre en forme ma p’tite dame !

Bon. Je vous laisse, je file à la douche. La séance de course était bonne ce soir 🙂

*Kaarotte-road-runner*

 

Post-Partum : Le retour à la maison

Avertissement, y’a encore des trucs crades à base de sang etc…

La suite de la suite de la suite !

Les sage-femmes étaient pas super chaudes pour me laisser sortir donc elles m’ont dit que ce n’était pas possible de voir la pédiatre pour Alix avant le lundi (pour rappel j’ai accouché le jeudi matin.)
Le dimanche, à la pesée, l’aide soignante me dit « mais… bien sur que si on peut voir la pédiatre ! Vous voulez sortir ? ». Et on a vu la pédiatre l’après-midi même, on a donc eu notre autorisation de sortir.

Ça fait un peu peur. Quitter le cocon. Plus de conseils à la sonnette. Plus de repas qui arrivent direct dans ta chambre.
Mais de l’autre côté de la balance : la maison, le confort, les allers-retours qui s’arrêtent pour le chéri (parce que c’est un peu fatigant quand même.)

Mais ouiiiiii ! On rentre à la maison.
Bon. l’étape n°1 c’est installer Alix dans le siège auto. Il est top, pivotant à 360°, hyper simple d’utilisation sauuuuuf la première fois, quand tu dois comprendre comment desserrer les sangles. Evidemment, il s’est mis à pleuvoir monstrueusement juste quand on devait sortir. Le chéri s’est donc garé sur les places des médecins… 😀 ahah. Mais ON A REUSSI au bout de 20min, mais on a réussi !!!

Bref on rentre. Et là psychologiquement c’est violent. J’étais complètement partagée. Hyper heureuse de rentrer et tellement triste d’avoir quitté la maternité. Je ne veux pas faire de peine à mon chéri qui est super heureux qu’on rentre tous ensemble.
A la maternité, dans notre chambre, c’était juste notre odeur, notre confort, notre bien être. J’avais juste à tendre le bras pour atteindre ce dont j’avais besoin. A la maison, ça sent la caisse du chat, les cartons pas encore défaits, le bordel ambiant qui te sort par les yeux… La maison est dans son jus, elle est restée comme tu l’as laissée en partant à la mater. Sauf qu’entre temps, ta vie a complètement changé. Tout est différent.
Le soir, tu fonds en larmes devant un chéri désemparé qui est allé te chercher de la comfort food pour te faire plaisir et fêter la sortie de la maternité. T’as même plus faim. Et tu te sens nulle de ressentir ça et de faire de la peine à ton chéri.
Les hormones… C’est compliqué. Et la chute d’hormones… C’est violent. Comme dit Florence Foresti « Baby blues ? non Johnny il a le blues, toi tu fais une dépression post partum ». Comprendre ici que tu chiales H24 et pour rien. Tu ris aussi. Mais tu pleures à nouveaux 15 secondes plus tard.
T’as pas envie d’être seule, mais tu n’as envie de voir personne (surtout dans ta maison en bordel…).

Une demi-heure après l’arrivée dans la maison, tu te dis qu’il faut installer les petites affaires d’Alix, lui faire prendre sa place dans la maison, installer son petit lit comme il faut à côté du notre.
Les premiers jours, je n’étais bien que dans notre chambre, dans notre lit. J’avais l’impression qu’il me fallait recréer le confort de la chambre de maternité. Et puis au fur et à mesure, l’angoisse s’est dissipée. Mais un énorme sentiment de solitude m’a envahie. Il se dissipe lui aussi, mais je regarde quand même la pendule en attendant l’heure du retour du travail du chéri. Depuis vendredi, il est en congé paternité. 2 semaines ensemble ! Ça fait du bien !!!

Bon, ce qui n’aide pas, c’est tout l’inconfort physique et, il ne faut pas se le cacher, les douleurs et le mal-être que tu ressens en post-partum.

Déjà :

  1. tu perds du sang. Et si tu es comme moi, tu en perds beaucoup… donc tu es anémiée, donc à plat…
  2. tu as mal au périnée, parce que dans ta chambre de maternité, tu ne bougeais pas, ou très peu. Chez toi, pour aller à la douche tu changes de pièce voire d’étage. Tu as le bord de la baignoire à enjamber, tu fais des lessives parce que tu as besoin de propreté.
  3. tu n’as plus le petit jet pour t’irriguer le périnée post-miction !!!! (Nan mais en vrai… Ça m’a manqué !!!)
  4. tu as mal au ventre parce que ton utérus reprend sa place.
  5. il se peut (on n’est pas toutes égales) que tu perdes des caillots monstrueux. Le dernier en date était quasiment un bout de viande (comme dit Yolaine), de la taille du creux de la paume de ma main…
  6. t’as mal aux seins avec la montée de lait, limite ça s’engorge…
  7. Ttu positionnes mal ton bébé au sein parce que tu es une novice, mais tu ne sais pas  que tu positionnes mal ton bébé donc tu te créés des crevasses affreuses…

 

Donc en résumé… Du saaaaang du sang partouuuuut ! Des larmes, du vide.
Mais aussi et surtout…
BEAUCOUP, BEAUCOUP d’amour ! Ton bébé, ton chéri, c’est du débordement d’amour.

J’ai attendu pour rédiger ces articles. Parce que j’aurais été très (trop) sombre, et finalement incapable de les écrire sans pleurer.

En tous cas, ça passe. Ça va mieux, et ça ira de mieux en mieux.
J’aurais aimé savoir que ce serait plus difficile de rentrer à la maison que de donner naissance à notre nenette.

 

*Kaarotte et Alix sont rentrées à la maison*

 

Post-Partum : La maternité

Avertissement – Article beaucoup moins gore que celui sur l’accouchement, mais ça parle quand même de pipi et de caca (et peut-être un ptit peu de sang). 😀

Pour relire l’article sur l’accouchement, c’est par ici… >>CLIC<<

« Bonjour, c’est la sage femme je viens prendre votre tension.
Bonjour je suis la puéricultrice je viens voir comment va le bébé.
Bonjour, c’est pour votre repas.
Bonjour, je suis la sage femme de nuit, vous me bipez si vous avez une question.
Bonjour, je suis la puéricultrice pour la nuit, il faudra me sonner cette nuit pour prendre sa température et lui donner son doliprane.
Bonjour, je viens changer les sacs poubelles.
7h – Bonjour, c’est pour le petit déjeuner, vous voulez du café, du thé, du chocolat ?
Bonjour, je viens contrôler votre cicatrice.
Bonjour, je suis le plombier je viens réparer le lavabo. »

Bon alors maintenant à vous : j’étais :
A – A la maternité (bon ok, vu le titre de l’article c’est facile)
B – Dans un hall de gare
C – A une journée portes ouvertes
D – La réponse D

J’avais publié un truc comme ça sur Facebook le lendemain de la naissance d’Alix. Je trouve que ça résume assez bien. Bon déjà, je n’ai pas eu le passage du photographe (je ne sais pas si ça se fait ici). C’est une chance !
Pour en avoir parlé avec notre copine Flo, on se disait qu’il y a quand même des progrès de faits. Quand elle a accouché de Louise (son ainée) il y a 7 ans, les équipes n’étaient pas aussi prévenantes au niveau du bien-être des mamans et des bébés.
Par exemple, maintenant, quand le pédiatre passe, si le bébé dort, on te dit qu’on repassera plus tard, ou on te dit d’appeler quand elle sera réveillée pour faire son soin etc. Alors qu’il y a 7 ans, on se fichait bien de savoir si elle venait de s’endormir ou si toi tu venais enfin de réussir à te reposer un peu. Il n’y avait pas de petite pancarte pour prévenir que tu dormais, ou que tu ne voulais pas être dérangée (Je ne l’ai mise qu’une fois, pour faire caca tranquillement !! ahah).

Pour reprendre le fil de l’histoire, je suis donc sortie de salle de naissance à 15h30 ! Ouais…
Arrivée en chambre, j’ai eu un repas chaud (grâce à la petite dame qui s’est occupée d’habiller Alix et de nous accompagner à notre chambre, parce qu’elle a appelé le service qui va bien !!). Repas que j’ai aspiré en 5min. Aspiré c’est le mot hein ! J’avais tellement la dalle !

giphy-food

Après j’ai eu le droit à « Vous devez faire pipi entre 18h et 20h, maximum 20h15 » 18h15 pétantes j’avais une sage femme dans ma chambre pour m’aider au premier lever et donc au pipi. Ouais les meufs, le premier lever, c’est pas toute seule. Au cas où on aurait une petite défaillance. Et là c’est fun. T’es en chemise de l’hôpital taille 56 (si si, celles de mamie tu sais ?) avec un slip filet et 4 garnitures dans ce merveilleux grillage qui te sert donc de slip, la sage femme te regarde/écoute faire pipi et tu lui tapes la conversation OKLM. Bon en vérité, je ne suis pas pudique donc je m’en fichais un peu mais je peux comprendre que d’avoir quelqu’un dans l’embrasure de la porte ouverte… C’est pas le plus grand rêve de ton premier jour de maman de toute ta vie…
Pour ma part, j’ai récupéré assez rapidement. J’étais assise en tailleur quelques heures après l’accouchement, ce qui est plutôt bon signe. Ma cicatrice d’épisio n’a pas gonflé et malgré mon anémie et tout le sang que j’avais perdu, j’avais une super tension.

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Après c’est quand même le défilé dans ta chambre. On n’arrête pas de te dire « reposez vous, n’acceptez pas 50 visites, prenez le temps pour vous et votre bébé ». Et ça frappe tous les quarts d’heure à ta porte, même quand tu fais pipi porte ouverte parce que tu ne veux pas laisser ton bébé sans surveillance… « oups pardon… » ouais j’aurais du mettre l’écriteau sur la porte pour qu’on me fiche la paix, mais l’envie de pipi était plus urgente et comme tu ne contrôles pas encore ton périnée…

giphy-pipi-oops

Bon, et quand ce n’est pas le défilé, ce sont les conversations du personnel dans le couloir, juste devant ta porte. Toi aussi tu veux tout savoir sur la belle-fille de cette charmante dame qui fait le ménage dans les chambres ou celle qui distribue les repas ? Ou savoir que l’autre dame essaie d’arrêter de fumer depuis 1 semaine et qu’elle est passée d’un paquet à 10 cigarettes. Vous êtes contents de le savoir ? Moi aussi à 6h30… alors que je viens d’endormir mon bébé…

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MA caille m’a imaginée sortant de mon lit, ouvrant la porte et leur faisant mon regard de maitresse, ou claquant bien la porte… AHAH. J’aurais du !

Par contre, à la maternité y’a quand même des trucs géniaux. T’as de l’aide sous la main TOUT LE TEMPS, mais genre H24. Si tu n’arrives pas à faire téter ton bébé à 3h du matin, tu peux sonner, si tu es flippée dans les WC, tu peux sonner… C’est hyper rassurant. Dans ta chambre tu as tout, c’est un véritable petit cocon : le coin de change, l’évier-baignoire (quand la bonde n’est pas cassée… d’où le plombier du début d’article… Ouais nan, c’était pas une blague !!! Des fois j’exagère pas dans mes articles hein !), tu as ta salle de bain / avec la douche à l’italienne EEEET les toilettes avec le petit jet d’eau froide pour te rincer après la miction. Nan vous rigolez comme ça mais je crois que c’est LE truc qui m’a le plus manqué en rentrant de la maternité. C’est vraiment, sincèrement SUPER pratique. Si jamais un jour on change les WC et qu’on n’arrive pas à mettre les WC à la japonaise qu’on aimerait avec le chéri, je  ferai installer au minimum ce petit jet parce que bon… Vraiment c’est extra.

giphy-jet

Bon et puis, mon amoureux était aux petits soins, il est allé me payer la télé (la journée je m’en fichais un peu, elle n’était pas allumée, mais le soir quand il était rentré à la maison, j’étais toute seule… c’était pas mal de regarder de la crotte à la téloche pour s’occuper quand même !), il me rapportait tout ce dont j’avais besoin de la maison. Ça c’était super cool !

Next step : le retour à la maison. Parce que ouais, quand même c’est une grosse étape aussi. Dans un prochain article, eh ouais !

*Kaarotte et la maternité*

La grossesse cucul la pral’ le retour

Bon… Apparemment, la première salve n’a pas suffit…

A discuter avec les copines, Nadège, ma Caille, Aurélie, Iroise, Cécé, mamans ou pas, je me sens moins seule. Heureusement que j’ai du monde autour de moi qui partage mes sentiments.

Je ne vais pas dire que je ne suis pas heureuse d’être enceinte hein. Bien au contraire. C’est un bébé désiré. C’est génial. On est super contents.
Juste que j’ai un peu de mal à me réjouir. Je ne suis pas déprimée, je sais juste trop bien ce qui peut arriver. Je pense à la date à laquelle le bébé sera viable, je pense à ce soulagement que tout se sera bien passé. Mais pour l’instant, je ne suis pas dans un monde féérique tapissé de vomi de licorne multicolore et de fleurs partout.
En ce moment, quand j’éternue c’est pas des paillettes qui sortent, c’est plutôt des douleurs ligamentaires. MAIS NOOON… La grossesse c’est que du bonheur…
Entre les nanas qui t’envoient des photos de leur môme H24 avec les commentaires sirupeux qui vont avec, celles qui te conseillent trop parce que c’est ce qu’il y a de mieux, celles qui t’expliquent que donner la vie c’est trop le but de ma vie quoi, et tu ne te sens pas complète si tu ne deviens pas mère… Nan mais sérieusement, on vous a injecté de la cocaïne liquide dans le cerveau pour que vous soyez dans un état de transe pareille ? Ah non, ça doit être le LSD…
Ok les hormones de grossesse te rendent un peu plus sensible (Non c’est faux… ça te transforme en ado hulkette agressive qui veut manger ! Mais ça va, on gère…).
Comme s’il était nécessaire de devenir mère pour être une vraie femme ou une femme accomplie.
Je crois que je ne vis pas bien le regard d’une société absolument pas prévenante avec les femmes, enceintes ou pas d’ailleurs. On peut se moquer des féministes, leur combat est peut-être parfois mal orienté, elles utilisent des arguments agressifs, mais honnêtement… Nos grands mères se sont battues pour obtenir le droit de vote, le droit de sortir de leur cuisine pour aller travailler, gagner leur indépendance, se libérer du joug paternaliste masculin. Deux générations plus tard, je lis des « tu verras c’est tellement épanouissant », « tu vas te rendre compte qu’il te manquait quelque chose, » « Donner la vie, c’est ce qui me manquait. » Nan mais SERIEUSEMENT ? Tant mieux pour toi si c’est ce que tu penses. Mais ne viens pas plaquer ton expérience sur ce que vivent les autres. C’est pas une secte : Les parturientes !
Tant qu’on y est Travail Famille Patrie aussi ? Et puis évidemment, c’est géniaaaaal de fêter la fête des mères aussi ? Merci Pétain… Bientôt elles vont même rendre leur carte d’électeur. Leur mari votera pour elles, il pensera pour elle et portera la voix de la famille.

Personnellement, je vis mal l’envahissement de mes comptes de réseaux sociaux en public ou en privé de photos de gamins « C’est un tel bonheur gnagnagna… », ou de vidéos de bébés ou de ventres de grossesse. Pardon pour les copines qui liraient ça et qui ne comprendraient pas, mais je ne vous en veux pas. C’est juste qu’il faut arrêter de croire que toutes les grossesses sont identiques, que tous les bébés sont identiques, que tout le monde vit sa grossesse comme un moment de plénitude intersidérale. Certaines d’entre nous sont plus terre à terre et n’ont pas besoin qu’on leur dicte ce qu’elles doivent ressentir.
Ma soeur avait peur que je devienne cucul la pral’. Aucun risque je pense.

Heureusement qu’il y a mes aficionados qui me font marrer à bloc : Après une photo de mon bide, Iroise qui me dit « Tu vas bientôt avoir autant de bidon que de nichons ».
MERCIIIII ! J’ai ri. C’est de ça dont on a besoin. C’est joli d’être prévenants avec les femmes enceintes, mais proposez leur un jus de fruit à l’apéro, l’accès proche à des toilettes et ça ira. Pour le reste, on est juste enceinte, pas malade (ni fol’dingo… :D). Faites nous marrer. Oui on peut toujours parler de Q et de trucs trash. On ne devient pas des icônes intouchables en mode Marie sainte mère de Dieu au seul prétexte qu’on « porte la vie » (sans vouloir offenser nos lecteurs qui seraient croyants évidemment.)

Nan et puis les filles, ne pensez pas que la maternité va combler ce vide en vous. Evidemment c’est de la joie, évidemment c’est du positif. Heureusement. Sinon plus personne ne ferait d’enfants… Mais pas seulement. Quand vos gosses vous détesteront à l’adolescence parce que vous avez acheté le dernier samsung et pas le dernier Iphone…, ou quand ils quitteront le nid (si si, un jour ils n’auront plus besoin de vous pour se torcher ni pour faire leur biberon) ? Vous allez nous claquer une bonne dépression des familles ?

Je sais que si j’ai une fille et qu’elle fait le choix d’être mère un jour, j’espère que je resterai très à l’écoute de ses angoisses parce que je serai passée par là. C’est tellement flippant… Avec toute cette pression sociale, on a l’impression d’être une mauvaise mère avant  même d’avoir accouché parce qu’on ne se réjouit pas à chaque seconde.

*Kaarotte-toujours-véner*