Go f*ck yourself

Depuis quelques temps, j’ai envie / besoin d’écrire. J’ai 3 brouillons d’articles commencés.  Mais je ne boucle rien. Je suis fatiguée.
J’ai eu rdv avec ma sage-femme il y a 1 mois et je me suis confiée à elle au sujet des événements récents dans ma vie amicale, elle m’a dit de lâcher du lest, d’arrêter de porter les autres.
Je le sais tout ça. Je sais. Je travaille dessus depuis des années. Ma mère juive (je vous ai déjà parlé d’elle ? J’y reviendrai. Notez juste que c’est une personne très importante pour moi, qu’elle a l’âge de ma mère et qu’elle est juive >> d’où le surnom !)
Ma mère juive, donc, m’a même dit qu’elle était contente que j’en sois à ce point de réflexion à 35ans parce qu’elle n’y est pas arrivée avant la cinquantaine. Plus tu avances en âge et plus violente est la chute en terme de prise de conscience que l’autre, l’humain avec qui tu échanges des banalités ou des éléments plus intimes de ta vie, le collègue de boulot, cet autre est un trou d’cul ! (Spéciale dédicace à mes bibitchs 😀 Je vous kiffe les filles).

 

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Globalement et pour faire court : les gens s’en foutent des autres.
Clairement.
Quand je dis « les gens », je veux plus particulièrement parler des gens qui sont dans tes contacts, dans tes amis Facebook et autres… « Amis ». Tu parles…  Des gens avec qui tu as eu une interaction sociale plus ou moins prolongée durant ta vie avec qui tu gardes un faux-contact sur les réseaux sociaux afin de stalker leur vie (Oh allez !! Arrêtez… On le fait tous hein !!).

Et au final quoi ?

Ces gens là s’étalent sur Instagram, te pourrissent ton Facebook de leur photos (merci les réglages du fil d’actualité !!!). [Alerte fille cupide on] Ces gens ont promis juré craché de t’envoyer un cadeau pour la naissance de ta fille. [Alerte fille cupide off]
Nan je rigole, je m’en tape des cadeaux, mais quand toi tu t’investis, tu envoies toujours un petit message, un petit cadeau; souvent un truc fait main, pour lequel tu as passé du temps à réfléchir, concevoir le truc, trouver ce qui plaira le plus à tes « amis ».

Et puis 17 mois passent et tu vois des dizaines de photos de cadeaux / créations pour les autres, pour des bébés nés bien après le tien. Et au final tu ne sais même pas pourquoi tu y attaches tellement d’importance. Parce que tu t’en fous de ce cadeau au final, comme de ta première culotte… mais c’est plutôt l’implication des gens qui fait de la peine ou le manque d’implication. Toi tu fais. Les autres s’en foutent.

Ces gens ne font pas partie de ton quotidien. N’existent plus dans ta vie. Ces gens n’existent pas réellement !

En revanche, tu vois fleurir sur ces mêmes Facebook / Instagram des « copies » de ce que tu as cousu, fait ces derniers temps… Etonnant non ?
Je ne dis pas que je ne copie pas, que je ne m’inspire pas des choses de l’internet mondial. Evidemment que si, mais quand ce sont tes « amis » qui font ça et que c’est un peu « GROS comme une maison », que tu es crevée et que ta susceptibilité sort de sa tanière telle une maman ourse au printemps, eh beh tu as, un peu, de mal à le supporter. (En temps normal, je m’en ficherais vraiment… mais là ça commençait à faire beaucoup).

 

Récemment, j’ai repensé à mon pote Fred. Un super copain à l’époque. Mon « meilleur ami » même… Celui que j’ai défendu au point de perdre mes copines de l’époque. Ça m’a fait un peu de peine de me dire qu’on est devenus des étrangers.

Certaines amitiés sont finalement des objets perméables et malléables. D’autres, en revanche, sont figées dans le marbre et ne bougeront pas. Dans 40 ans, je suis à peu près certaine que je recevrai toujours des couriages de ma chuchum et des jolies cartes fleuries de ma Caille.
Mais ces dernières années, j’ai eu quelques déceptions amicales. Des gens proches, très proches qui ont pris des chemins tellement différents que l’amitié n’est plus qu’un mot, qu’un clic sur les réseaux sociaux (exemple de clic : supprimer de la liste des amis)

J’ai du commencer le deuil d’une amitié récemment. Je sais que ça prendra du temps. Je ne suis pas du genre à baisser les bras en amitié habituellement mais il y a des situations tellement inextricables qu’on appelle ça des cas de force majeur.
J’ai du mal à me dire qu’il faut hiérarchiser son implication amicale. Mais au final, pour ta santé mentale, il le faut.

Pendant longtemps j’avais tendance à m’impliquer à 200% partout, tout le temps.
Mais il faut se rendre à l’évidence, au boulot, on n’est pas grand chose de plus que des collègues. Depuis Alix, j’ai réussi à mettre à distance la non-implication des gens de travail.
Dans ma vie privée avec mes très proches, j’ai encore un peu de mal… J’ai du mal à me dire que dans les cercles amicaux/ familiaux, c’est pareil. Il faut nuancer l’énergie à apporter en fonction du degré de proximité et du degré d’attachement.

Donc au final que ce soit ton père, ta mère, ta copine de lycée ou ton collègue de boulot, il ne faut pas s’investir plus que de raison. Même s’il y a beaucoup de plaisir et de joie à donner sans rien attendre en retour, quand ce sont toujours les mêmes qui donnent et les mêmes qui reçoivent, ça s’appelle se faire couillonner. Donc prenez un peu de recul, voyez qui vient vers vous. Vous observerez rapidement le degré d’implication des personnes autour de vous.

Faites attention à vous les p’tits loups.

*Kaarotte un peu blasée*

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#Nutellagate

Au départ, je m’étais dit que je n’écrirais pas dessus. Et puis comme d’habitude, je me suis dit que si finalement. Histoire d’échanger avec vous là dessus.
Alors si vous n’avez pas suivi l’actualité : une enseigne de supermarché a fait une promotion sur des pots de Nutella : -70% faisant passer le pot de 4€50 à environ 1€40, provoquant des émeutes et bousculades dans certains magasins.
J’ai vu passer un certain nombre de réactions parmi mes contacts. « C’est des animaux » « Le nutella c’est de la merde de toute façon » « Ils ont pas honte de se jeter sur de la bouffe comme ça » « C’est débile de se jeter sur de la merde à base d’huile de palme » et j’en passe…

Je vais vous donner le fond de ma pensée. Évidemment que ce n’est pas une attitude à avoir, se battre pour de la nourriture ce n’est pas « digne ». Mais justement, elle est où la dignité chez ses familles qui luttent pour faire manger leurs mômes ?  Mômes qui n’ont sans doute pas mangé de Nutella depuis des années, ni même certainement de pâte à tartiner tout court.
Alors oui, le Nutella c’est le mal, c’est de l’huile de palme, c’est la déforestation, c’est pas bien… bla-bla-bla…
La question du débat avec certains c’était « ouais mais franchement je ne comprends pas qu’ils se battent pour un truc de merde, bourré d’huile de palme, vu la déforestation que ça engendre… »

Alors non je ne légitime pas le fait que ces gens se « jettent » sur de la nourriture.
Il s’agit de pauvreté et de misère. Alors oui, peut être de misère intellectuelle aussi… Donc les conséquences sur la planète, l’huile de palme, la composition des aliments et la déforestation… Ce ne sont pas des choses accessibles pour ces gens. Mais dans ce cas, ça change quoi de passer son temps à se foutre d’eux dans des publications et de les traiter d’animaux et j’en passe ? Ça ne fait pas de vous un meilleur humain. Bien loin de là.
Honnêtement, je travaille avec ce type de famille au quotidien. Je ne suis pas dans l’apitoiement ni la condescendance. La clé c’est l’éducation. POINT. Expliquer, réexpliquer, enseigner, faire comprendre… Se battre contre la société de consommation et son martèlement publicitaire qui forgent l’image de la marque et la confiance dans la tête des gens.
C’est certain que faire des blagues sur « ah bah c’est sur que si c’était du poisson à ce prix là, ça ne se jetterait pas dessus de la même façon ».
C’est vrai que c’est une grande preuve de maturité de faire ce genre de blague quand on peut se permettre de manger du poisson.
Quand on voit le prix de certains aliments… Et bien oui, le Nutella devient du luxe. Et non les gens ne se sont pas battus juste pour du Nutella. Ils se sont battus parce que du luxe était à prix accessible. Et oui malheureusement, pour ces gens 3€ ce n’est pas rien.

Même souci cette semaine avec les Pampers. Même promo, même émeute, même type de population.
Là ça va être quoi ? « Oh la la les couches, c’est de la merde, franchement ils pourraient bouffer des haricots à la place » hin hin hin…
Évidemment, là c’est un produit de première nécessité. On ne va pas critiquer de la même manière.

Alors forcément, quand on a les moyens intellectuels et financiers on peut. On peut chercher la toxicité des composants. On peut ne pas faire confiance aux marques.
Et pour la petite histoire, oui, il existe des couches moins « cracra » que les pampers, non les gens ne sont pas tous capables de faire la démarche intellectuelle de passer par exemple en couches lavables, etc…

Ça me rend triste que des gens en soient réduits à se battre pour de la nourriture et que d’autres les regardent en se gaussant… Ça montre bien ce qu’est devenue notre société.

*Kaarotte*

 

 

Profite bien, ça passe trop vite !

Ouais, je sais. Je vous ai manqué. Mais la Kaarotte qui râle is back !

Pourquoi est ce que les gens se sentent obligés de dire tout le temps, à toutes les nouvelles mamans de bien profiter parce que ça passe trop vite.
Sous des discours faussement bienveillants se cachent :

  1. de la jalousie
  2. au mieux, de l’envie
  3. de la connerie ?

Bon je m’arrête là. La liste serait longue au final. Non mais sérieusement ? Vous pensez qu’on n’a pas de frères et soeurs? Qu’on ne voit pas les enfants de nos copains ?
Vous pensez que jusqu’au moment de devenir parents, on ne savait pas que le temps passe. Évidemment, vous allez me dire que non, c’est pas méchant, c’est surtout qu’on ne « les voit pas grandir ».
Je vous répondrai que si justement. On voit tous les jours leurs progrès, leur indépendance, leur gain d’autonomie. Et honnêtement je trouve ça génial.

J’ai entendu récemment, « ahahahah ça va bientôt trotter… fini les moments cool ». NON MAIS VRAIMENT MEUF ??? C’est à dire que tu voudrais quoi au final ? Que je souhaite que ma fille ne marche jamais pour pouvoir chiller sur mon smartphone, OKLM sur mon canap ?
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Tu crois vraiment que faire des enfants était une bonne idée si tu ne veux pas t’en occuper ?

Et puis sincèrement, c’est quoi cette injonction à profiter ? Comme si on allait faire un enfant, le porter, passer par l’accouchement, le post partum pour finalement se dire « oh non, j’ai pas envie de profiter… »

nah

Et puis, franchement, c’est chouette, un petit être qui grandit. Finalement, chaque étape est chouette, drôle, inquiétante… Bref intéressante quoi !
Récemment j’ai eu le droit à « Ah elle est cool ??? Ah bah tu verras, enfant cool, ado chiant et enfant chiant ado cool… »  #lieuxcommun

Nan mais les gars, elle a 8mois!! Je sais que ça passe vite hein (cf le paragraphe au dessus, référence interne à l’article, TMTC 😉  ) M’enfin d’ici à ce qu’elle ait 13 ans, on va vivre 2/3 trucs quand même non ?
Spéciale dédicace à Nadège : #lesgenssontcons
Et même si c’est vrai ?
C’est utile de dire ça à une jeune maman ?
Et si ça ne se vérifie pas ?
Et si c’était juste pour faire chier le monde ?
D’où viennent ces odeurs ?
Que faire ?

(pardon je m’égare…)

Pour en avoir discuté avec les copines  (coucou ma Caille, coucou Nadège, bref coucou les copines…), l’impression qui en ressort est que quand on est heureux, que tout se passe bien, que ton / tes enfants (ouais y’en a ici qui les font 2 par 2 pour aller plus vite #gémellitémonamour), dans le fond, ça fait chier les gens. Ça doit être humain de kiffer la merdasse chez les autres et d’aimer la remuer sûrement.

Ma théorie est la suivante :

Les gens s’ennuient tellement dans leur petite vie (de merde) il faut que ça aille mal chez les autres. « Ah ouais ? Tout va bien ? Oh bah ça va pas durer ! »
Pourquoi ressentez-vous le besoin d’être à ce point anxiogène, les gens ?

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Non et puis, et loin de moi l’idée de vous donner un quelconque conseil de bonheur (je travaille au mien quotidiennement et je ne suis pas prof de bonheur encore.) Si vous êtes malheureux, essayez de faire changer les choses de votre côté. Pourquoi toujours essayer à tout prix de plomber les autres ? C’est pour faire en sorte qu’ils soient plus malheureux que vous comme ça votre petite vie médiocre parait plus reluisante à côté ?

Je ne comprends pas, je n’ai jamais compris et je crois que je ne veux même pas chercher à comprendre en fait.

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Ça rejoint tout à fait les gens qui te donnent des conseils alors que tu n’as rien demandé. Quand les gens t’apportent un problème, te demandent ton avis et échangent avec toi, OK. Pas de souci.
Mais quand la personne en face de toi ne t’a rien demandé. Déduis-en qu’elle ne veut rien de particulier.

Enfin bref, tout ça pour vous dire que l’été arrive. Profitez bien… ça passe trop vite.

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*Kaarotte-grinçante*

 

Genre et carcan (à la con)

Depuis plusieurs semaines, mois, années, j’entends et vois des absurdités. Ça me sidère d’entendre des conneries du genre :
« Han mais si un garçon joue à la poupée… il va devenir PD. »
« Rose pour les filles et bleu pour les garçons »
Et j’en passe…

Pour avoir enseigné en maternelle, je peux vous certifier que les garçons adoraient le coin poupée ET les voitures ET la marchande ET les lego. Faut arrêter avec la catégorisation. Les petits garçons. Confirmé par les copines qui ont des mamans assistantes maternelles !
Bref… depuis qu’Alix est arrivée, ça m’énerve encore plus. Ça m’énerve de me dire que si elle aime les outils et les voitures, elle ne va pas se sentir bien dans une société qui lui dit qu’elle ne doit aimer QUE le vernis, les talons et le maquillage.

 

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J’ai lu cet article de Guillaume Champeau, qui me rassure et m’attriste en même temps. Il parle de lui même cet article. Il y a des gens qui évoluent et d’autres qui votent trump, poutine et le pen…

Et en allant dans certains magasins… Je déprime… Ici chez Leclerc. Je vois un petit surpyjama, pas cucul rorose, je me dis « oh trop chouette, pas trop cher, gris avec un petit lapinou !! ».

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Je lis l’étiquette :

« Surpyjama, bébé garçon ». WTF ?

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Et là encore, ça va. Je coupe l’étiquette c’est fini.

Mais alors au rayon des filles… Festival de rose à en vomir… J’adore les petits dessins et les rayures de ce pyj, mais trop de rose tue le rose…

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Et puis alors, si tu veux acheter des chaussettes grises à ta fille…
Bah elle sera le plus beau hein…

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Mais y’a pas que Leclerc. Cora aussi.

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Cadeau de Noël de ma caille pour notre Nenette. Un petit renard et un petit panda. BIM chaussettes garçon. Vraiment… Donc quand t’es une fille tu n’as pas le droit de mettre des chaussettes renard ou panda ? Je ne savais pas, on m’avait pas dit…

Je n’ai pas envie que ma fille s’empêche de commander des jouets, dits « de garçon » sous prétexte que la société lui impose un carcan. On s’en fout un peu si elle veut un établi ou des voitures, non ? On va la cataloguer ?  Que dalle !

Elle a une mère qui repeint les murs, bricole, qui coud et brode et un père qui fait de la dentelle, du crochet, qui pêche, travaille le bois et bricole. Bref… Je ne comprends pas vraiment cette ségrégation des tâches et des activités autorisées selon son sexe.

*Kaarotte-soit-disant-du-sexe-faible*

Les ripoux, c’est pas que chez les keufs…

Pour ceux qui ne sauraient pas encore, ou qui arriveraient par ici seulement maintenant, ma caille et moi sommes enseignantes.
Nous avons toutes les deux travaillé dans l’enseignement spécialisé.
Actuellement et depuis quelques années, j’enseigne en SEGPA. J’ai passé ma spécialisation et j’adore mon boulot.
Ces élèves sont fragiles socialement, psychologiquement et par la force des choses scolairement. Ils ont eu dans leur vie d’enfant et d’élève, un frein qui les a bloqués pour continuer à apprendre et progresser comme leurs camarades. C’est un retard, qui a du mal à se combler, donc parfois ils ont quelques notions de retard en maths et n’accèdent pas à la même réflexion que les autres, parfois c’est la lecture qui les a bloqués, donc les freine dans toutes les matières, chacun est différent. Donc, pour t’adapter à eux, tu fais parfois 3/4 cours différents pour une même notion.
Ces élèves ont besoin d’une attention spécifique, car leurs difficultés combinées à l’adolescence et aux difficultés sociales leur font parfois vivre un véritable enfer psychologique. Cela va sans dire que les adultes qui les entourent doivent être plus que prévenants et patients. Ce qui n’est pas toujours facile, un ado, ça tape vite sur le système, donc 16, qui ne s’entendent pas toujours… Ça peut vite te faire tourner chèvre. J’entends bien les remarques « Tu as choisi d’être en SEGPA ». Oui, j’ai choisi d’y rester dans ces sections, de travailler auprès d’eux. J’ai choisi d’apporter tout ce que je peux à des élèves dont la majorité des gens se contre-fiche et même souvent se moquent (très fort…). J’exagère ? Tape #SEGPA dans twitter. La première fois que je l’ai fait, j’ai eu les larmes aux yeux… Mes élèves ne sont pas des réceptacles à toute votre haine de la difficulté. Vous n’avez jamais rien raté vous ? C’est la honte hein de rater… Bah non. C’est le principe de l’apprentissage… Vous avez réussi à marcher du premier coup, à lire du premier coup, à nager du premier coup ?
Je suis assez en colère quand d’autres collégiens se moquent gratuitement de mes élèves à base de « moi au moins je ne suis pas en SEGPA. » Quand je prends un de ces élèves sur le fait, je le convie (comprends : oblige) à venir dans ma classe. Je le fais s’asseoir et je commence ma classe normalement. Au bout de 10min (où l’élève a bien flippé, il faut le dire…), je lui dis « Alors ? C’est des débiles ? Tu arrives à suivre au moins ? ». Le dernier en date est venu s’excuser au tableau devant tout le groupe, les larmes aux yeux.
Ensuite,  je demande à l’élève s’il a aimé l’expérience. La réponse est toujours et irrémédiablement non. Je suis soft, je ne les humilie pas. Mais je leur fais prendre conscience que ce qu’ils font eux, c’est bien de l’humiliation. Cette humiliation quotidienne de mes élèves, au self, dans la cour, au CDI, à l’extérieur du collège, ça s’appelle du harcèlement. C’est puni par la loi. Eux rigolent, mais pas mes élèves, et moi encore moins.
Je ne cherche pas à être une héroïne pour mes élèves (je le suis déjà #GrosseTete 😀 ),

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Je ne veux pas être la justicière mais personne ne les aide ces mômes, et ce depuis bientôt 10 longues années pour certains… L’école c’est un calvaire. Apprendre, c’est l’enfer. Je veux juste faire comprendre à des jeunes qui ne réfléchissent pas encore avant de parler (des ados quoi…) qu’une seule parole peut faire des ravages. Le plus souvent, ça fonctionne et je n’ai plus rien à dire à l’individu pris en défaut.

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Avec des ados c’est plutôt facile finalement… Là où ça devient compliqué… C’est quand ce sont des adultes qui agissent de la sorte. Et là, blinde toi petit lecteur… Je suis TRÈS fâchée…
Je ne suis personne par rapport à mes collègues. Ni inspectrice, ni supérieur hiérarchique, donc ma parole ne pèse pas très lourd dans la balance. Mais en vérité, j’ai parfois des envies d’être violente physiquement. Un ado, on lui pardonne, il est jeune, il n’a pas d’expérience, il se défend comme il peut. Rappelle toi cette période de merde petit lecteur… Mais quand ce sont des adultes, et a fortiori des profs qui ont cette attitude humiliante et insultante. On fait quoi ? C’est facile, la parole des jeunes n’aura aucune valeur face à celle d’un prof (du moins c’est ce qu’ils pensent). Je ne dis pas que je crois toutes les histoires qu’ils me racontent (parfois ils racontent des grosses bêtises aussi…). Mais quand il s’agit de ce genre de choses, je suis TRÈS vigilante. J’en ai soupé du corporatisme à base de « ON DEFEND TOUJOURS UN COLLEGUE ». Non, un connard qui humilie des gosses, je ne le défends pas. Une conne qui n’adapte pas pour une gamine handicapée, je ne la défends pas, elle ne fait pas d’effort.
Ça fait 8 ans que je suis dans cet établissement. Malheureusement, peu (voire pas du tout) de collègues sont formés à prendre en charge nos élèves parmi les PLC (profs de lycée et collège). Encore moins ont envie de les prendre en charge et parmi ces rares, très très peu essaient de mettre en place une pédagogie et une attitude qui mettent nos élèves en réussite. Donc, concrètement, mes élèves, qui sont quand même volontaires à apprendre l’anglais, la physique chimie ou l’EPS, se retrouvent à faire n’importe quoi pour se faire remarquer parce que les profs ne se donnent pas la peine de préparer de véritables séances et surtout n’en ont rien à faire d’eux, ils sont perdus. Alors perdus pour perdus…
« Ça sert à rien, ils comprennent rien. »
« Ça sert à rien, ils ne font rien de toute façon à part le bordel. »

Bon jusque là, tu es choqué mais ça reste encore soft. Attention à la suite.

Le jour où tu entends un collègue d’EPS (qui a oublié de balayer devant sa porte parce que, pour le coup, il a oublié d’être physiquement intelligent) te dire que « de toute façon, en SEGPA, ils sont finis au pipi. ». Ce jour là, j’étais TRÈS fâchée. Evidemment, les 3/4 collègues autour ricanent.

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En règle générale, quand j’entends des « ah t’arrives à faire ça avec tes SEGPA ? » Je réponds  « oh bah non, nous tu sais on ne fait que des gommettes et de la pâte à modeler » Alors qu’en 3ème je fais des statistiques et on essaie de comprendre Pythagore ! (Mais bon… Ils sont débiles et finis au pipi hein, je le rappelle.)
L’année dernière, on a eu un groupe de 4ème compliquée. Beaucoup de violences, de petite délinquance, de maltraitance parentale et entre ados… Bref. C’est vrai que, même nous, les ens. spé., on a bien transpiré pour maintenir le cap ! Le même collègue d’EPS les avait en cours. Il les a insultés toute l’année, leur faisait s’asseoir sur le banc à ne rien faire pendant 2h (si ça c’est pas de la maltraitance je ne sais pas ce que c’est…). Il a même fini par leur refuser un ballon car des 5ème l’avaient mis sur le toit. Et le comble (accroche ta ceinture…), il leur a refusé un ballon neuf car « Non, je ne vais quand même pas donner un ballon neuf à des SEGPA. »

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Je suis prof principale des 5ème, donc je n’ai pas géré l’incident directement, mais évidemment on en parlait en équipe. Je crois que je n’ai jamais autant utilisé de noms d’oiseaux en réunion d’équipe. J’étais tellement en colère que je commence seulement à décolérer… Ce collègue en question faisait payer aux mômes le fait qu’il les avait le vendredi après midi alors que depuis 15ans monsieur avait son vendredi. MAIS ? C’est à cause de connards comme lui que nous, les enseignants, avons une sale réputation… Ah on ne bosse pas ? Moi j’ai cours 9h-17h tous les jours, y compris le vendredi. Bon je passe là dessus… La suite est tout aussi éloquente…

Fin d’année scolaire, on se réunit pour essayer de mettre en place des choses pour ce groupe de 4ème qui passe en 3ème, baliser les projets et surtout surtout bien cadrer tous de la même manière pour ne leur laisser aucune faille. Du travail d’équipe quoi !
On réunit les PLC qui interviennent auprès de nos élèves. On les interroge sur leur répartition (qui prend quel niveau). Une collègue d’EPS arrivant sur l’établissement avec une santé fragile, on ne lui propose pas de prendre le groupe de 3ème. Logique.
En revanche, à la jeune collègue d’anglais assez fragile, en congé mater + parental depuis bientôt 2ans, qui revient à mi-temps, elle on lui a imposé proposé, cette même classe.
Là, je m’interroge et j’interroge l’équipe d’anglais (et les autres d’ailleurs…). Ouais, je suis un peu du genre à mettre les pieds dans le plat. Elles sont 4 collègues. 2 d’entre elles ont eu cette classe en 5ème et 4ème, donc logiquement, on peut imaginer qu’elles aient envie de « faire tourner ». C’est normal que la charge repose sur toute l’équipe chacun son tour. Du coup, la logique aurait voulu que la 4ème collègue prenne cette classe, en laissant la jeune collègue revenir tranquillement avec une classe plus cool.
Cette même 4ème collègue avait mes 5ème l’année scolaire passée. Ça s’est TRÈS mal passé. En mai et juin, il n’y a pas eu un seul cours sans exclusion d’un ou plusieurs élèves au motif de « fais n’importe quoi » ou « se lève ». Euh…………. Bon bref passons. Et attention, v’la la chute… La collègue en question se lance dans une tirade de justification pour le choix de suivre ce même groupe (Etre leur enseignante d’anglais en 4ème donc.) C’était confus et pas très logique. Et là faut que je vous fasse le dialogue, c’est trop savoureux.
« Bon, désolée, je vais encore passer pour la chiante de service, mais je vais mettre les pieds dans le plat (j’avais promise à la jeune collègue d’anglais que j’interrogerais l’équipe). Je ne comprends pas pourquoi toi, R. tu reprends ce groupe avec qui ça s’est très mal passé cette année, soyons honnêtes. Et pourquoi, de manière très sympathique, vous laissez la classe de 3ème, qui est assez musclée et je mâche mes mots, à H. qui revient juste de congé et qui a clairement exprimé son angoisse et son manque de billes pour enseigner auprès de nos élèves. K. et G. je comprends que vous ne vouliez pas les reprendre, vous avez mouillé la chemise pendant 1 an chacune…
R. –  Ah nan mais tu ne peux pas dire qu’ils n’ont rien fait cette année les 5ème !
Moi – Euh je ne crois pas avoir parlé de ça…
R. – Oui bon euh de toute façon, il fallait choisir, donc MOI entre la PESTE et le CHOLERA, Eh bah j’ai choisi.

… Alors là, franchement, y’a rien à ajouter, j’étais sidérée. Je crois même que je me suis étranglée avec ma salive…

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Et là j’ai répondu :
« Je ne savais pas que nous les PE (prof des écoles) et PLP (prof de Lycée pro) allions en cours avec des masques et des anti-viraux… Ou alors on a des capes de super-héros… Je ne sais pas… Bref, en tous cas, vous faites comme vous voulez, mais je trouve ça dégueulasse d’enfoncer H. en lui donnant cette classe sans même lui laisser le choix et en avoir parlé avec elle avant de lui imposer. »
Les collègues ont répondu qu’elles allaient en rediscuter.
Résultat : Elles ont donné les 5ème (classe très cool) à H., et G. s’est sacrifiée pour prendre les 3ème (Et donc avoir cette classe 2 années de suite…).
Cette merveilleuse collègue, R. n’a pas du mal qu’avec les SEGPA, pour ça je ne suis pas inspectrice donc je ne me prononce pas sur la qualité de ses cours. En revanche, ce que j’observe, c’est que cette personne prend des responsabilités de formatrice ailleurs pour être le moins possible en cours. Stratégie d’évitement. Il y a peut-être des questions à se poser…

En attendant… L’été est passé. On essaie de démarrer une nouvelle année sereinement.

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Moi en congé mater, mais je suis la reprise avec les mails et les échanges avec les collègues. Cette fameuse R. nous a envoyé un mail collectif ce matin. Un mail qui propose une réflexion collective et l’inscription à une formation visant la prise en charge des 3ème (enseignement général et SEGPA confondus, j’imagine) au niveau du décrochage scolaire et pour réduire les inégalités scolaires.

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Là… Je crois que j’ai failli m’étouffer en lisant le mail. Vraiment ? Inégalités scolaires, euh tu veux parler de quoi exactement ? Tu fais que tu dénigres OUVERTEMENT tes élèves ? Ou bien du fait que tu ne fasses pas correctement ton travail ?  Sincèrement, je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer…
Ou alors, elle est amnésique. Je ne vois que ça… Ah et quand je suis venue à la pré-rentrée, elle ne m’a même pas dit bonjour. La meuf en est à ce niveau là quand même. #Politesse…
En attendant, sa formation, elle peut se la carrer là où je pense.

Bisous bisous R.

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* Kaarotte, bien bien vénère *

Rose pour les filles, bleu pour les garçons

Une copine annonce sa grossesse sur Facebook. S’en suivent quelques commentaires, l’un d’entre eux me frappe « si c’est une fille, on a des trucs à te prêter… » Uhhhh… Pardon, on est en 1906 ? Désolée mais c’est 2016 les gars hein ! Va falloir un tout petit peu arrêter avec les genres hein…

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Mettre un body rose à un garçon n’est pas anormal les gens hein ! Le mec finit par dire qu’il ne veut pas mettre de body rose à son fils. Il a peur de quoi ? Que le rose déteigne sur les petites parties de son fiston ? Nan mais après, OK très bien. (En vrai, il fait ce qu’il veut hein, mais ça me sert d’appui pour la suite…). Peut-être que tu roules sur l’or, perso je suis très contente qu’on nous ait prêté des trucs. Et quand on te prête 12 cartons de fringues et bien tu sais que tu n’auras rien à débourser en plus des affaires courantes (couches, lait, produits..), ça t’arrange bien. Donc on s’en tape si le pyjama est bleu ou vert ou violet… Pour des photos ou une occasion particulière je veux bien ou quand tu choisis les fringues lorsque tu fais un petit achat, ok, mais pour le changer dans 2h parce qu’il aura régurgité, je crois que je vais choisir la couleur qui s’accorde le mieux avec le vomi de bébé à savoir… Mmmmm toutes, aucune ? (Rayer la mention inutile.)

Je suppose que ce charmant jeune homme que je ne connais pas par ailleurs, n’a surement pas acheté une poupée à son fiston qu’il ne veut pas habiller en rose, mais bien des voitures et des camions et des caisses à outil et… C’est bon, j’arrête ? Ok, j’y reviendrai après. 😉

Un peu plus loin suite aux commentaires en réponse, une autre copine de la copine dit qu’elle en avait marre qu’on lui demande 10 fois par jour si c’était un petit garçon ou une petite fille donc elle a fini par habiller son fils tout en bleu. Nan mais vraiment ? Et ce sont des jeunes parents… A croire que le culte du genre et toutes les conneries sur l’homosexualité qu’on entend n’est pas l’apanage des gens plus âgés.

Pour avoir enseigné en maternelle, je peux te certifier que les garçons jouent autant si ce n’est plus à la marchande et à la poupée qu’aux legos et aux voitures.

J’ai offert à mon fillot une cuisinière pour ses 2 ans. Pour ses 3 ans il voulait une caisse enregistreuse. Il joue à la marchande avec sa maman, cuisine, fait des cafés…
Il fait rire sa grand-mère quand il dit qu’il va voir son « mec » parce qu’il confond avec le mot « copain ». Et ? Ça pose un souci ? Aucun. C’est un petit garçon plein de vie, joueur, coquin et équilibré.

Mon dieu… Avec ces jeux de fille, t’as pas peur que ton fils devienne euh… Enfin tu vois quoi…? Non, je ne vois pas… Qu’il devienne quoi ? Un bon père ? Bah ouais j’espère !

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Du coup, les mamans finissent par faire des choupettes avec 3 cheveux et 12 barrettes pour qu’on arrête de leur demander si c’est un petit garçon. Mais ON S’EN FOUT NAN ?! C’est un bébé ! Qu’est ce qu’on s’en fout des gens et de leur avis. Cette personne, tu ne la reverras jamais de ta vie. Ce à quoi on me répond « Ouais mais quand tu dors 2h par nuit tu n’as pas envie de faire la discussion ». EH BAH D’AUTANT PLUS !! Ne perds pas ton temps, rentre faire une sieste et surtout ne leur réponds pas. Ça va changer quoi à ta vie ce que cette personne pense ? Que tu es malpolie, que tu es dépressive ?

Tu accordes tant d’importance à une vieille qui ne sera surement plus de ce monde quand ton fils ira en études supérieures, que tu ne recroiseras plus jamais de ta vie ? Je ne dis pas d’être insultante bien entendu… « C’est un garçon ou c’est une fille ? » Ça change quoi ? Tu vas interagir différemment avec mon nourrisson si tu sais qu’il a un zizi ? Tu diras à ma fille de 2 mois qu’elle doit aller préparer à manger et faire le linge ?
Ou bien juste si tu veux vraiment t’extasier hypocritement devant un bébé tu peux juste dire, « Oh qu’il est beau ce bébé ! » nan ?

Je crois que je vais me lâcher :

« C’est une petite fille ou un petit garçon ?
– Oh bah je ne sais pas, j’ai pas regardé dis donc, et pis ils m’ont pas dit à la maternité ?! »

« Euh… Il faudrait le changer !
– Désolée, j’ai perdu le ticket… »

« Oh la laaaa qu’est ce qu’elle ressemble à son papa…
– Ah bah c’est con, on l’a adoptée… »

« Dis donc t’as bien perdu hein…!
– Ouais, t’es dégoutée que je ne sois pas restée une grosse baleine ? Pas de bol, tu pourras pas médire. »

« Vous le nourrissez ?
– Nan nan je le laisse crever de faim… Ah parce qu’il ne sait pas se faire à manger tout seul en plus… ? Mais je savais pas que c’étaient des assistés en fait les bébés, on ne m’a rien dit… »

Franchement, je sais que j’aurai le cran de le faire, mais je peux comprendre que certaines cèdent… Mais si tout le monde cède, la vision de la société ne changera jamais. Après je ne leur en veux pas, c’est l’éducation. Mais sincèrement, tu peux t’en affranchir. Sache que non, tu n’es pas obligée de sortir des réflexions débiles et stéréotypées. Et non tu n’es pas obligé(e) de rentrer dans un carcan qui ne te convient pas.

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Promis. Tu as le droit de penser différemment de tes parents, de tes frères et soeurs, et DINGUERIE, tu as le droit de penser différemment de tes potes. OUAIS je sais c’est de la folie, même ceux qui ont déjà des enfants (surtout ceux qui te disent « nan mais tu sauras quand tu seras maman… »)

EN VRAI… T’as le droit.

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*Kaarotte-un-peu-vener*