Encore en vacances.

20 août – S’y remettre. Programmer, préparer, cogiter. Préparer les cahiers, les étiquettes, d’autres cahiers, les pochettes, encore des cahiers, plastifier, découper, coller, sniffer l’odeur des livres neufs.

Recommencer, chaque jour.

1er septembre – Pré-rentrée. Se retrouver, rigoler, « Alors, les vacances ? », rêver avec la collègue qui raconte son séjour au Congo ; chambrer celle qui, à chaque pré-rentrée, ne se souvient plus de son code de photocopieuse. Se sentir comme une super héroïne.

Préparer, encore, pendant deux jours.

4 septembre – Rentrée. Les accueillir, souriants. Pas tous souriants. Savoir au bout d’une heure de classe que l’année va être dure.

Les mettre au travail, péniblement.

Première récré, premier conflit. Essayer d’apaiser les élèves, en vain. Le conflit durera plusieurs jours. Plusieurs jours à calmer le jeu, encore, toujours. En vain.

Les instruire, essayer.

Une semaine, longue, pénible.

5h30, se lever, se préparer, déposer ses enfants à la crèche, à l’école. 8h, dans ma classe, préparer la journée ; 8h20, accueillir les élèves. 8h23, premières insultes de la journée. Avertir, expliquer. Nouvelles insultes. Expliquer à nouveau, gentiment, calmement. 8h30, essayer de se mettre au travail, « maitresse, on est obligé ? » oui, tu essaies, je t’aiderai, « j’ai pas envie. » Eviter un cahier qui a volé. Insister, se dire que ça ira mieux demain, continuer la journée. 12h, réfléchir à une façon d’adapter la séance prévue l’après midi, parce que ça ne fonctionnera pas, ils sont énervés, insolents. Tout recommencer. 13h15, manger un morceau, quand même. 13h30, retour en classe « il m’a traité de fils de pute ! », calmer le jeu, en vain, les empêcher de se battre. Essayer de les instruire. 16h, récupérer son fils à l’école, plonger le visage dans ses bouclettes, aller chercher sa fille à la crèche, commencer la seconde journée, douce, apaisante. 20h, commencer la troisième journée : corriger, préparer, prévoir des groupes de travail, adapter les exercices, effacer, recommencer, supposer que ça ira, vite, il est presque minuit. Dormir.

Avoir travaillé pour rien parce qu’un élève a préféré lancer ses crayons, « NAN, je veux pas travailler ! » Recommencer. Chaque jour.

Se demander si on fera ce métier toute sa vie. Mais savoir qu’au fond, c’est vraiment ça qu’on aime.

Enchainer les réunions, les bilans, les préparations, les corrections, encore les réunions, gérer les conflits, empêcher des bagarres. Se prendre un coup. S’apercevoir que ça a choqué même les plus pénibles. Mais que ça le fait rire, lui. Lui dire que je vais rencontrer ses parents, lire la terreur dans ses yeux. Le voir s’enfermer dans un mutisme déroutant.

Recommencer, encore, chaque jour. Pleurer d’épuisement. Se dire qu’au moins, je suis en vie. Mais pleurer encore un peu.

Préparer, évaluer, corriger, encore.

« Déjà en vacances ? Y’a pas eu beaucoup de semaines ! » 

Prévoir des projets sympas, pour les intéresser, se creuser la tête. Souffler un peu quand même et recharger ses batteries.

Y retourner. La boule au ventre pour la première fois. Profiter d’une heure de calme, travailler avec eux, puis « MAITRESSE IL M’A REGARDE ! » et l’attraper au vol pour qu’ils ne se battent pas. Laisser la journée passer, en apnée, survivre. Ranger le désordre qu’ils ont mis, retrouver dans la poubelle des documents préparés pour eux, savoir qu’on y avait passé du temps. Se demander s’il faut encore s’embêter.

Mais s’embêter quand même à préparer de quoi les faire avancer. Pour celui qui ne sait pas lire. Pour ceux qui ne peuvent pas écrire. Pour celle qui ne sait pas compter.

Recommencer, encore.

Supporter ses crises, se dire que ce n’est pas de sa faute, qu’il doit avoir une raison. L’écouter. Rencontrer une porte de prison sa mère. Lui expliquer que son enfant est intelligent, qu’il a besoin d’encouragement, l’entendre me dire que s’il continue, je peux « lui en coller une. »

Rentrer chez soi, retrouver ses enfants, s’enivrer de leur douceur.

Corriger, préparer, enseigner, encourager, corriger, préparer (pour rien), baisser les bras ; non, y croire, recommencer, s’épuiser.

« Tu peux pas me mettre un mot, je te dis ! Tu peux pas sinon ma mère elle me tape ! » L’entendre. Le répéter. Le signaler. Se sentir coupable d’être à l’origine d’un placement. Avant Noël. Se dire qu’on ne pouvait pas se taire.

« Ah ! Tu dois être contente, c’est les vacances ! Ca va te faire du bien, hein ?! »
Tu crois ?

Travailler quand même, un peu, pendant les vacances.

Y retourner. Penser que ça ira mieux. Préparer, enseigner, corriger, ne plus supporter leur manque de respect, rester bienveillante, essayer. Râler toute la journée.

Recommencer.

Préparer de quoi les faire progresser, s’épuiser à répéter, « Nan je veux pas faire ! » encourager, perdre patience, entrer en conflit et recommencer.

Arriver un matin dans la classe et constater que le poisson rouge est mort. « Maitresse, je l’ai vue, elle est revenue dans la classe vendredi pendant l’aide au devoirs, hein mais pourquoi t’as vidé toute la nourriture dans l’aquarium, tu l’as tué !’ Essayer de calmer le jeu, c’était un vieux poisson, il est sans doute mort de vieillesse. Halluciner. Se demander ce qui lui a pris. Rester sans réponse.

Corriger, préparer, enseigner, encourager, corriger, préparer, regarder tomber la neige, les voir avancer, un peu, être déjà en retard sur le programme, préparer, enseigner, se faire insulter, se faire crier dessus, se faire coincer la main dans la porte, faire le bouclier humain, baisser les bras ; non, y croire, recommencer, s’épuiser.

« Non mais vous revenez tout juste des vacances de Noël, là ! Oh, vous les profs ! »

S’y remettre, avoir travaillé pendant les vacances, ne pas avoir arrêté son esprit, se sentir fatiguée, déjà, mais y aller quand même. Supporter les cris, gérer les conflits, encore. Les instruire, quand même. Se dire qu’on a passé la moitié de l’année. Trouver le temps long. S’en vouloir de le penser, ce ne sont que des enfants.

Recevoir les parents, les écouter, les rassurer. Arbitrer leurs conflits. Leur expliquer que leur enfant souffre de la situation, qu’un enfant a besoin de repères. Entendre que j’ai raison, qu’on va faire ça. Vite comprendre qu’on se fout de ma gueule.

La voir de plus en plus triste, l’entendre me dire que ses parents se battent, la voir décrocher, l’aider, l’accrocher, voir le nœud se défaire, le réparer, voir les parents couper ce lien. Essayer de continuer à l’instruire. Elle et tous les autres. S’épuiser.

Supporter les cris et les insultes des guignols intolérants. Leur apprendre la tolérance. Voir qu’ils avancent, un peu.

Préparer, enseigner, corriger, bla, bla, bla.

« Tu pars pendant les vacances ? »

Essayer de boucler le programme mais savoir que c’est impossible. Espérer. Préparer, évaluer, remplir les livrets, se réunir pour finir préparer la fin de l’année. Se réunir pour organiser la suivante. Une fois. Deux fois, trois fois, trop de fois. Préparer, enseigner, corriger. Accélérer.

Profiter qu’ils soient intéresser pour monter un petit projet. Qui leur plait. Dans lequel ils s’investissent.

Les emmener en sortie, deux fois. Ne noter aucun incident majeur. Entendre les intervenants me complimenter pour la politesse de mes élèves. Se demander si on s’adresse à moi. Les avoir domptés ?

Préparer, enseigner, corriger, se réunir, manquer de sommeil, aller à l’école même quand je ne travaille pas, recommencer, ne pas avoir de week-ends, sortir quand même, être heureuse, tenir le coup, gérer les conflits, les éviter, voir la fin de l’année arriver, ne pas lâcher, s’épuiser, en pleurer, s’accrocher, manquer cruellement de sommeil.

L’entendre me dire que ses parents se sont battus. L’entendre me dire d’autres choses. Le signaler.

Ranger les casiers, rendre les cahiers, se souvenir.

6 juillet – Ils se sont rangés. Correctement, pour la première fois. Il leur aura fallu un an. « Plus que ça, maitresse, on essayait déjà en CP ! » Se dire qu’heureusement, j’ai pu m’accrocher à celui qui avait de l’humour, à celles qui souriaient, aux consciencieux, aux autonomes. Les remercier. Prendre ensemble un petit déjeuner. Profiter. Entendre voler deux ou trois noms d’oiseaux. Se fâcher, quand même. Jouer un peu. Leur souhaiter de bonnes vacances. Avoir survécu à mon Armée de Monstres Nains.

« Mais dis donc, t’es ENCORE en vacances ?! » Ouais, encore ouais.

*Caille rôtie*

 

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Bientôt les vacances ?

Je sais que je râle un peu beaucoup ces derniers temps, mais il y a quand même 2/3 trucs qui me rendent barge et qui nécessitent un petit coup de gueule.

Cette fois-ci c’est au sujet des parents qui s’étalent sur les réseaux sociaux à l’approche des vacances et de leurs chères têtes blondes qu’ils vont devoir « assumer » pendant 2 mois.

Pour les parents qui bossent, la question ne se pose même pas, ils n’auront clairement pas 2 mois de vacances et ce ne sont pas ces parents là qui se plaignent, notez bien.

Sur le principe je trouve ça rigolo, « oh la la on va avoir les mômes à gérer pendant 2 mois, vite préparez moi un mojito et de l’oxygène je ne vais pas survivre. »
Mais vous noterez dans les captures qui vont suivre que beaucoup de parents qui commentent sont très premier degré (et ont oublié d’ouvrir un bescherelle mais bon…  Les KIKOO SA VA sont partout…)
J’ai capturé ça début juin sur une page que je suis sur Facebook.
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Si beaucoup de commentaires sont sympas et drôles, d’autres en revanche…

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Plus qu’un mois de tranquillité. Vous vous rappelez de l’article sur ma mère ? Bah voilà. Ce genre de parents, je ne peux pas m’empêcher de les mettre dans le même sac parce que je sais trop bien ce que c’est que d’entendre « OH mais que vous êtes chiants, vivement septembre que je sois enfin en vacances…! »

Mais les gars (et les meufs hein j’suis pas sexiste c’est juste que le f*cking masculin l’emporte encore et toujours…) … PERSONNE ne vous a obligés à faire des gosses, en fait… En revanche, maintenant qu’ils sont là, la loi vous oblige à les élever et la bienséance voudrait qu’ils le soient BIEN.

Une autre règle de bienséance voudrait que vous ne soyez pas d’odieux connards non plus…IMG_9444.JPG

Alors oui il y a le centre aéré. Oui c’est chouette de mettre ses enfants pour qu’ils puissent profiter d’activités collectives. Mais se « débarrasser » de ses enfants… Et puis évidemment, centre aéré, colos, camps… même combat. Beaucoup de respect pour les animateurs-trices qui encadrent vos chères têtes blondes :

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Spéciale dédicace Méline pour le tag 😀

Bon et sinon… 2 mois c’est long non ?

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Pas si long si tu révises un peu ton français en fait…

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Apparemment trop long… Mais pas assez pour se rappeler que l’hibernation c’est en hiver mais bon…

En fait, ce qui m’énerve le plus au fond, c’est que ces gens, ils ont fait des enfants pour quelle raison ? Pour se conformer à la société qui stipule (« qui dit, qui raconte ») que vers 30 ans on doit avoir des enfants et/ou on doit penser à en mettre en route ?
Pour faire comme les copains ?
Pour combler un vide ? (apparemment trop rempli maintenant…).
Si vous ne voulez pas d’enfants, n’en faites pas. Par pitié. Les capotes et la pilule ça existe (le stérilet, l’implant, la ligature… ce que vous voulez hein…j’suis pas raciste…).

A lire les commentaires, je me dis que de nombreux parents n’ont pas fait le choix de l’être, donc n’ont pas envie d’assumer les « contraintes » que ça implique.

Désolée les gars mais la garderie gratuite  l’école et ses enseignants ne sont pas là pour palier toutes vos carences éducatives. Les enfants / ado qui me disent « madame j’aime pas les grandes vacances, je m’ennuie, on fait rien. » me brisent le coeur. Souvent, je leur donne l’adresse des centres pour jeunes qui font de l’accueil gratuit tout l’été. Je leur explique où prendre le bus pour aller à la plage puisqu’ils ont une carte de bus avec un abonnement annuel. Je fais de l’éducatif, encore et toujours…

Ça me rend sincèrement triste au fond de moi pour tous ces enfants que leurs parents pensent tellement chiants qu’ils redoutent de les avoir 2 mois auprès d’eux…

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*Kaarotte bientôt en vacances et pressée de retrouver sa croquette, et son fillot, et Margoton et tous les gosses des copains… ❤ *

 

Parentalité positive (2)

Je ne vous cache pas que je réfléchis beaucoup ces derniers temps sur l’éducation. Je me renseigne encore et toujours, au jour le jour.

Alix entre tranquillement dans la phase « terrible two » autrement dit « phase d’affirmation du caractère dont on se passerait bien mais qui est bénéfique et constructive pour notre tout petit. » ou encore autrement « Mais est-ce que mon enfant s’arrêtera de crier un jour ? »

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Spoiler alert : oui. Mais faut pas trainer à réagir par contre !

Plus sérieusement, je veux quelque chose de différent pour ma fille parce que j’ai eu des manques dans l’éducation que m’ont donnée mes parents, manques dont j’ai cruellement souffert.
Je n’ai que très peu de souvenirs de marques d’affection et plus du tout après la puberté (d’ailleurs je n’ai aucune photo de câlins ou de bisous avec mes parents). Je n’avais pas confiance en moi. On n’était que très rarement encouragés. Par contre, on était très souvent brimés ou on recevait des « Tu peux mieux faire. » « 17 ? Et il a eu combien machin ? » ou des « C’est normal. » ou « Encore heureux que tu aies réussi ! »
Cette partie de mon éducation m’a construit une image très négative de moi même et ultra-perfectionniste. J’ai mis plusieurs années à m’épanouir et à avoir confiance en moi, voire être fière de moi.

L’éducation positive, en ça, m’attire beaucoup parce que la valorisation de l’enfant est au centre. Le féliciter pour ses réussites. L’encourager. Le pousser à donner le meilleur de lui-même. L’aider à se rendre compte qu’un travail abouti est quelque chose de gratifiant si l’on a fait de son mieux. Et surtout, que l’on peut être fier de ce qu’on a accompli.

En revanche, récemment, j’ai vu des vidéos de parents qui témoignent de leur manière d’éduquer en « éducation positive ». Enfin, leur version de l’éducation positive.

Je ne vais pas porter de jugement. Je vais juste expliquer ce qui me déplait dans cette vision de l’éducation.
Une maman témoigne en disant qu’elle ne contraint pas ses enfants. Elle ne leur dit jamais « Attention, c’est dangereux. » ou « Non, ne fais pas ça. » Elle explique qu’elle leur amène les choses sous forme de questionnement.
Exemple : On arrive auprès d’une route à traverser. Elle ne va pas leur dire « attends, donne moi la main, c’est dangereux, on va traverser ensemble. » Mais elle leur dira « On arrive près d’une route, qu’est ce qu’on doit faire ? »
Sincèrement, si ça fonctionne avec ses enfants, tant mieux. Mais je ne garantis pas que ça fonctionne avec tous. Donc pour moi si on ne peut pas généraliser, je ne considère pas ça comme un principe ou une méthode d’éducation.
Je pense que cette maman a beaucoup de chance d’avoir des enfants calmes et à l’écoute. Je pense que si elle avait eu un enfant hyperactif par exemple, elle n’aurait pas du tout le même discours. Ou même juste un enfant dynamique, naturel, tellement heureux de vivre qu’il oublie les règles de sécurité parce que oui, c’est un enfant et on doit le leur rappeler souvent… Mais si… Vous voyez très bien. Le petit garçon qui a de l’énergie à en revendre, qui court dès qu’il a 4 mètres de liberté devant papa et maman. A qui on doit dire « Tu t’arrêtes bien au poteau mon grand !!! ». Bah oui, lui. Et bien lui, on lui a appris à s’arrêter au poteau parce que OUI la ville c’est DANGEREUX. Oui, on a posé une contrainte, une limite. Oui on lui apprend que les autres ne font pas forcément attention à lui et qu’une voiture ne le verra pas dépasser de son capot.
Je trouve ça super de les éduquer sans contrainte, mais qu’adviendra-t-il le jour où ils vont être confrontés à la contrainte ? Aux règles de collectivité ? A l’école ? A l’autorité d’un patron ?
Certains parents positifs disent que contraindre, c’est asseoir son autorité, et par autorité  ils entendent autoritarisme. C’est une vision des choses. Mais est-ce qu’ils savent qu’il y a contraindre et contraindre ? A les écouter on dirait qu’on attache nos enfants les mains dans le dos et on les fouette au martinet…

En outre, ces parents sont fiers de partager leur vision de la parentalité. Je  trouve ça super de partager les expériences, au contraire. Mais sincèrement, ça fait quand même un peu « moi j’suis un super parent et toi c’est quoi tes résultats avec ta méthode de merde ? ».

Ces super-parents ont des comptes Facebook et instagram publics ultra suivis.
Et donc, publier des photos à visage découvert de leurs enfants sur des comptes aussi suivis, ça ne leur fait pas peur ? Honnêtement, on peut se revendiquer parent positif, ne pas contraindre ni punir son enfant mais, à l’heure du cyber-harcèlement, des malades mentaux qui récupèrent des photos sur le net, bafouer un droit fondamental (à mon sens hein…) comme le droit  l’image et publier des centaines de clichés de ses mômes à visage découvert dans leur activité sportive (en tagguant bien le nom du club sportif comme ça au cas où on voudrait enlever votre gosse on n’a plus qu’à rentrer l’adresse dans le GPS.), c’est pas vraiment responsable et positif comme manière de fonctionner… C’est même un tout petit peu violent non ?

Je sais bien que chacun fait de son mieux et sincèrement, il n’y a pas de mal à vouloir ce qu’on estime le mieux pour son enfant.
Mais venir se poser en donneur de leçon #superparent #jfaismieuxquetoi je trouve ça juste pathétique en fait. Et montrer ça à ses enfants, je trouve que ce n’est pas être un bon éducateur. Chacun fait du mieux qu’il peut. Si tu n’as pas confiance en toi, l’énorme complexe de supériorité n’est franchement pas la solution. Pour une fois, cher parent positif, on va dire non. Allez. Répète après moi :

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*Kaarotte-positive*

FASHION ALERT : The return of the banane

Tu te rappelles ? T’avais genre 9ans… TOUUUUUT le monde avait des bananes.

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Nan pas celle là… Rooooh.

Non, non.

 

Celle là ! ↓↓↓

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Celle où tu rangeais tes billes à la récré. Puis tes pogs, puis qui a végété dans ton placard pendant 20ans parce que bon, faut bien se l’avouer en 98 y’avait plus que tonton Jackie et ton daron pour porter une banane.

Non… pas celle là…

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Encore que…

Bref… Hier, un de mes 3ème a sorti de son sac à dos UN SAC BANANE s’il vous plait.
Comment j’étais choquée !!!

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Là immédiatement j’ai halluciné (et je me suis détestée FORT !) de me retrouver dans la peau de nos parents à lui dire  :
« Tu sais que ça a 30ans ça ?
– Nan mais madame, c’est grave à la mode.
– Oui ça REVIENT grave à la mode surtout (OMG mais TAIS-TOI KAAROTTE !!!)
– Mais c’est trop frais en vrai madame !!
– Mais oui, elle est sympa en plus ! »

La vérité ? Elle était vraiment sympa. Une petite banane noire Nike.

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Mais 2018 n’est pas QUE l’année du style…

2017 : Claquette-chaussettes

2018 : CLAQUETTE BANANE !!!

On est d’accord qu’à un moment c’est non quoi.

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Nan mais sérieusement… Tu le vois le dealer des années 90 avec sa banane ?
Bah en 2018 il portera les claquettes-banane… Beaucoup moins pratique pour échapper à la BAC parce que taper un 100m en claquettes… Y’a mieux comme équipement. Mais surtout surtout.

Qui va vouloir acheter du shit gout iep’ ? Hein ? Qui ?

 

Caille-Kaarotte, le blog qui pose les vraies questions qui dérangent.

Pour vous servir.

*Kaarotte*

 

 

Bipolaire, insultes et lieux communs

Je me suis un peu « fâchée » il y a quelques jours avec mes 3ème parce qu’un des mecs de la classe traitait une des filles de bipolaire.
Je leur ai expliqué qu’au même titre que « pd », « bipolaire » n’était pas une insulte. L’orientation sexuelle ou la maladie mentale n’ont pas à être des insultes.

« Mais madame !! Elle change tout le temps d’humeur, elle est bipolaire non ?! Tout le monde le dit en plus qu’on est bipolaire quand on change d’humeur. »

Oui mes cocos. Tout le monde le dit. Ce n’est pas parce que les gens sont des connards qu’il faut véhiculer leur parole et leur pensée…

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Alors j’ai fait ce que je fais rarement. Je leur ai parlé de ma mère. De ses troubles bipolaires, de son alcoolisme, de ses tendances suicidaires et de ses phases maniaques à acheter tout et n’importe quoi, de ses phases tellement dépressives qu’elle nous appelait à 4h du matin pour nous dire adieu, de quand elle coupait son téléphone le jour de la fête des mères pour éviter de nous avoir au téléphone…
Ma mère était du genre à
– Acheter une télé parce qu’elle la pensait cassée sans vérifier, par exemple, que le câble d’alimentation est débranché derrière sa télé.
– Avoir 3 mutuelles parce qu’elle ne résilie pas la première en souscrivant la 2ème.
– Accepter tout et n’importe quoi en démarchage téléphonique.
– Filer de la tune à sa voisine alors qu’elle n’a pas de quoi finir le mois.
– Nous dire qu’elle a souscrit des assurances vie en notre nom et se rendre compte quand elle est décédée que c’était faux ou qu’elle s’était fait entuber par rapport à sa maladie…
Et la liste est très longue et non exhaustive…

La bipolarité est diagnostiquée par un psychiatre (et pas par un môme de 15ans qui s’est fait envoyer chier par la meuf qu’il kiffe).
Concrètement, la bipolarité c’est quoi ?
C’est ce qu’on appelait avant maniaco-dépression. Ce sont des personnes qui ont des passages maniaques et des passages dépressifs. Ce n’est certainement pas un changement d’humeur dans la journée.
Les phases peuvent durer de 15 jours à plusieurs mois et être très handicapantes pour la personne.
J’ai trouvé ces petits dessins pour expliquer très succinctement les « phases ».

(Le site où j’ai trouvé les images explique plus en détail pour ceux qui sont intéressés  >>> clic sur les images)

Et donc, non, changer d’humeur juste parce qu’on est en pleine adolescence et un peu vénère parce que son bail a fait la bise à une autre meuf avant nous ce matin ce n’est pas être bipolaire.
Non, s’énerver parce que les mecs sont des porkis qui ne pensent qu’au Q et qu’on en a marre de se faire reluquer alors on les envoie balader ne fait pas de vous des bipolaires.
Et NON (celle qui m’énerve le plus je crois), avoir ses règles et être un peu en colère contre toute la planète ne fait pas de vous des bipolaires mes petites cocottes…

Le fait que tout le monde utilise à mauvais escient ce terme en fait quelque chose de galvaudé et c’est mal.

Et on blague… On rigole ah ah ah…

C’est mal pour plusieurs raisons :
– La première c’est que ça minimise et décrédibilise complètement cette maladie mentale et les nombreux gens qui en souffrent.
– La deuxième c’est que les adolescents pensent donc qu’avoir des mouvements d’humeur fait directement d’eux des malades mentaux sans que ça ne les choque le moins du monde.
– La troisième, c’est que nos ados n’apprennent plus (ou on ne leur apprend plus…) à gérer la frustration et la colère, se laissent complètement envahir par les émotions et s’auto-qualifient de malades mentaux pour justifier cette absence de contrôle.

Alors non, être bipolaire ce n’est pas grave. Ce n’est plus grave aujourd’hui au 21ème siècle, quand c’est pris en charge à l’heure des thérapies et des thymo-régulateurs.

Ce qui est grave c’est ce genre de choses :

Tee-shirt

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Oui je sais, « oh la la mais faut se détendre, on peut rire de tout, humour noir, liberté d’expression » blablabla…
Ouais on peut rire… Mais c’est quand même assez insultant de réduire un trouble mental à une blague de merde pour faire vendre du t-shirt et du mug à des connards…

*Kaarotte-déso-pas déso*

PS : Bonne fête des MILF !

PPS : C’est très drôle que je sorte cet article qui parle de ma mère le jour de la fête des mères. Coïncidence ? C’est Joïncidence avec un C.

Pourquoi en 2018 on a ENCORE besoin du féminisme ?

Article de fond. Pas sérieux s’abstenir. Je suis vraiment, foncièrement et tristement exaspérée.
Il y a quelques semaines je vois apparaître un article anodin sur une page facebook que je suis. L’article en lui même n’a rien de sexiste. Il est même plutôt neutre et bien expliqué. Il s’agit d’un monsieur qui a construit des rangements à base de 3 étagères IKEA.
(Comme on peut trouver sur l’excellent site https://www.bidouillesikea.com/ par exemple… Non je ne touche rien pour vous parler de ce site, non ce n’est pas un placement de produit 😉 )

Bref. Ce qui m’a insurgée c’est la manière dont a été titré l’article. Je vous laisse juger.

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Évidemment, mon sang n’a fait qu’un tour et j’ai commenté.
D’abord, en mode un peu véner mais drôle.

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Que n’avais-je pas fait là…?
Bon alors en vrac… J’ai eu le droit de me faire traiter d’extrémiste, de féministe outrancière, qu’il faut ranger nos maris au passage des féministes, de féministe extrémiste ridicule et stupide (et par une femme… Bien joué meuf ! Vraiment. Je te félicite.)
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Mais reprenons chronologiquement.
Le premier mec à avoir réagi me dit quand même :

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Voilà. Il est exactement là le problème. Un mec d’une trentaine d’années ne voit pas où est le sexisme dans « Il prend 3 étagères IKEA les assemble pour réaliser le rêve de son épouse. »
Il est où le sexisme ? Partir du principe que c’est l’homme qui monte les meubles. Que le rêve d’une femme c’est d’avoir 3 pauvres étagères en contreplaqué et carton collé pour faire son p’tit rangement. Et si tel est le cas (certains peuvent avoir des rêves très simples), elle ne peut pas non plus réaliser ses rêves toute seule ? Elle a nécessairement besoin de quelqu’un pour réaliser ses rêves ? Et pour finir, elle ne peut pas les monter seule ses meubles ?
« Le rêve de son épouse » Non mais mon dieu !!! Vous êtes sérieux ? Le genre de titre racoleur en mode « Les petites femmes faibles qui ont besoin d’un mec, un vrai. »
Pardon mais monter 3 meubles, c’est pas ultra compliqué. Donc c’est même pas QUE sexiste. C’est sexiste ET humiliant en fait…

Mais il parait qu’il faut qu’on arrête de se sentir persécutER…

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Bah oui une connerie d’anecdote, tous les jours, tout le temps, au boulot, dans les pubs, à la télé, dans les médias… !


Maman a besoin d’une machine à café qu’on va faire passer pour une grosse teub de black avec un message bien suggestif à base de magie noire… Allez, c’est cadeau…
Maman a besoin d’une poubelle pour la fête (pétainiste sa race) des mères. Allez c’est cadeau mais à moins de 20 balles.

« Faut arrêter de se sentir persécuté. »
C’est tellement facile à dire quand on est un homme et qu’on ne vit pas le sexisme au quotidien, qu’on n’est pas payé 25% de moins pour un même boulot à qualifications égales, qu’on ne se fait pas harceler / virer parce qu’on est enceinte, qu’on ne vit pas de discrimination au recrutement parce que « elle a la trentaine, elle n’a pas d’enfant, elle va forcément nous coller un congé maternité bientôt, on va plutôt prendre le garçon. »
Mais non c’est vrai… pardon faut pas se sentir persécuté et faut arrêter de se plaindre ouin ouin les vilains hommes oh la la…
Si c’est tout ce que vous êtes capables de lire dans mon commentaire c’est que vous avez 2 neurones.
Mais il parait qu’il faut qu’on arrête de se plaindre parce que les garçons se sentent persécutés à force…

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Évidemment, dans les commentaires suivants, ça déplace le problème. Ça dit « il fait un meuble pour sa femme il est où le problème ? » Mais c’est pas le fait qu’il fasse un meuble pour sa femme qui soit un problème, c’est pas sexiste ça. C’est « il réalise le rêve de son épouse » le problème. Bref on tourne en rond.
Je continue à recevoir des commentaires en réponse au mien.
« La crétinerie n’a pas de sexe »… Ouais… On en arrive là quand même hein. On se fait traiter de crétines.

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Du coup j’en déduis que nous sommes des crétines à se battre pour nos droits, nous pauvre petit sexe faible nous vilaines féministes outrancières.

Mais ce n’est pas le pire… Regardez la suite. C’est affligeant.

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Je dois donc me faire opérer mais par contre faire une bonne grosse blague dégueulasse à base de position sexuelle dominante, ça ne pose auuuuuucun souci. Et il ne faut surtout pas qu’on râle hein…

Ça fait largement écho à l’affaire de Tex et sa blague débile, affligeante et insultante, blague pour laquelle il a été mis à pied. (Rassurez vous il  est parti avec un gros chèque.)
Non content d’avoir fait une blague sexiste se gaussant largement des violences faites aux femmes, ce mec essaie de « laver son honneur »… Il ne fait même pas profil bas. Ne s’excuse pas (Ouh la… jusqu’où vas-tu malheureuse !!!)
Et bien sûr, on se répand dans les médias, et on vient se faire défendre chez Hanouna en disant que la blague avait été faite chez les grosses têtes il y a des mois et que tout le monde s’était marré et personne n’avait été viré.
Oh bah oui, tout le monde sait que les grosses têtes sont un modèle de bon goût, d’élégance et de respect. Et puis la défense en carton « Oui mais lui il a fait pareil et il a rien eu… ». Nan mais mec… Tu fais une blague où tu parles d’une femme qui se fait tabasser et ça devrait faire marrer tout le monde ? Tu t’attends à quoi ?
« Oui, de toute façon aujourd’hui on ne peut plus rien dire sans se faire attaquer. »
Bah ouais mon gars… Avant elles fermaient leur bouche de peur de prendre des coups. Maintenant, on l’ouvre et si votre petite supériorité masculine en prend un coup, eh ben c’est tant mieux. (Et j’ajouterai « et on vous emmerde »).

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Mais oui… C’est une grande cabale féministe qui s’est abattue sur Tex le grand gentil qui a fait une blague de beauf et qui s’est vilainement fait punir par maman. Il a le culot de réclamer de l’argent à la société de production…
Si seulement ça n’avait été qu’une mauvaise blague… Mais monsieur est un gros porc.
Il y a quelques jours, sont sortis des enregistrements de off de l’émission où le mec est quand même un énorme crade et parle d’une candidate en la qualifiant de « chiennasse à grosses loches ». Nan mais tu vis sur quelle planète mec ?
La chiennasse à grosses loches c’est la ménagère de moins de 50ans qui te permet d’avoir 27500€ de salaire mensuel, CONNARD.

L’intégralité de l’article publié dans le parisien est dispo < ici >

La conclusion de son propre avocat est quand même : « Vous, vous êtes un champion » en se prenant la tête dans les mains…
Ouais c’est un champion ! Champion du monde les gars… Le mec est un gros lourd avec des attitudes de gros crade #balancetonporc et il se fait passer pour la victime…

Dans 20minutes, il ne s’en prend plus seulement aux femmes mais aussi aux mecs « dominés » et qu’il préfère les « vieux schémas qui étaient plus simples ».

Pour « vieux schémas » Comprendre : quand bobonne était à la maison, fermait bien sa goule et élevait les gosses sans broncher de peur de s’en prendre une.
« On ne balance pas. » 0 remise en question du gars. Les violences faites aux femmes c’est de la pisse de chat à côté de son image qui serait trainée dans la boue. Bah oui… Le pauvre. Ce soir encore chez Hanouna, ça défendait Tex. « Vous vous rendez compte, sa pauvre famille ». « La pauvre femme de Tex qui apprend ça dans les médias (NDLA les propos tenus auprès d’autres femmes qu’il « baise ») ». « Oui, c’est inadmissible d’utiliser les off contre lui ». « On est dans big brother ». « C’est une violation de la vie privée »…

  1. Il savait qu’il était enregistré et il tient tout de même ces propos.
  2. C’est son lieu de travail (donc pas un lieu privé), il a signé un contrat et une clause d’éthique.
  3. C’est un immonde personnage qui se trouve drôle qui a voulu créer le buzz (ce sont ses propres mots…)
  4. Sa pauvre famille ? Oh bah oui  les pauvres oui… De devoir se le coltiner au quotidien…

Le bon humour bien gras franchouillard de sexagénaire, c’est fini les gars. C’est lourd (et encore j’suis gentille.)

Et puis honnêtement, on a salit son honneur ? Faudrait le réparer en lui donnant 1,2millions d’€ (oui c’est ce qu’il réclame comme dédommagement…). Non mais sérieusement… Comme dit mon chéri « Un mec qui gagne plus de 300 000 balles par an, je ne vais certainement pas le plaindre. » Il est complètement déconnecté de la réalité.

Si vous êtes un peu curieux, tapez « sexisme au travail » dans google…
Il y a presque 500 000 résultats… Mais non… C’est vrai, on n’a pas besoin du féminisme hein !

Je pense tous les jours à nos enfants, à nos filles qui vont devoir continuer à se battre pour que cessent ces attitudes à base de « Rooooh ça va on ne peut plus rien dire ».

Mais si ça avait été l’inverse ? Ce serait une femme qui dirait à un mec ce que Tex a dit à une collègue : « Ah, je t’ai pas encore baisé(e) ? Parce que tu sais, je les prends par devant, par derrière, sur le côté. »
Ça ne ferait pas réagir ? Bien sur que si… « Mais pour qui elle se prend ? »

De toute façon… Il n’y a qu’à voir dans l’esprit des gens, un mec qui se tape plein de nanas c’est un tombeur, une nana qui se tape plein de mecs c’est une trainée voire une pute.
Mais quand on veut se défendre, rétablir un semblant d’égalité… On est quoi ? Une sale féministe ?
Non mais depuis quand être féministe c’est une insulte bordel ?!

Je vous copie le manifeste des chiennes de garde parce que c’est assez explicite.

« Nous vivons en démocratie. Le débat est libre, mais tous les arguments ne sont pas légitimes.
Toute femme qui s’expose, qui s’affirme, qui s’affiche, court le risque d’être traitée de « pute » ou de « salope » ; si elle réussit, elle est suspectée d’avoir « couché ».
Toutes les femmes sont trop souvent jugées sur leur apparence et étiquetées : « mère », « bonne copine », « bonne à tout faire », « lesbienne », « putain », etc.

Nous, Chiennes de garde, montrons les crocs.

Adresser une injure sexiste publique à une femme, c’est insulter toutes les femmes.
Nous nous engageons à manifester notre soutien aux femmes attaquées publiquement en tant que femmes. Nous affirmons la liberté d’action et de choix de toutes les femmes.

Nous, Chiennes de garde, préservons une valeur précieuse : la dignité des femmes. Elle est inséparable de la dignité humaine. Elle doit être respectée par tous.

Aujourd’hui comme hier, en Europe comme ailleurs, la légitimité des femmes à participer aux décisions à égalité avec les hommes n’est pas admise par tous ; la violence est utilisée contre des filles et des femmes pour les rendre invisibles et muettes.

La violence verbale fait partie de la violence générale contre les femmes.

Nous demandons que soit votée dans notre pays une loi contre le sexisme. Comme le racisme, le sexisme est l’une des manifestations de la haine de l’autre, liée à la haine de soi.
La lutte contre le sexisme doit devenir une priorité politique. Nous demandons que soit organisé un ample travail de réflexion et d’éducation sur les rapports entre femmes et hommes. Nous voulons vivre dans une société où nous pourrons agir librement, dans le respect de l’autre et en bénéficiant nous-mêmes de respect. »

Et pour terminer, je citerai Benoîte Groult :

« Le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours ».

*Kaarotte-de-garde*