Parentalité positive (2)

Je ne vous cache pas que je réfléchis beaucoup ces derniers temps sur l’éducation. Je me renseigne encore et toujours, au jour le jour.

Alix entre tranquillement dans la phase « terrible two » autrement dit « phase d’affirmation du caractère dont on se passerait bien mais qui est bénéfique et constructive pour notre tout petit. » ou encore autrement « Mais est-ce que mon enfant s’arrêtera de crier un jour ? »

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Spoiler alert : oui. Mais faut pas trainer à réagir par contre !

Plus sérieusement, je veux quelque chose de différent pour ma fille parce que j’ai eu des manques dans l’éducation que m’ont donnée mes parents, manques dont j’ai cruellement souffert.
Je n’ai que très peu de souvenirs de marques d’affection et plus du tout après la puberté (d’ailleurs je n’ai aucune photo de câlins ou de bisous avec mes parents). Je n’avais pas confiance en moi. On n’était que très rarement encouragés. Par contre, on était très souvent brimés ou on recevait des « Tu peux mieux faire. » « 17 ? Et il a eu combien machin ? » ou des « C’est normal. » ou « Encore heureux que tu aies réussi ! »
Cette partie de mon éducation m’a construit une image très négative de moi même et ultra-perfectionniste. J’ai mis plusieurs années à m’épanouir et à avoir confiance en moi, voire être fière de moi.

L’éducation positive, en ça, m’attire beaucoup parce que la valorisation de l’enfant est au centre. Le féliciter pour ses réussites. L’encourager. Le pousser à donner le meilleur de lui-même. L’aider à se rendre compte qu’un travail abouti est quelque chose de gratifiant si l’on a fait de son mieux. Et surtout, que l’on peut être fier de ce qu’on a accompli.

En revanche, récemment, j’ai vu des vidéos de parents qui témoignent de leur manière d’éduquer en « éducation positive ». Enfin, leur version de l’éducation positive.

Je ne vais pas porter de jugement. Je vais juste expliquer ce qui me déplait dans cette vision de l’éducation.
Une maman témoigne en disant qu’elle ne contraint pas ses enfants. Elle ne leur dit jamais « Attention, c’est dangereux. » ou « Non, ne fais pas ça. » Elle explique qu’elle leur amène les choses sous forme de questionnement.
Exemple : On arrive auprès d’une route à traverser. Elle ne va pas leur dire « attends, donne moi la main, c’est dangereux, on va traverser ensemble. » Mais elle leur dira « On arrive près d’une route, qu’est ce qu’on doit faire ? »
Sincèrement, si ça fonctionne avec ses enfants, tant mieux. Mais je ne garantis pas que ça fonctionne avec tous. Donc pour moi si on ne peut pas généraliser, je ne considère pas ça comme un principe ou une méthode d’éducation.
Je pense que cette maman a beaucoup de chance d’avoir des enfants calmes et à l’écoute. Je pense que si elle avait eu un enfant hyperactif par exemple, elle n’aurait pas du tout le même discours. Ou même juste un enfant dynamique, naturel, tellement heureux de vivre qu’il oublie les règles de sécurité parce que oui, c’est un enfant et on doit le leur rappeler souvent… Mais si… Vous voyez très bien. Le petit garçon qui a de l’énergie à en revendre, qui court dès qu’il a 4 mètres de liberté devant papa et maman. A qui on doit dire « Tu t’arrêtes bien au poteau mon grand !!! ». Bah oui, lui. Et bien lui, on lui a appris à s’arrêter au poteau parce que OUI la ville c’est DANGEREUX. Oui, on a posé une contrainte, une limite. Oui on lui apprend que les autres ne font pas forcément attention à lui et qu’une voiture ne le verra pas dépasser de son capot.
Je trouve ça super de les éduquer sans contrainte, mais qu’adviendra-t-il le jour où ils vont être confrontés à la contrainte ? Aux règles de collectivité ? A l’école ? A l’autorité d’un patron ?
Certains parents positifs disent que contraindre, c’est asseoir son autorité, et par autorité  ils entendent autoritarisme. C’est une vision des choses. Mais est-ce qu’ils savent qu’il y a contraindre et contraindre ? A les écouter on dirait qu’on attache nos enfants les mains dans le dos et on les fouette au martinet…

En outre, ces parents sont fiers de partager leur vision de la parentalité. Je  trouve ça super de partager les expériences, au contraire. Mais sincèrement, ça fait quand même un peu « moi j’suis un super parent et toi c’est quoi tes résultats avec ta méthode de merde ? ».

Ces super-parents ont des comptes Facebook et instagram publics ultra suivis.
Et donc, publier des photos à visage découvert de leurs enfants sur des comptes aussi suivis, ça ne leur fait pas peur ? Honnêtement, on peut se revendiquer parent positif, ne pas contraindre ni punir son enfant mais, à l’heure du cyber-harcèlement, des malades mentaux qui récupèrent des photos sur le net, bafouer un droit fondamental (à mon sens hein…) comme le droit  l’image et publier des centaines de clichés de ses mômes à visage découvert dans leur activité sportive (en tagguant bien le nom du club sportif comme ça au cas où on voudrait enlever votre gosse on n’a plus qu’à rentrer l’adresse dans le GPS.), c’est pas vraiment responsable et positif comme manière de fonctionner… C’est même un tout petit peu violent non ?

Je sais bien que chacun fait de son mieux et sincèrement, il n’y a pas de mal à vouloir ce qu’on estime le mieux pour son enfant.
Mais venir se poser en donneur de leçon #superparent #jfaismieuxquetoi je trouve ça juste pathétique en fait. Et montrer ça à ses enfants, je trouve que ce n’est pas être un bon éducateur. Chacun fait du mieux qu’il peut. Si tu n’as pas confiance en toi, l’énorme complexe de supériorité n’est franchement pas la solution. Pour une fois, cher parent positif, on va dire non. Allez. Répète après moi :

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*Kaarotte-positive*

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Ta mère !

Le fil de ma réflexion de mère se croise forcément avec mes souvenirs d’enfance et l’éducation que j’ai reçue. J’échange beaucoup avec ma Chouchoum à ce sujet parce qu’on a eu (à peu de choses près) les mêmes parents.
Il y a beaucoup de choses pour lesquelles je suis capable de remercier mes parents. Le fait de nous avoir fait voyager un peu partout dans le monde du fait du travail de mon père, les découvertes culturelles et musicales, l’ouverture d’esprit qui en découle… Tout ça je suis ravie de le porter en bagage et de le transmettre à Alix.
Et puis il y a le reste.
On se disait justement hier après-midi avec Noëmie que les pleurnicheries-maniaco-dépressives de nos mères nous étaient insupportables.
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Non.

Clairement, on n’a pas demandé à venir sur cette planète donc si tu peux remballer tes humeurs merci bien…

Un enfant n’est pas le défouloir de tes humeurs quand tu as passé une journée de merde. Chose que nos daronnes n’ont pas tout a fait intégré en fait.
Voire pas du tout.
Elles étaient mères au foyer. Bon jusque là, dans la génération de nos parents ce n’est pas complètement délirant, surtout avec un père militaire, donc des mutations, donc la difficulté à quitter un emploi pour en retrouver un autre à l’autre bout de la France, voire à l’étranger parfois.
Ce serait acceptable si ma mère avait été une VRAIE mère au foyer. C’est à dire qui s’occupe de la maison, du linge, de nous… Je me rappelle encore faire le ménage avant que la femme de ménage ne vienne à la maison en sortant de ma journée de cours…
Oui. On a eu une femme de ménage. Avec ma mère qui fumait ses clopes sur le balcon… #memepashonte
Rétrospectivement, j’hallucine totalement et je déculpabilise d’avoir un intérieur un peu plus en bazar que ce que j’aimerais. A l’époque, j’ai quand même osé demander à quoi ça servait de payer une femme de ménage pour nettoyer quelque chose de propre. Accessoirement, j’aurais bien kiffé récupérer les tunes moi vu que je me tapais la sale besogne.
Bref, passons.
Jusque là encore, je ne dis pas que c’est acceptable mais ça aurait pu encore passer.
Mais non.
Il fallait que ces dames se plaignent.
Beaucoup.
Très fort.
Et à qui voulait bien les entendre. Je crois que ma mère ne se rendait pas compte à quel point en se plaignant comme ça autour d’elle, elle passait pour ce qu’elle était : une mauvaise mère.
Elle voulait se faire passer pour la victime, ayant des enfants ingrats qui ne l’aimaient pas… Mais pendant qu’elle geignait chez la voisine en buvant son café, j’étendais la lessive, je m’occupais des devoirs de mon frère et je préparais à manger pour la famille. Donc, ouais. Une mauvaise mère.
Evidemment, c’aurait été trop simple que ça s’arrête là. Non, bien entendu. Nos mères avaient la fâcheuse habitude de nous faire culpabiliser en nous disant qu’elles sacrifiaient beaucoup pour nous. Qu’elles SE sacrifiaient même.

Mais grognasse, si tu as raté ta vie, ça ne tient qu’à toi de bouger les choses pour la faire changer.
« J’ai sacrifié ma vie pour vous. » Ah ouais ? Qu’est-ce que tu appelles un sacrifice concrètement ? Ne pas regarder ton épisode de Derrick jusqu’à la fin parce que tu dois venir nous chercher à l’école ?
Ou bien celui d’Arabesque (J’suis pas raciste !). Ah bah non, faudrait pas louper Jessica Fletcher pour mettre le hachis Parmentier au four surtout !

Non mais sincèrement, je suis assez acide à ce sujet mais les meufs… Soyez juste honnêtes avec vous-mêmes (et avec nous !). Vous n’avez rien sacrifié du tout. Vous vous êtes juste conformées à une norme. Faut faire des gosses, on va en faire. Limite ça on pourrait l’entendre. Les années 80 toussa toussa. On pourrait même compatir (si, si… avec de gros efforts on pourrait !). Mais se venger gratuitement, sur des gosses qui n’ont rien demandé à personne… Comme dit ma chouchoum, leur vie, elles l’ont voulue. Faire des gosses pour avoir l’excuse parfaite pour ne pas avoir à aller bosser. « Ô que oui, 3 enfants c’est du boulot hein ! » Qu’est ce que t’en sais ? C’est même pas toi qui te coltinais les réunions parents profs de CP de Xavier…
Assume d’être une énorme feignasse. Au moins, tu ne passeras pas pour une menteuse pathologique aux yeux de la planète entière…
Et puis, de notre point de vue d’enfant, quelle MAGNIFIQUE manière de se sentir désiré.

Le point positif dans tout ça, c’est que je sais clairement ce que je ne veux pas pour Alix, et ce que je dois faire pour ne surtout pas être comme ma mère.
Alix sera peut être un poil pourrie gâtée, mais au moins elle ne subira pas ça. Je lui raconterai en temps voulu, mais dites vous bien que dans une seule journée, elle entend plus de fois « je t’aime » que je ne l’ai entendu de mes 2 parents dans toute ma vie…

Alors en terme de « parentalité positive » je pense que je ferai toujours mieux que ma mère.

*Kaarotte un peu vénère*

Parentalité positive my ass

18 mois, 4 dents et demi, un bébé bien dans ses (premières) chaussures (non c’est faux, on en est déjà à la troisième paire) et des rigolades à gogo.
C’est un bon résumé de la période. Et puis…
« 18 mois, ils font leur crise d’ado » nous a dit la nounou. Ah bah clairement oui ! Elle en sait quelque chose, avec Alix, sont gardés Lywen 17mois et demi et Ninon 21mois. La belle brochette !

Récemment, on a vu le changement. On est passé de notre bébé tout mignon, tout sourire, tout gentil et obéissant à mini tornade qui tape, jette des objets, crie… Une grande fille et plus un bébé quoi !

Alors du coup, forcément, j’ai lu beaucoup de choses sur l’éducation. On se renseigne sur plusieurs méthodes d’éducation. On en discute tous les 2 avec le chéri. La parentalité positive, ne pas crier, ne pas contraindre, ne pas punir…
Et puis en discutant avec les copines on se rend compte que c’est bien joli, mais il y a des jours où une énième répétition de la même bêtise est vraiment tellement énervante que c’est le ton du dessus qui sort parce que notre merveille s’est mise en danger, ou va faire mal à notre animal de compagnie…

Notre tout petit nous teste ? Eh bien, il est temps de mettre les limites. Dire non. S’opposer fait partie de son développement. Alors aidons-le à se construire, mettons ces limites.

Si à 18 mois on le laisse nous taper, à 12ans on lui allume son premier joint et on lui file des capotes percées ? On a tellement envie d’être grand-parents avant 50ans !!
Non je n’exagère pas du tout voyons !
Evidemment je plaisante, mais je les ai en classe moi les ados de 12 à 16ans. Ceux-là même à qui on a tout passé il y a 10/12ans… Résultat, ça réagit très mal à la frustration, ça boude (oui encore à 16ans), ça répond avec une insolence inouïe… Ok je bosse avec des mômes qui clairement ont subi de gros manques éducatifs. Mais justement, je ne veux pas de ça pour ma fille. Quand on bosse dans l’enseignement / l’éducatif / le social, on sait qu’on ne part pas tous avec les mêmes chances dans la vie. Je voudrais donc donner le meilleur à ma fille dès maintenant. Tant pis si je dois culpabiliser, tant pis si je dois me frustrer et la frustrer aussi. C’est une donnée qui a été vérifiée depuis des dizaines d’années : mettre des limites à un enfant ne va pas faire de lui un adulte déglingué, au contraire.

Et donc, je voulais échanger avec vous sur quelques exemples concrets de ce dont je parle plus haut.
Il y a une ou deux semaines nous avons puni Alix pour la première fois. Elle avait jeté du pain par terre sciemment aux pieds de son père plusieurs fois, puis aux miens quand je le lui ai fait ramasser. Ce n’est pas une grosse bêtise en soi mais il fallait lui montrer que ce n’était pas acceptable de jeter quoi que ce soit. Alors on l’a assise sur la marche de l’escalier en lui disant qu’elle était punie. Evidemment, elle a pleuré. Ça n’a duré que quelques secondes mais elle a appris à dire pardon (en signe et même avec le mot depuis quelques jours). On lui explique beaucoup les choses et honnêtement, on a de la chance vraiment, on a un super bébé qui écoute et comprend beaucoup. On est d’autant plus vigilants à sa construction et son développement.

Autre exemple. Un matin de ces derniers jours, Alix était pénible, ne voulait pas s’habiller, se retournait comme un asticot sur sa table à langer jusqu’à se mettre en danger. Eh bien, j’ai crié. Je lui ai dit d’arrêter fermement et je lui ai dit que j’étais fâchée. Se fâcher, c’est pénible, c’est épuisant, on n’a pas envie, mais honnêtement, l’angoisse de la blessure + la fatigue + … Eh bien le ton est monté. Elle comprend qu’elle m’a fait peur et que c’est dangereux. Parfois, ce n’est pas suffisant de lui dire que c’est dangereux parce qu’elle continue à se mettre en danger. Alors oui j’ai crié.

Et puis parfois, pas besoin de sortir de ses gonds.
Au gouter cet après-midi, elle avait décidé qu’elle mangerait son pain au lait et pas la compote ni le yaourt. Je l’avais prévenue que la condition était de manger l’un pour avoir l’autre. Elle avait aquiescé. Pourtant au moment de manger la compote et le yaourt, elle m’ignorait, tournait la tête. Je l’ai prévenue, une fois, puis deux. Je lui ai retiré le pain au lait. Elle a pleuré, crié. Je l’ai descendue de sa chaise haute et vous savez quoi ? Elle est allée s’asseoir toute seule sur la marche. Elle pleurait et n’était pas contente mais je suis persuadée qu’elle avait conscience qu’elle avait dépassé les limites. Vous savez ce qui me fait dire ça ? Elle a fait un tour du salon, est venue me voir, m’a demandé pardon avec le signe. Je l’ai rassise dans sa chaise et elle a mangé tout son gouter sans faire l’idiote.

Je lui dis toujours quand c’est fini, que je ne suis plus fâchée, que je l’aime, qu’elle est une gentille petite fille. Elle entend que ce n’est pas parce qu’on ne l’aime pas qu’on se fâche et qu’on la punit. Même à 18mois, même à 12mois, même à 6mois ils sont capables d’entendre les choses (de manière adaptée à l’âge évidemment !!). Je ne lui parle pas comme à une adulte, mais je ne la prends surement pas pour une idiote (ce qu’elle n’est clairement pas !).
Hier, dans un truc genre « le saviez-vous ? » j’ai vu passer une petite image (à la con) disant que crier sur un enfant pouvait causer des dommages irréversibles au niveau de son développement émotionnel. Oh bah oui tiens, faisons culpabiliser les parents encore un peu plus. Je pense qu’avec les copines on en est à environ 125% de culpabilité. Ce serait bête de ne pas nous en rajouter… HUM…
Alors oui, hurler H24 sur son bébé certainement. Mais de toutes mes copines, aucune ne hurle sur ses enfants toute la journée. Oui on se fâche, oui on punit, oui on met au coin. et OUI on aime nos enfants plus que tout. D’ailleurs, on fait tout pour qu’ils grandissent dans l’amour et la compréhension même si parfois ça doit passer par la punition et la frustration.

Au final, pour moi, c’est ça la vraie parentalité positive. Dire à son enfant qu’on l’aime et qu’aucune petite bêtise viendra entacher notre amour pour lui, même si on doit le reprendre.
Je vous recommande la lecture de « Je t’aimerai toujours quoi qu’il arrive » de Debi Gliori.

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C’est très drôle parce que c’est le livre préféré d’Alix en ce moment.
Est-ce sa manière de nous dire  » Je fais des bêtises mais vous m’aimez quand même. » ? Aucune idée, mais elle l’adore (et ça tombe bien, je suis ravie ! Je l’ai acheté quand j’étais enceinte d’elle <3)
Et en plus, ce livre est une jolie manière de dire à son enfant « qui que tu sois, quels que soient tes choix, je t’aimerai »

 

*Kaarotte-parent-positif*

Les nichons c’est bien, le mange solide c’est bien aussi !

Roh le titre méga racoleur ! 😀

Notre petite nenette est diversifiée depuis ses 5mois. On introduit au fur et à mesure. Au début en guettant les réactions et puis maintenant de manière moins angoissée, puisque presque tout passe (sauf le poisson, comme papa !)

Maintenant qu’elle a 9 mois, on peut commencer à manger du solide en morceaux, même si elle n’a pas encore un seul chicot !! Elle a le réflexe de mâcher entre ses gencives.

Alors pendant un temps (depuis ses 6 mois à peu près) les morceaux de fruits, le pain etc on lui donnait dans des grignoteuses. Kesséssé ?

C’est ça :

C’est très très bien ça madame (ou monsieur, je ne suis pas sexiste !) Avec ça, tu évites les risques de fausse route. Le bébé mâchouille la tétine percée et « dissout » l’aliment avec sa salive. Au final, c’est top pour découvrir des nouveaux gouts.

En revanche, ne te fais pas avoir petit lecteur. Les sites spécialisés pour bébé te vendent ça un bon 10 balles (avec les frais de 🐷 ) alors que tu les trouves à moins d’1€ sur aliexpress. Je suis pour le commerce local / français etc quand ces commerçants se fournissent également localement ou font fonctionner les petites entreprises locales. Mais quand en toutes lettres tu vois « importé de Chine » sur un site bio pour bébé etc … Je dis non !
Bref… revenons à nos 🐑 🐑 🐑 !

Donc il y a quelques semaines, Alix nous a fait comprendre qu’elle ne voulait plus de la grignoteuse (en la faisant tomber de manière répétée sur le sol et en la lançant sur la table. ÇA VA, C’EST BON, ON A COMPRIS !). On a donc démarré l’aventure du « c’est quoi ça ? Je veux gouter. » Asperges, haricots, pain, fromages divers et variés… [Genre de l’époisse, du comté, et autres choses hyper fortes en goût que mademoiselle adore !]

Elle grandit, elle va être gardée en septembre ! Oh mon petit baybay 😭

Comme elle sera chez la nounou (ouais on en a trouvé une topissime, je vous raconte ça bientôt), mais que je l’allaite encore, je me suis posé la question par rapport au remplacement de la tétée du gouter par un yaourt. Et en même temps, j’ai réfléchi aussi à l’introduction de biscuits… Je ne voulais pas faire ça à l’arrache, donc j’ai commencé par le yaourt depuis le mois de juin (3 mois de yaourt au gouter, ça devrait le faire niveau transition !)

J’ai sondé les copines (Oh c’est sale…) ma Caille et Nadège, pour ne pas les nommer, par rapport aux gâteaux.

HEY MEUF ? Tu te souviens quand est ce que t’as commencé les biscuits type boudoir avec Aaron / avec Agathe et Olympe ?
Ma Caille : Pédutou.
Nadège : Je ne sais plus… Mais elles n’avaient pas de dents… 6 / 8 mois je dirais ?

En fait la vraie question pour moi, c’était le sucre. Je ne fais pas une fixette dessus, mais le sucre et les enfants ça ne fait globalement pas bon ménage… Ouais donc si je fais un peu une fixette…
Et puis, sachant que depuis qu’on l’a diversifiée Alix n’a mangé que du fait maison, j’aimerais repousser au plus tard l’introduction de produits très industrialisés.
Ouais j’ai même fait mes yaourts !! Bon elle mange surtout des yaourts du commerce, parce que j’alterne les produits laitiers de vache et de brebis et pour l’instant je ne suis pas une experte non plus ! Mais une chose est sure, je ne veux pas lui donner tout de suite les desserts lactés spéciaux bébé, il y a 10g de sucre pour 100g de produit, donc par pot !!!

Alors, ça + des gâteaux du commerce bourrés de conservateurs…

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Du coup, en en discutant avec les filles toujours, Nadège m’a dit cette chose qui m’a décomplexée. Ses filles mangent du sucre mais en quantité raisonnable et « contrôlée ».
Je me suis dit qu’au final, si j’essayais de faire les gâteaux d’Alix… Je saurai combien il y a de sucre dedans. Et surtout QUEL SUCRE ! Parce que bon, le sucre blanc hyper raffiné industriel de ouf, etc… No way baby (ouais nan je ne vais pas pousser le vice jusqu’à remettre le même GIF qu’au dessus.)
De toute façon pour mes pâtisseries, je prends minimum du sucre de canne de la Réunion. (Si si la famille.)

Alors je me suis mise en quête de recettes peu sucrées, ou auxquelles j’ôterais du sucre pour faire ma petite tambouille.

Et vous savez quoi ? Alix adore !!!

alix-gateau

… et Etienne aussi !!
« Ils sont très très bons ces gâteaux. »
Comprenez :

« Tu m’en ramènerais bien un de la cuisine s’il te plait mon amour ? »

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Bref, je vous fait un article spécial recettes pour demain ?! 😀 Allez ! c’est pour moi, c’est cadeau !

*Chef-Kaarotte*

Profite bien, ça passe trop vite !

Ouais, je sais. Je vous ai manqué. Mais la Kaarotte qui râle is back !

Pourquoi est ce que les gens se sentent obligés de dire tout le temps, à toutes les nouvelles mamans de bien profiter parce que ça passe trop vite.
Sous des discours faussement bienveillants se cachent :

  1. de la jalousie
  2. au mieux, de l’envie
  3. de la connerie ?

Bon je m’arrête là. La liste serait longue au final. Non mais sérieusement ? Vous pensez qu’on n’a pas de frères et soeurs? Qu’on ne voit pas les enfants de nos copains ?
Vous pensez que jusqu’au moment de devenir parents, on ne savait pas que le temps passe. Évidemment, vous allez me dire que non, c’est pas méchant, c’est surtout qu’on ne « les voit pas grandir ».
Je vous répondrai que si justement. On voit tous les jours leurs progrès, leur indépendance, leur gain d’autonomie. Et honnêtement je trouve ça génial.

J’ai entendu récemment, « ahahahah ça va bientôt trotter… fini les moments cool ». NON MAIS VRAIMENT MEUF ??? C’est à dire que tu voudrais quoi au final ? Que je souhaite que ma fille ne marche jamais pour pouvoir chiller sur mon smartphone, OKLM sur mon canap ?
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Tu crois vraiment que faire des enfants était une bonne idée si tu ne veux pas t’en occuper ?

Et puis sincèrement, c’est quoi cette injonction à profiter ? Comme si on allait faire un enfant, le porter, passer par l’accouchement, le post partum pour finalement se dire « oh non, j’ai pas envie de profiter… »

nah

Et puis, franchement, c’est chouette, un petit être qui grandit. Finalement, chaque étape est chouette, drôle, inquiétante… Bref intéressante quoi !
Récemment j’ai eu le droit à « Ah elle est cool ??? Ah bah tu verras, enfant cool, ado chiant et enfant chiant ado cool… »  #lieuxcommun

Nan mais les gars, elle a 8mois!! Je sais que ça passe vite hein (cf le paragraphe au dessus, référence interne à l’article, TMTC 😉  ) M’enfin d’ici à ce qu’elle ait 13 ans, on va vivre 2/3 trucs quand même non ?
Spéciale dédicace à Nadège : #lesgenssontcons
Et même si c’est vrai ?
C’est utile de dire ça à une jeune maman ?
Et si ça ne se vérifie pas ?
Et si c’était juste pour faire chier le monde ?
D’où viennent ces odeurs ?
Que faire ?

(pardon je m’égare…)

Pour en avoir discuté avec les copines  (coucou ma Caille, coucou Nadège, bref coucou les copines…), l’impression qui en ressort est que quand on est heureux, que tout se passe bien, que ton / tes enfants (ouais y’en a ici qui les font 2 par 2 pour aller plus vite #gémellitémonamour), dans le fond, ça fait chier les gens. Ça doit être humain de kiffer la merdasse chez les autres et d’aimer la remuer sûrement.

Ma théorie est la suivante :

Les gens s’ennuient tellement dans leur petite vie (de merde) il faut que ça aille mal chez les autres. « Ah ouais ? Tout va bien ? Oh bah ça va pas durer ! »
Pourquoi ressentez-vous le besoin d’être à ce point anxiogène, les gens ?

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Non et puis, et loin de moi l’idée de vous donner un quelconque conseil de bonheur (je travaille au mien quotidiennement et je ne suis pas prof de bonheur encore.) Si vous êtes malheureux, essayez de faire changer les choses de votre côté. Pourquoi toujours essayer à tout prix de plomber les autres ? C’est pour faire en sorte qu’ils soient plus malheureux que vous comme ça votre petite vie médiocre parait plus reluisante à côté ?

Je ne comprends pas, je n’ai jamais compris et je crois que je ne veux même pas chercher à comprendre en fait.

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Ça rejoint tout à fait les gens qui te donnent des conseils alors que tu n’as rien demandé. Quand les gens t’apportent un problème, te demandent ton avis et échangent avec toi, OK. Pas de souci.
Mais quand la personne en face de toi ne t’a rien demandé. Déduis-en qu’elle ne veut rien de particulier.

Enfin bref, tout ça pour vous dire que l’été arrive. Profitez bien… ça passe trop vite.

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*Kaarotte-grinçante*

 

C’est non !

A un moment il faut savoir dire stop.

Il suffit de la générosité de l’âme, du bon samaritain, trop bonne trop conne toussa toussa quoi.
En vérité, ça fait plusieurs jours semaines mois (peut-être même années) que je me remue les méninges avec ça (ouais expression 1930 que j’assume totalement).

Tu donnes de ton temps, de ton énergie et t’es déçu. Systématiquement. Je sais qu’il ne faudrait pas que ça me mine. Mais ça me touche trop.
Encore une fois, c’est toi la méchante. C’est toi l’ingrate. Tout ce que t’as envie de dire c’est « FAIT CHIER ! » (Spéciale dédicace Nomi !)
Quand ce sont des gens qui sont plus ou moins proches, des potes, des connaissances. Tu peux les éloigner.
Tu peux envoyer un message à une copine parce que tu sais qu’une autre la vampirise sans histoire de jalousie ou autre. Juste par de la manipulation pure. Toi de l’extérieur tu es bien placée pour voir le petit manège.

En revanche, quand c’est au sein de ta propre famille, ça devient plus compliqué.
Depuis que je suis devenue parent (ouais pas juste maman, « ouh la la je suis maman coeur coeur gif à paillettes » mais parent au sens responsable affectif, légal et financier d’un petit être et de son développement), il y a des choses qui ont changé dans mon esprit. Par exemple, il y a beaucoup de choses que je ne veux plus supporter. Je ne veux plus perdre mon temps. Je ne veux plus qu’on m’impose des personnes qui me rendent mal à l’aise. Je ne veux plus qu’on me convoque à des conseils de famille débiles tout ça parce qu’on n’est pas capable de communiquer simplement avec des mots d’amour. Et surtout, je ne veux pas imposer tout ce fonctionnement malsain, biaisé à ma fille.

Pendant longtemps, je déifiais mon père. J’ai retrouvé des écrits (pas si vieux que ça d’ailleurs…) où je tenais ma mère pour unique responsable. Et finalement, le temps fait son office et les choses s’équilibrent.
Suite au décès de ma mère (j’avais écrit « au décès de mon père »… OUPS lapsus !) mon père est tombé de son piédestal. On a toujours été super réglo avec lui, parce qu’il imposait ses règles. On a toujours été ouverts à l’accueil de ses compagnes. On s’est toujours comportés respectueusement, « correctement » (c’est son mot. « Vous vous comportez correctement. ») voire bienveillants et heureux pour lui.

Tu essaies de faire avancer les choses de ton côté. Mais finalement, tu te rends compte qu’un certain nombre de choses bloquent.
Mon père est bloqué en mode « LE père / Chez lui / ses règles ». Très bien. Je respecte. Bon bah je tente : Chez moi, mes règles. Ah Bah il ne vient pas chez moi… OK… 1er écueil.

2ème écueil : La manipulation par le chantage affectif.
« Vous ne venez jamais nous voir. »
« Caroline, elle envoie jamais de message »
« Caroline elle ne partage rien de sa grossesse. »
« Ca sert à quoi d’avoir acheté une maison aussi grande si vous ne venez jamais ». Toutes ces phrases distillées par la femme de mon père depuis ces 2/3 dernières années me pesaient mais je ne savais pas vraiment pourquoi. Enfin si parce que premièrement c’est faux.
Caroline, elle a bon dos.
Caroline, elle en a plein le uc d’être le bouc émissaire.

Et puis, au gré de mes recherches pour comprendre, je suis tombée sur un article sur la manipulation. Et ces mêmes phrases sont sorties dans l’article. Evidemment, je sais ce qu’est un manipulateur / pervers narcissique, je les ai étudiés en cours.
Et maintenant que je lis et j’identifie, tout s’éclaire. Le pervers narcissique jalouse une qualité, une compétence ou des traits de caractère qu’il veut s’approprier. Ses victimes deviennent responsables de tous les maux. Le pervers ne remet jamais en question sa culpabilité. Il se cache même derrière des qualités qu’il se prête alors qu’il aimerait les avoir. « Moi, je suis trop généreux » « Je vais arrêter d’être trop gentil. »

Bon, j’ai plus ou moins digéré Noël (au bout de 5 mois, il était temps). On y retourne (on a été convoqués à un conseil familial…). Je me fais saucer pour une sombre histoire de nourriture que mon chéri ne mange pas (il est allergique au poisson) et que de toute façon si c’est ça il faut venir avec sa lunchbox, et que je fais des réflexions désagréables (la faute à qui…). Euh les gars j’ai juste dit « T’as fait du poisson ? Etienne ne mange pas de poisson ! » Y’a quoi de désagréable la dedans ?
Alors ouais, j’aurais peut-être dû faire des simagrées et des « bonjouuuuur » avec des grandes embrassades et des grands sourires. Clairement, ça ne me faisait pas plaisir d’être là. Pourquoi mentir ? Je ne vais pas en rajouter des caisses.

souffrir
Et puis, on nous a accueilli avec un bonjour nous ? Non. On a été accueilli par un « Oh mais j’aurais préféré que vous ne passiez pas par là ». Le « par là » en question étant la porte fenêtre parce que la porte d’entrée est condamnée par un meuble. Oui, oui, vous lisez bien. Si ce n’est pas symbolique ça !!! PORTE D’ENTREE CONDAMNEE.
Ou comment mieux te dire « Vous n’êtes pas les bienvenus ».

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Le petit côté harcèlement s’insinue tranquillement « Ouais, j’ai une bonne mémoire, de toute façon vous venez tellement peu souvent que c’est facile de s’en souvenir. »
Et toi, tu continues à regarder la purée de ton bébé réchauffer, sans rien répondre.
Qu’est ce que tu veux répondre ? De toute façon, t’as tort et tu seras forcément la méchante dans l’histoire.

Donc nous avons à faire à une belle paire d’égoïstes. (Tu as raison Océane !).

En revanche, j’en ai fini de la remise en question perpétuelle. Je ne suis pas parfaite, mais là pour le coup, ce n’est pas moi le problème.

Si la mort de ma mère m’a bien appris une chose, c’est celle-ci. J’ai souffert de sa maltraitance psychologique pendant des années, pour autant (et je n’attends aucune médaille ou félicitations, je l’ai fait, pour elle, pour ma soeur, pour mon frère et pour moi), je me suis quand même occupée d’elle comme curatrice. J’ai tourné la page de l’enfance en espérant écrire une nouvelle, loin de toutes ces souffrances. Elle est décédée en ayant fait la paix avec nous. C’est tout ce qui compte.

Pour ce qui est de mon père. Je lui ai écrit une lettre que je n’ai pas encore postée. J’attends sans doute de voir si ça se débloque avant de lâcher l’artillerie lourde.
Une nouvelle copine Twitteuresque (Coucou Marie !) m’a conseillé de lui demander de le rencontrer seul et lui livrer ce que j’ai sur le coeur. Peut-être. Je n’y avais pas tellement pensé, parce que pour l’instant c’est quasiment inenvisageable de le voir seul (déjà qu’ils ne viennent même pas en couple jusque chez nous, alors seul…).

Bref. Je ne veux pas priver ma fille de ses grands-parents, mais s’il s’agit de pleurer pendant 5 mois pour des comportements aussi égoïstes, je raccroche les gants. Tant pis. Je mettrai de la distance. Je nous protègerai.

Le don de soi a ses limites. N’est pas Otis qui veut.

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*kaarotte*

 

 

Sexisme primaire

Je fais mes courses au supermarché et je repère des petites fringues pour Alix (des barboteuses pour cet été). Je propose à ma caille de retourner pour en prendre pour sa petite Margot.
[Oui j’achète des vêtements d’Alix au supermarché AUSSI, parce que certains ont des marques pour bébés qui sont plutôt sympa et qui taillent bien. Et soyons honnêtes, claquer 60 balles dans un ensemble en magasin spécialisé, ensemble qu’elle va porter 15jours (allez 1 mois au mieux) je préfère acheter 6 ensembles à 10 balles pour le coup, ça fait du change ! Bref, je reviendrai sur les marques, tailles et prix dans un autre article). Fin de la parenthèse.]

Je vais donc chez Carrouf. Je n’avais pas mis les pieds dans le rayon la veille, je m’étais arrêtée à la tête de gondole où les vêtements sont mélangés et sans genre particulier (ou peu prononcé). J’entre dans le rayon et qu’est ce que je vois :

😱

Le rayon « filles »

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Le rayon garçons

bleu

Nan mais sérieusement… VRAIMENT ? Rose pour les filles et bleu pour les garçons ? Bon j’avoue que je suis tellement habituée à voir ça que finalement ce n’est pas ce qui me choque le plus. Non ce qui me choque c’est la suite.
Dans le rayon « garçon » un monsieur d’origine maghrébine (ça a son importance pour la suite en terme de sexisme, sinon je n’aurais pas précisé, évidemment) est accroupi et demande conseil à la responsable de rayon qui est à côté. « C’est pour garçon ça ? »

Le « ça » en question est le petit pantalon ci-dessous :

vert

Et la dame répond naturellement « oui oui, c’est pour garçon ça ».

EUH MEUUUUF ? What ?

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Bon déjà, les genres de vêtements et les couleurs j’ai du mal mais …
Je vous fais le tableau de la meuf et je vous raconte la suite. La petite dame, gentille et serviable au demeurant, doit avoir la cinquantaine bien tassée, corpulence moyenne, taille moyenne, avec une petite coupe de cheveux courte et des mèches blondes,  une madame lambda quoi.
La suite donc. Je ne me sens pas de passer mon chemin sans rien dire.
« Euh excusez-moi, mais je mettrai ça aussi bien à une fille qu’à un garçon !
– Ah mais vous faites ce que vous voulez madame hein ! » sur un ton très sec, bien dans le jugement avec le regard qui me toise des pieds à la tête.
Le monsieur m’a regardée bizarrement. J’en ai déduit qu’il pensait « Elle veut mettre des habits de garçon à une fille ??? »
Bah encore heureux que je fais ce que je veux ! Mais donc mettre du vert ou du bleu marine à une fille on la catalogue directement ?
Chez nous, Alix porte de toutes les couleurs (même le jaune que je n’aimais pas particulièrement pour moi, sur elle je trouve ça joli !)

En fait ce qui me gène c’est le fait de cataloguer. « ça c’est pour fille, ça c’est pour garçon » BAH NON ! Ma Caille, pour la naissance d’Alix, nous a offert un t-shirt avec un renard qu’elle a trouvé chez les garçons dans un magasin spécialisé dans les vêtements d’enfants. Et elle me dit spontanément « Je me demande bien pourquoi une fille n’aurait pas le droit de porter un t-shirt avec un renard ?! »
C’est pareil ça. Dès que tu as un motif, quand c’est pour les filles, il y a forcément des fleurs, des paillettes, des fanfreluches, des coeurs and co…
J’en veux pour preuve 2 vêtements avec des renards.
Je vous laisse juger.

En quoi un petit garçon ne pourrait pas porter du doré, ou un renard à couronne sur la tête ?! Je m’insurge !

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Oui je mets des vêtements dits « de garçon » à ma fille. Loin de moi l’idée de refuser en bloc tout ce qui est fleurs, paillettes et coeurs. Je trouve ça carrément mignon hein !!! Mais pour le coup, je sais que les copines qui ont des garçons vont y réfléchir à 2 fois avant de mettre à leur petit gars des vêtements qui ont du rose ou des fleurs parce que « ça fait fille ».
J’avoue que pour Alix, je vais aussi bien dans les 2 rayons, c’est l’avantage quand on a une fille. Les seuls que j’écarte, c’est and il y a écrit « Little boy ».
Et comme on disait avec Nadège, on ne veut pas devenir intégriste, c’est joli le rose, mais à petite dose et pas en total look !

Voilà quelques looks de ma nenette. (Oui je la prends en photo tous les jours !)

Pour voir chaque look individuellement, il faut cliquer sur la photo. 
Je vous mets au défi de trouver les pièces de sa garde-robe trouvées dans les rayons garçons ! 😉

Après, certains magasins sont top, ils ne différencient pas garçons ou filles. Chacun choisit. Mais ces magasins sont encore trop rares…

Et puis comme dit mon chéri en parlant de moi « de toute façon, toi, t’es un garçon à l’intérieur ». Grosse rigolade quand on a trouvé ce magasine chez la kiné hier soir ! Il me dit « tiens ça c’est pour moi !!! »
Mon chéri est un homme qui assume pleinement sa part de féminité et fait « des trucs de filles » comme du crochet, de la broderie et des activités manuelles.
Nous sommes l’illustration parfaite de la chanson d’Indochine : « un garçon au féminin, une fille au masculin »
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Si vous voulez nous coller un genre, je dirais « bon chic, bon » ou « mauvais » c’est selon ! A vous de choisir ! 😀

*Kaarotte-sans-genre*